Pôle 6 - Chambre 8, 23 mars 2023 — 21/00880

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Texte intégral

Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE

délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 8

ARRET DU 23 MARS 2023

(n° , 8 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/00880 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CDAZU

Décision déférée à la Cour : Jugement du 19 Novembre 2020 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de Paris - RG n° 19/06163

APPELANTE

S.A.S. FRANCE INGENIERIE LOGISTIQUE

[Adresse 1]

[Localité 3]

Représentée par Me Audrey RYMARZ, avocat au barreau de PARIS, toque : R067

INTIMÉE

Madame [D] [S]

[Adresse 2]

[Localité 4]

Représentée par Me Betty GUILBERT, avocat au barreau de PARIS, toque : D1358

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 20 Février 2023, en audience publique, les avocats ne s'étant pas opposés à la composition non collégiale de la formation, devant Madame Emmanuelle DEMAZIERE, vice-présidente placée, chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :

Madame Sophie GUENIER-LEFEVRE, présidente

Madame Nicolette GUILLAUME, présidente

Madame Emmanuelle DEMAZIERE, vice-présidente placée, rédactrice

Greffier, lors des débats : Mme Nolwenn CADIOU

ARRÊT :

- CONTRADICTOIRE

- mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile,

- signé par Madame Sophie GUENIER-LEFEVRE, présidente et par Madame Nolwenn CADIOU, greffier à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSÉ DU LITIGE

Mme [D] [S] a été engagée par la société France Ingénierie Logistique (FIL) en qualité de 'business development manager' dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée du 20 novembre 2017 puis promue, par avenant du 19 décembre 2018, au poste de directrice des activités 'recrutement et executive search'.

La convention collective applicable à la relation de travail est celle des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseil, dite Syntec.

Le 25 février 2019, la société France Ingénierie Logistique a convoqué Mme [S] à un entretien préalable fixé au 11 mars suivant et lui a notifié concomitamment sa mise à pied à titre conservatoire.

Le 15 mars 2019, la société France Ingénierie Logistique a notifié à Mme [S] son licenciement pour faute grave.

Contestant son licenciement pour faute grave, Mme [S] a, par acte du 9 juillet 2019, saisi le conseil de prud'hommes de Paris.

Par jugement du 19 novembre 2020, notifié aux parties par lettre du 9 décembre 2020, le conseil de prud'hommes de Paris a :

-fixé le salaire moyen brut de Mme [S] à la somme de 8 186,25 euros,

-requalifié le licenciement pour faute grave de Mme [S] en licenciement fondé sur une cause réelle et sérieuse,

-condamné la société Fil by Adameo à verser à Mme [S] les sommes suivantes :

-7 132,37 euros au titre du paiement de la mise à pied conservatoire,

-713,23 euros au titre des congés payés y afférents,

-24 558,50 euros au titre de l'indemnité de préavis,

-2 455,85 euros au titre des congés payés afférents,

-3 069,75 euros au titre de l'indemnité de licenciement,

-818,60 euros au titre de la prime de vacances Syntec pour 2018,

avec intérêts au taux légal à compter de la date de réception par la partie défenderesse de la convocation devant le bureau de conciliation,

-rappelé qu'en vertu de l'article R1454-28 du code du travail, ces condamnations sont exécutoires de droit à titre provisoire, dans la limite maximum de neuf mois de salaire calculés sur la moyenne des trois derniers mois de salaire,

-condamné la société Fil by Adameo à verser à Mme [S] la somme de 300 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,

-débouté Mme [S] du surplus de ses demandes,

-débouté la société Fil by Adameo de ses demandes et la condamne aux entiers dépens.

Par déclaration du 6 janvier 2021, la société France Ingénierie Logistique a interjeté appel de ce jugement.

Dans ses dernières conclusions, notifiées et déposées au greffe par voie électronique le 23 janvier 2023, la société France Ingénierie Logistique demande à la cour :

-d'infirmer le jugement rendu le 19 novembre 2020 par le conseil de prud'hommes de Paris, en ce qu'il a :

-requalifié le licenciement pour faute grave de Madame [S] en licenciement pour cause réelle et sérieuse,

-condamné la société Fil à lui verser :

-7 132,37 euros au titre de la mise à pied conservatoire,

-713,23 euros au titre des congés payés ès afférents,

-24 558,50 euros au titre de l'indemnité de préavis,

-2 455,85 euros au titre des congés payés afférents,

-3 069,75 euros au titre de l'indemnité de licenciement,

-818,60 euros au titre de la prime de vacances Synte