6e chambre, 16 mars 2023 — 20/02392

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 80C

6e chambre

ARRET N°

PAR DÉFAUT

DU 16 MARS 2023

N° RG 20/02392 -

N° Portalis DBV3-V-B7E-UDYE

AFFAIRE :

[D] [T]

C/

Me [O] [Z] [P]

AGS CGEA ILE DE FRANCE

Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 09 Octobre 2020 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de CERGY PONTOISE

N° Section : A

N° RG : F19/00401

Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :

Me Jennifer SERVE

le :

Copie certifiée conforme délivrées à :

Pôle emploi

le :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE SEIZE MARS DEUX MILLE VINGT TROIS,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

Madame [D] [T]

[Adresse 5]

[Localité 6]

Représentant : Me Jennifer SERVE, Plaidant/Constitué, avocat au barreau de VAL D'OISE, vestiaire : 87

APPELANTE

****************

Me [Z] [P] [O] (SELARL [P]) - Mandataire liquidateur de Monsieur [K] [M] [B] [J]

[Adresse 2]

[Localité 8]

Monsieur [M] [B] [J] [K] exerçant son activité sous le nom commercial 'PONEY CLUB DE [10]'

[Adresse 1]

[Localité 9]

INTIMES

****************

AGS CGEA ILE DE FRANCE

[Adresse 3]

[Localité 7]

S.E.L.A.R.L. MAITRE [E] [S] Es qualité de « Commissaire à l'éxécution du plan » de Monsieur [M] [K]

[Adresse 4]

[Localité 8]

PARTIES INTERVENANTES

Composition de la cour :

En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 20 Jjanvier 2023 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Isabelle CHABAL, Conseiller chargé du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, Président,

Madame Valérie DE LARMINAT, Conseiller,

Madame Isabelle CHABAL, Conseiller,

Greffier en pré-affectation lors des débats : Domitille GOSSELIN,

M. [M] [K] est immatriculé au registre du commerce et des sociétés en qualité d'exploitant de l'activité de centre équestre exerçant l'enseignement de l'équitation sous le nom commercial de Poney club de [10], dont le siège social est situé [Adresse 1], dans le département du Val-d'Oise.

La convention collective applicable est celle du personnel des centres équestres du 11 juillet 1975.

Mme [D] [T], née le 20 mai 1975, a été engagée par contrat à durée indéterminée à temps partiel par M. [K] le 7 décembre 1999 en qualité de monitrice d'équitation.

Le 17 février 2015, le tribunal de grande instance de Pontoise a prononcé le redressement judiciaire du poney club et désigné en qualité de mandataire judiciaire, Maître [O] [Z] [P] et en qualité d'administrateur judiciaire, Maître [E] [S].

Le tribunal de grande instance de Pontoise a prononcé la poursuite d'activité, le 14 avril 2015 pour une période de 3 mois et le 21 juillet 2015 pour une période de 6 mois.

Le 16 février 2016, le tribunal de grande instance de Pontoise a prononcé l'arrêt du plan de redressement, fixé à 8 ans la durée du plan de continuation et désigné Maître [E] [S] en qualité de commissaire à l'exécution du plan.

Le 22 septembre 2018, Mme [T] a déposé plainte à l'encontre de M. [K] pour violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, indiquant que le jour-même, après l'avoir insultée, son employeur lui a foncé dessus avec un engin agricole, sans lui causer de blessures physiques.

Mme [T] a été placée en arrêt de travail du 23 septembre 2018 au 4 novembre 2018.

A l'issue de sa visite de reprise du 5 novembre 2018, elle a été déclarée inapte par le médecin du travail dans les termes suivants : 'Mme [T] [D] est désormais inapte à son poste de monitrice d'équitation au sein du poney club de [10].'

Son arrêt de travail s'est poursuivi jusqu'au 30 juin 2019.

Par courrier du 27 novembre 2018, M. [K] a convoqué Mme [T] à un entretien préalable prévu le 7 décembre 2018, auquel la salariée n'a pas assisté.

Par courrier en date du 15 décembre 2018, M. [K] a notifié à Mme [T] son licenciement dans les termes suivants :

'Suite à la convocation à l'entretien préalable du 7 décembre 2018 où vous ne vous êtes pas présentée, je vous informe de ma décision de vous licencier en raison de votre inaptitude à occuper votre emploi, constatée le 5 novembre 2018 par le médecin du travail en raison de l'impossibilité de vous reclasser, compte tenu de la mention expresse dans l'avis du médecin du travail que « votre maintien dans un emploi serait gravement préjudiciable à votre santé ».

En conséquence, je ne peux maintenir le contrat de travail et je suis contraint de procéder à votre licenciement pour cause réelle et sérieuse.

Dans la mesure où vous êtes dans l'incapacité d'exécuter normalement votre travail pendant la durée du préavis prévue à la convention collective, aucun salaire ne vous sera versé à ce titre.

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