2e chambre 2e section, 12 juin 2014 — 12/06563
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE
VERSAILLES
Code nac : 20J
2e chambre 2e section
ARRET N°
CONTRADICTOIRE
DU 12 JUIN 2014
R.G. N° 12/06563
AFFAIRE :
[K] [U] épouse [B]
C/
[E] [B]
Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 03 Mai 2012 par le Tribunal de Grande Instance de VERSAILLES
N° Chambre : JAF
N° Cabinet : 7
N° RG : 10/00699
Expéditions exécutoires
Expéditions
délivrées le :
à :
Me Anne laure DUMEAU
Me Franck LAFON
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
LE DOUZE JUIN DEUX MILLE QUATORZE,
La cour d'appel de VERSAILLES, a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :
Madame [K] [U] épouse [B]
née le [Date naissance 5] 1957 à [Localité 4] (MALI)
de nationalité Française
[Adresse 1]
[Localité 1]
Représentant : Me Anne laure DUMEAU, Postulant, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 628 - N° du dossier 40352
Représentant : Me Sabine DU GRANRUT, Plaidant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : D2000
APPELANTE AU PRINCIPAL
INTIMEE INCIDEMMENT
****************
Monsieur [E] [B]
né le [Date naissance 4] 1955 à [Localité 4] (MALI)
de nationalité Française
Demeurant [Adresse 3] [Localité 7],
[Localité 4] (MALI)
En France :
Demeurant chez son frère, Monsieur [Z] [B]
[Adresse 2]
[Localité 2]
Représentant : Me Franck LAFON, Postulant, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 618 - N° du dossier 20140078
Représentant : Me André COHEN UZAN, Plaidant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E0582 , substitué par Me Jean-Philippe VECIN
INTIME AU PRINCIPAL
APPELANT INCIDEMMENT
****************
Composition de la cour :
En application des dispositions de l'article 786 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 28 Avril 2014 en chambre du conseil, les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Agnès TAPIN, Conseiller chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Dominique SERAN, Présidente,
Madame Agnès TAPIN, Conseiller,
Madame Florence CASSIGNARD, Conseiller,
Greffier, lors des débats : Madame Claudette DAULTIER,
FAITS ET PROCEDURE,
Monsieur [E] [B] et madame [K] [U] se sont mariés le [Date mariage 1] 1979 au consulat du Mali à [Localité 12].
Trois enfants sont nés de cette union :
*[H] le [Date naissance 1] 1982,
*[A] le [Date naissance 3] 1985,
*[O] le [Date naissance 2] 1995.
Par ordonnance de non conciliation rendue le 20 mai 2010, le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Versailles a :
-attribué à l'épouse, la jouissance du domicile conjugal situé à [Localité 5], bien commun, à titre gratuit en vertu du devoir de secours pendant une durée d'un an, puis à titre onéreux,
ainsi que la jouissance du mobilier du ménage,
-fixé à 500 €, avec indexation, la pension alimentaire mensuelle que le mari devra verser d'avance à sa femme en exécution de son devoir de secours, au domicile où à la résidence de celle-ci,
-constaté que les deux parents exercent en commun l'autorité parentale à l'égard de [O],
-fixé la résidence de l'enfant chez la mère,
-dit que le droit de visite et d'hébergement du père s'exercera lorsque M.[B] viendra en [J], à charge pour lui de prévenir Mme [U] un mois à l'avance de sa date d'arrivée et de son temps de présence en [J],
-dit que les frais de trajet occasionnés par l'exercice du droit de visite et d'hébergement seront supportés par le père,
-fixé la contribution due par le père à l'entretien et à l'éducation de [O] et [A] à 500 € par enfant soit au total 1000 €, avec indexation,
-dit que M.[B] réglera le crédit immobilier afférent au domicile conjugal au titre du devoir de secours, sans droit à récompense lors de la liquidation du régime matrimonial,
-dit que M.[B] prendra en charge la totalité de la gestion du bien du couple notamment en ce qui concerne l'appartement se situant à [Localité 9],
-désigné la SCP HUBERT-CHAPLAN-DU MESNIL DU BUISSON-PICARD-MARISCAL, notaires à Versailles aux fins de dresser un inventaire estimatif quant au règlement des intérêts pécuniaires des époux et d'élaborer un projet de liquidation du régime matrimonial des époux,
-fixé à 1.500 € la provision que les époux devront verser par moitié au notaire.
M.[B] a interjeté appel de l'ordonnance de non conciliation. Une ordonnance de caducité a été rendue le 1er septembre 2011 par le juge de la mise en état, M.[B] n'ayant pas conclu.
Le 24 janvier 2011, Mme [U] a fait assigner son conjoint en divorce.
Par jugement du 3 mai 2012, le juge aux affaires familiales a :
-prononcé le divorce aux torts de l'époux,
-débouté les époux de leurs demandes de désignation d'un notaire et d'un juge commis et les a renvoyé à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux,
-constaté que Mme [U] ne demande pas à conserver l'usage du nom de son conjoint,
-débouté Mme [U] de sa demande