Aide à domicile ou Ehpad : comparer les dépenses réellement supportées

Le prix d’un Ehpad comprend l’hébergement et, dans le régime classique, un tarif dépendance ; le tarif soins est pris en charge par l’Assurance maladie et n’est pas facturé au résident.[14]

Pour comparer avec le domicile, partez de vos besoins d’accompagnement, puis rassemblez les dépenses de logement, repas, entretien, présence humaine et déplacements. Un nombre d’heures d’aide ne décrit pas à lui seul la sécurité ou l’accompagnement nécessaires.

Construire deux budgets comparables

En emploi direct, le particulier est employeur ; avec un mandataire il le reste, tandis qu’un organisme prestataire emploie lui-même l’intervenant.[9]

Au domicile, additionnez donc les salaires et cotisations restant à payer ou, en mode prestataire, les factures. Ajoutez les dépenses courantes que le déménagement en établissement supprimerait réellement. Gardez séparées celles qui continueront, par exemple un logement conservé.

L’annuaire CNSA présente un prix mensuel « à partir de » calculé sur 30 jours d’hébergement et 30 jours de tarif GIR 5-6 ; ce n’est pas une facture personnalisée et des prestations peuvent être facturées en plus.[14]

Depuis le 1er juillet 2025, 23 départements expérimentent la fusion des financements soins et dépendance ; demandez à l’établissement son régime applicable au lieu d’imposer partout le calcul classique.[14]

Aides : ne retenir que les décisions attribuées

En établissement, l’APA aide au financement de la dépendance, les aides au logement dépendent notamment du conventionnement APL, et l’ASH peut intervenir sous conditions ; l’ASH est récupérable par le département.[14]

Le devis et les notifications d’aide doivent rester distincts. Dans le tableau familial, notez pour chaque aide la période couverte et son bénéficiaire, puis remplacez l’estimation par le montant attribué.

Conditions fiscales à vérifier avant de calculer

Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile concerne ici un contribuable domicilié fiscalement en France, pour une activité éligible exercée dans sa résidence située en France, principale ou secondaire ; ce guide ne traite pas le cas particulier du domicile d’un ascendant ni celui d’un non-résident.[1][2]

Le taux est de 50 % des dépenses effectivement supportées après déduction des aides, notamment CMG, APA et participation de l’employeur aux titres préfinancés ; salaires nets et cotisations payées ne doivent pas être comptés deux fois.[1][2]

Pour les dépenses de 2025 déclarées en 2026, le plafond ordinaire de dépenses est de 12 000 € par foyer, avec majorations selon la situation familiale ; une première année d’emploi direct ou certaines situations de handicap relèvent de plafonds spécifiques, à vérifier sans les appliquer automatiquement.[2]

Ce plafond de dépenses est distinct du plafonnement global des avantages fiscaux, normalement de 10 000 € pour les revenus de 2025 ; les exemples supposent une marge suffisante après les autres avantages du foyer et ne sont pas une liquidation de l’impôt.[4]

Conservez les attestations fiscales, les preuves de paiement et le détail des aides ; une avance déjà reçue est imputée lors de la régularisation et n’est pas un deuxième crédit d’impôt.[1][2]

Ehpad : une réduction, pas le crédit d’impôt du domicile

La réduction pour l’établissement est de 25 % des dépenses d’hébergement et de dépendance, après déduction des aides, dans la limite de 10 000 € par personne hébergée ; elle bénéficie aux résidents imposables et ne doit pas être assimilée au crédit remboursable de l’emploi à domicile.[15]

Les frais d’hébergement ne sont retenus que s’ils s’ajoutent à des dépenses liées à la dépendance ; les soins et l’hébergement seul sont exclus, et cette réduction ne comporte pas de condition d’âge.[15]

Si la réduction dépasse l’impôt, le surplus n’est pas remboursé ; les exemples supposent des dépenses éligibles effectivement supportées par le résident après toutes les aides.[15]

Exemple fictif, dépenses annuelles 2025 : 8 000 € d’aide à domicile éligible après aides donnent 4 000 € de crédit, sous les conditions précédentes. Avec 9 000 € de frais courants non éligibles, le budget total après crédit est de 13 000 €.

Autre hypothèse : 24 000 € d’hébergement et dépendance après aides donnent une réduction théorique de 2 500 €, et un reste de 21 500 € si le résident a assez d’impôt à réduire ; sans impôt, on ne retranche pas ces 2 500 €.

Ces montants sont des hypothèses de calcul, pas des prix de marché ni la preuve que les deux solutions rendent le même service. Faites relire le besoin d’accompagnement avant de choisir sur le seul écart budgétaire.

Sources

[1] https://www.impots.gouv.fr/particulier/emploi-domicile — Emploi à domicile |impots.gouv.fr [2] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12 — Impôt sur le revenu - Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile | Service Public [4] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31179 — En quoi consiste le plafonnement global des niches fiscales ? | Service Public [9] https://www.inrs.fr/publications/juridique/focus-juridiques/focus-obligations-sante-securite-particulier-employeur.html — Particulier employeur : quelles obligations en santé et sécurité au travail ? - Actualité - INRS [14] https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/comprendre-les-prix-tarifs-et-prestations-affiches-dans-l-annuaire-des-ehpad — Comprendre les prix affichés dans l’annuaire des EHPAD | Pour les personnes âgées [15] https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-dans-un-ehpad/aides-financieres-en-ehpad/la-reduction-d-impot-en-etablissement-d-hebergement — La réduction d’impôt en établissement d’hébergement | Pour les personnes âgées