Chambre 4-3, 10 février 2023 — 19/08271
Texte intégral
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
Chambre 4-3
ARRÊT AU FOND
DU 10 FEVRIER 2023
N° 2023/ 24
RG 19/08271
N° Portalis DBVB-V-B7D-BEJ4T
[J] [S] épouse [W]
C/
SARL EAS
Copie exécutoire délivrée le 10 Février 2023 à :
-Me Mickael BENAVI, avocat au barreau de MARSEILLE
- Me Guillaume FABRICE, avocat au barreau de MARSEILLE
Décision déférée à la Cour :
Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de MARSEILLE en date du 23 Avril 2019 enregistré au répertoire général sous le n° F 17/02463.
APPELANTE
Madame [J] [S] épouse [W], demeurant [Adresse 1]
comparante en personne, assistée de Me Mickael BENAVI, avocat au barreau de MARSEILLE substitué par Me Pierre MICHOTTE, avocat au barreau de MARSEILLE
INTIMEE
SARL EAS -EDIPE ALARME SERVICES-, demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Guillaume FABRICE, avocat au barreau de MARSEILLE
*-*-*-*-*
COMPOSITION DE LA COUR
En application des dispositions des articles 804 et 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 22 Novembre 2022, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Isabelle MARTI, Président de Chambre suppléant, chargée du rapport, qui a fait un rapport oral à l'audience, avant les plaidoiries.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Pascale MARTIN, Président de Chambre
Madame Ghislaine POIRINE, Conseiller faisant fonction de Président
Madame Isabelle MARTI, Président de Chambre suppléant
Greffier lors des débats : Madame Florence ALLEMANN-FAGNI.
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 10 Février 2023.
ARRÊT
CONTRADICTOIRE
Prononcé par mise à disposition au greffe le 10 Février 2023
Signé par Madame Pascale MARTIN, Président de Chambre et Madame Florence ALLEMANN-FAGNI, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
***
FAITS ET PROCÉDURE
Mme [J] [S] épouse [W] est intervenue dans le cadre de missions intérims du mois de janvier 2014 au mois de mars 2014 en qualité de secrétaire comptable auprès de la Sarl Edipe Alarme & Services dite EAS .
Elle a été ensuite engagée par cette société, par contrat à durée déterminée à temps complet pour 3 mois à compter du 10 mars 2014 en qualité de secrétaire administrative et standardiste, coefficient 345 position 1, avec une rémunération mensuelle brute de 1900 € et 37 heures de travail hebdomadaire.
La relation contractuelle s'est poursuivie par un contrat à durée indéterminée à la date du 10 juin 2014 aux même conditions. La convention collective nationale applicable était celle du bâtiment région PACA.
La salariée a été en arrêt maternité du 24 mai au 12 septembre 2016.
Mme [W] était convoquée le 20 septembre 2016 à un entretien préalable fixé au 4 octobre 2016 avec mise à pied conservatoire. Elle était licenciée par courrier du 21 octobre 2016 pour faute grave.
Contestant la légitimité de la mesure prise à son encontre Mme [W] saisissait le 23 octobre 2017 le conseil de prud'hommes de Marseille également en requalification du contrat de travail à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et en paiement d'indemnités.
Par jugement du 23 avril 2019 le conseil de prud'hommes de Marseille a statué comme suit :
« Déboute Mme [S] [J] épouse [W] de toutes ses demandes.
Déboute la SARL EDIPE ALARME & SERVICES de ses demandes reconventionnelles.
Par soucis d'équité,
Dit ne pas avoir lieu à l'Article 700 du Code de Procédure Civile.
Condamne Mme [S] [J] épouse [W] aux entiers dépens.»
Par acte du 21 mai 2019 le conseil de Mme [W] a interjeté appel de cette décision.
PRÉTENTIONS DES PARTIES
Aux termes de ses dernières conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 27 juin 2019 Mme [W] demande à la cour de :
«Réformer le jugement déféré
Et statuant à nouveau,
Dire et juger le licenciement querellé NUL
Ou à tout le moins, irrégulier, illégitime et abusif
Et, par conséquent, condamner la Société EAS au paiement de :
Indemnité de requalification 1 900.00 €
Rappel de salaire mise à pied conservatoire
Du 13 septembre 2016 au 21 octobre 2016 2 535.12 €
Incidence congés payés y afférents 253.00 €
DI au titre du licenciement nul
Ou, à tout Ie moins, illégitime et abusif 45 000.00 €
DI au titre de l'irrégularité de procédure 1 900.00 €
Indemnité compensatrice de préavis 3 800.00 €
Incidence conges payés y afférents 380.00 €
Indemnité conventionnelle de licenciement 1 306.00 €
Indemnité compensatrice de congés payés 3 838.00 €
DI violation répétée d'une obligation de sécurité 5 000.00 €
de résultat
Article 700 du CPC distrait au profit de MB AVOCATS 2 500.00 €
Condamner l'employeur sous astreinte de 100 € par jour de retard :
Délivrer l'intégralité des documents de rupture conformes à la décision à interve