Pôle 6 - Chambre 7, 9 mars 2023 — 20/02047

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Texte intégral

Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE

délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 7

ARRET DU 09 MARS 2023

(n° , 1 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 20/02047 - N° Portalis 35L7-V-B7E-CBSOX

Décision déférée à la Cour : Jugement du 04 Novembre 2019 -Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de BOBIGNY - RG n° 15/02769

APPELANTE

Madame [D] [H]

aux droits de laquelle vient Me [C] [Y] en sa qualité de commissaire à l'exécution du plan de continuation de Mme [H] [D] exerçant sous l'enseigne ambulances BONDYNOISES 26

[Adresse 5]

[Adresse 5]

Représentés par Me Philippe MAMMAR, avocat au barreau de PARIS, toque : B1160

INTIMEE

Madame [G] [F]

[Adresse 2]

[Adresse 2]

Représentée par Me Lionel PARIENTE, avocat au barreau de PARIS, toque : B0372

PARTIES INTERVENANTES

Madame [M] [T]

en sa qualité de curatrice de Madame [D] [H]

[Adresse 3]

[Adresse 3]

Représentée par Me Philippe MAMMAR, avocat au barreau de PARIS, toque : B1160

UNEDIC Délégation AGS CGEA [Localité 6],

[Adresse 1],

[Adresse 1]

Représentée par Me FELICI Vanina, avocat au barreau de PARIS, toque : C1985

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 14 Décembre 2022, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Laurent ROULAUD, Conseiller, chargé du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :

Madame Bérénice HUMBOURG, Présidente de chambre

Madame Guillemette MEUNIER, Présidente de chambre

Monsieur Laurent ROULAUD, Conseiller

Greffier, lors des débats : Madame Joanna FABBY

ARRET :

- CONTRADICTOIRE,

- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.

- signé par Madame Guillemette MEUNIER, Présidente de chambre, et par Madame Marie-Charlotte BEHR, Greffière à laquelle la minute a été remise par le magistrat signataire.

FAITS, PROC''DURE ET PR''TENTIONS DES PARTIES

Mme [G] [F] a été engagée par Mme [D] [H] agissant dans le cadre d'une entreprise individuelle ayant pour enseigne 'Ambulances Bondynoises' (ci-après désignée l'entreprise Bondynoises) par contrat de travail à durée indéterminée à temps plein prenant effet le 21 juillet 2013 en qualité de chauffeur ambulancier.

Mme [H] employait à titre habituel moins de onze salariés.

Les relations contractuelles étaient soumises à la convention collective de la prévention et de la sécurité.

Le 3 septembre 2012, Mme [F] a été victime d'un accident du travail et a été placée en arrêt de travail à compter de cette date pour maladie professionnelle en raison d'un syndrome du canal carpien de la main droite.

Le caractère professionnel de cet accident a été reconnu le 12 décembre 2012 par l'Assurance maladie de [Localité 7].

Le 1er juillet 2013, le médecin du travail a déclaré, lors d'une première visite de reprise, Mme [F] inapte à son poste actuel mais apte à un poste de type administratif, sans port de charges et sans utilisation de la main droite.

Le 19 juillet 2013, lors d'une seconde visite de reprise, le médecin du travail a déclaré Mme [F] inapte de manière définitive mais apte à un poste de type administratif, sans port de charges et sans utilisation de la main droite.

Par courrier du 31 juillet 2013, Mme [F] a été convoquée à un entretien préalable fixé le 8 août 2013 en vue d'un éventuel licenciement.

Par courrier du 6 août 2013, Mme [F] a informé l'employeur qu'elle ne pouvait se rendre à cet entretien en raison de son état de santé.

Le 10 août 2013, Mme [H] a notifié à Mme [F] son licenciement pour inaptitude en raison d'une maladie professionnelle et impossibilité de reclassement.

Contestant le bien-fondé de son licenciement, Mme [F] a saisi le conseil de prud'hommes de Bobigny le 18 juin 2015 aux fins d'obtenir la condamnation de Mme [H] au paiement de diverses sommes de nature salariale et indemnitaire.

Par jugement du 25 novembre 2015, le tribunal de commerce de Bobigny a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de Mme [H] et a désigné Me [Z] en qualité de mandataire judiciaire et Me [Y] en qualité d'administrateur judiciaire avec mission de remplacer le débiteur, en assumant la gestion de l'entreprise.

Par jugement du 7 novembre 2016, le juge des tutelles d'[Localité 4] a placé Mme [H] sous curatelle simple et a désigné Mme [W] [P] [T] en qualité de curatrice.

Par jugement du 29 mars 2017, le tribunal de commerce de Bobigny a arrêté le plan de redressement de Mme [H], fixé sa durée à huit ans et désigné Me [Y] en qualité de commissaire à l'exécution du plan.

Par jugement de départage du 4 novembre 2019, le conseil de prud'hommes a :

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