17e chambre, 17 décembre 2015 — 12/04747
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE
VERSAILLES
Code nac : 80A
17e chambre
ARRET N°
contradictoire
DU 17 DECEMBRE 2015
R.G. N° 12/04747
AFFAIRE :
[I] [H]
C/
SA BOUYGUES TELECOM
Décision déférée à la cour : Jugement rendu(e) le 21 Septembre 2012 par le Conseil de prud'hommes - Formation de départage de BOULOGNE BILLANCOURT
Section : Commerce
N° RG : 09/01822
Copies exécutoires délivrées à :
Me Jean-christophe GUY
la SELARL Emmanuelle BOMPARD & Aimée LEVITRE
Copies certifiées conformes délivrées à :
[I] [H]
SA BOUYGUES TELECOM
le : 18 Décembre 2015
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
LE DIX SEPT DECEMBRE DEUX MILLE QUINZE,
La cour d'appel de VERSAILLES, a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :
Madame [I] [H]
[Adresse 2]
[Adresse 2]
représentée par Me Jean-christophe GUY, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R169
APPELANTE
****************
SA BOUYGUES TELECOM
[Adresse 1]
[Adresse 1]
comparante en la personne de Monsieur [J] [Z], responsable des Ressources Humaines,
assisté de Me Emmanuelle BOMPARD de la SELARL Emmanuelle BOMPARD & Aimée LEVITRE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : G0008
INTIMEE
****************
Composition de la cour :
En application des dispositions de l'article 945-1 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 12 Novembre 2015, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Madame Juliette LANÇON, Vice-président placé chargé(e) d'instruire l'affaire.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composé(e) de :
Madame Martine FOREST-HORNECKER, Président,
Madame Clotilde MAUGENDRE, Conseiller,
Madame Juliette LANÇON, Vice-président placé,
Greffier, lors des débats : Madame Amélie LESTRADE,
Par jugement du 21 septembre 2012, le conseil de prud'hommes de Boulogne (section commerce), statuant en sa formation de départage, a :
- dit que le licenciement dont Madame [H] a fait l'objet de la part de la société BOUYGUES TELECOM est fondé sur une cause réelle et sérieuse,
- débouté Madame [H] de ses demandes relatives à la contestation de son licenciement ainsi que de celles relatives à la revalorisation salariale en application du principe « à travail égal, salaire égal » ( rappel d'indemnité compensatrice de préavis, d'indemnité de licenciement, intéressement, participation et ARE ),
- condamné la société BOUYGUES TELECOM à verser à Madame [H] les sommes de :
. 2 233,52 euros brut à titre de rappel de salaires sur les heures supplémentaires,
. 223,35 euros brut au titre des congés payés afférents avec intérêts au taux légal à compter du 19 novembre 2008,
. 6 438,20 euros à titre d'indemnité pour travail dissimulé avec intérêts au taux légal à compter du jugement,
- débouté les parties du surplus de leurs demandes,
- condamné la société BOUYGUES TELECOM à verser à Madame [H] la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- dit n'y avoir lieu à exécution provisoire,
- condamné la société BOUYGUES TELECOM aux dépens.
Par déclaration d'appel adressée au greffe le 7 novembre 2012 et par conclusions déposées et soutenues oralement à l'audience par son conseil, Madame [H] demande à la cour de :
Sur le licenciement,
- juger que son licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse,
- condamner la société BOUYGUES TELECOM à lui payer la somme de 50 000 euros à titre d'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse,
Sur la violation du principe "à travail égal, salaire égal",
- constater qu'elle a été victime d'une violation du principe "à travail égal, salaire égal",
- juger qu'elle aurait dû bénéficier, comme l'ensemble de ses collègues Acheteurs, du statut de cadre à compter du mois d'avril 2003,
A titre principal :
- condamner la société BOUYGUES TELECOM à lui payer les sommes suivantes :
. 50 973,96 euros bruts à titre de rappel de salaires, outre 5 097,39 € bruts au titre des congés payés y afférents,
. 30 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant pour elle de sa faible prise en charge au titre de l'Aide au Retour à l'Emploi,
. 1 133,80 euros à titre de complément d'indemnité conventionnelle de licenciement,
. 4 892,84 euros à titre de complément d'indemnité de préavis, outre 489,28 euros au titre des congés payés afférents,
A titre subsidiaire, si l'écart de traitement de 11,75 % avancé par l'employeur devait être retenu,
- condamner la société BOUYGUES TELECOM à lui payer les sommes suivantes :
. 18 135 euros bruts à titre de rappel de salaires, outre 1 813,50 euros bruts au titre des congés payés y afférents,
. 25 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant pour elle de sa faible prise en charge au titre de l'Aide au Retour à l'Emploi,
. 3 539 euros à titre de complément d'indemnité de préavis, outre 35