5ème chambre sociale PH, 4 avril 2023 — 21/00143

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Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

ARRÊT N°

N° RG 21/00143 - N° Portalis DBVH-V-B7F-H457

MS/EB

CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE NIMES

08 janvier 2020 RG :F 20/00021

[F]

C/

[D]

Grosse délivrée

le

à

COUR D'APPEL DE NÎMES

CHAMBRE CIVILE

5ème chambre sociale PH

ARRÊT DU 04 AVRIL 2023

Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NIMES en date du 08 Janvier 2020, N°F 20/00021

COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :

M. Michel SORIANO, Conseiller, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Monsieur Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président

Madame Leila REMILI, Conseillère

M. Michel SORIANO, Conseiller

GREFFIER :

Mme Emmanuelle BERGERAS, Greffier, lors des débats et du prononcé de la décision

DÉBATS :

A l'audience publique du 19 Janvier 2023, où l'affaire a été mise en délibéré au 04 Avril 2023.

Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.

APPELANT :

Monsieur [I] [F] gérant de l'exploitation agricole UTOPIA ISLANDE

né le 20 Novembre 1990 à [Localité 5]

[Adresse 1]

[Localité 2]

Représenté par Me Sandy TESTUD de la SELARL VALLIS AVOCATS, avocat au barreau D'AVIGNON

INTIMÉ :

Monsieur [V] [D]

[Adresse 3]

[Adresse 3]

[Localité 4]

Représenté par Me Vincent REYMOND de la SELARL REYMOND KRIEF & GORDON, avocat au barreau D'AVIGNON

ORDONNANCE DE CLÔTURE rendue le 05 Janvier 2023

ARRÊT :

Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par Monsieur Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président, le 04 Avril 2023, par mise à disposition au greffe de la Cour

FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS

M. [V] [D] a été engagé à compter du 1er octobre 2001, suivant contrat à durée indéterminée en qualité de salarié agricole de niveau 1 coefficient 115, par la SCEA Ile de Miemar.

Par avenant du 1er décembre 2014, le contrat de travail de M. [V] [D] a été transféré, avec conservation de son ancienneté, au sein de l'exploitation dénommée Utopie Islande, gérée par M. [I] [F].

M. [V] [D] a été placé en arrêt de travail.

Suite à deux visites médicales, des 2 octobre 2018 et 23 octobre 2018, le médecin du travail

concluait à l'inaptitude de M. [D] en précisant que l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.

Le 14 décembre 2018, M. [V] [D] a sollicité une régularisation de sa situation auprès de M. [I] [F].

Par requête du 13 janvier 2020, M. [V] [D] a saisi le conseil de prud'hommes de Nîmes en condamnation de M. [I] [F] au paiement de diverses sommes à caractère salarial et indemnitaire.

Par jugement du 8 décembre 2020, le conseil de prud'hommes de Nîmes a :

- condamné M. [I] [F] gérant de la société Utopia island à payer à M. [V] [D] les sommes suivantes :

- 22.243,00 euros au titre du rappel de salaires du 23 novembre 2018 au 08 janvier 2020,

- 24.809,00 euros au titre de l'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- 3.422,00 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis,

- 342,00 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés,

- 8.804,00 euros au titre de l'indemnité de licenciement,

- 750,00 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,

- et de remettre à M. [V] [D] sous astreinte fixée à 50,00 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision, les documents suivants :

- bulletins de paie du 23 novembre 2018 au 08 janvier 2020,

- l'attestation pôle emploi,

- le certificat de travail.

Par acte du 8 janvier 2021, M. [I] [F] a régulièrement interjeté appel de cette décision.

Aux termes de ses dernières conclusions en date du 8 avril 2021, M. [I] [F] demande à la cour de :

- recevoir M. [I] [F] en son appel,

- le déclarer bien fondé,

- infirmer en toutes ses dispositions le jugement rendu par le conseil des prud'hommes de Nîmes,

Statuant de nouveau,

À titre principal,

- dire et juger que M. [V] [D] a eu un comportement fautif en n'informant pas son employeur de ce que ses arrêts maladie se terminaient en août 2017,

- constater que le salarié a abandonné son poste,

- prononcer le licenciement de M. [V] [D] pour faute grave,

- débouter intégralement M. [V] [D] de ses demandes indemnitaires,

- infirmer le jugement dont appel en ce qu'il a condamné M. [I] [F] à verser à M. [V] [D] la somme de 22.243,00 euros au titre de rappel de salaire injustifiés,

- débouter M. [V] [D] de sa demande de rappel de salaires du 23 novembre 2018 au 20 janvier 2020

- condamner M. [V] [D] à payer à M. [I] [F] la somme de 2.000 euros au titre des dispositions prévues à l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens et frais d'instance,

À titre