Sociale A salle 2, 31 mars 2023 — 20/01325

other Cour de cassation — Sociale A salle 2

Texte intégral

ARRÊT DU

31 Mars 2023

N° 539/23

N° RG 20/01325 - N° Portalis DBVT-V-B7E-TAXW

FB/CH

Jugement du

Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de VALENCIENNES

en date du

14 Mai 2020

(RG 19/00295 -section 5)

GROSSE :

aux avocats

le 31 Mars 2023

République Française

Au nom du Peuple Français

COUR D'APPEL DE DOUAI

Chambre Sociale

- Prud'Hommes-

APPELANT :

M. [V] [D]

[Adresse 1]

représenté par Me Stephane DOMINGUEZ, avocat au barreau de VALENCIENNES

(bénéficie d'une aide juridictionnelle Partielle numéro 59178002/20/04777 du 07/07/2020 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de DOUAI)

INTIMÉE :

S.N.C. INEO HAUTS-DE-FRANCE

[Adresse 2]

représentée par Me Louis VANEECLOO, avocat au barreau de LILLE, substitué par Me Sabana GUERTIT, avocat au barreau de DOUAI

DÉBATS : à l'audience publique du 31 Mai 2022

Tenue par Frédéric BURNIER

magistrat chargé d'instruire l'affaire qui a entendu seul les plaidoiries, les parties ou leurs représentants ne s'y étant pas opposés et qui en a rendu compte à la cour dans son délibéré,

les parties ayant été avisées à l'issue des débats que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe.

GREFFIER : Séverine STIEVENARD

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ

[S] [X]

: PRÉSIDENT DE CHAMBRE

Béatrice REGNIER

: CONSEILLER

Frédéric BURNIER

: CONSEILLER

Le prononcé de l'arrêt a été prorogé du 30 septembre 2022 au 31 mars 2023 pour plus ample délibéré.

ARRÊT : Contradictoire

prononcé par sa mise à disposition au greffe le 31 Mars 2023,

les parties présentes en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 du code de procédure civile, signé par Frédéric BURNIER, Conseiller et par Séverine STIEVENARD, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

ORDONNANCE DE CLÔTURE : rendue le 10 mai 2022

EXPOSÉ DU LITIGE

Monsieur [V] [D] a été engagé par la société Inéo Nord Picardie, pour une durée indéterminée à compter du 2 octobre 2000, en qualité d'électricien.

En 2009, il a été promu chef d'équipe.

Monsieur [D] a été élu délégué du personnel suppléant le 21 mars 2013.

Le 9 juin 2015, Monsieur [D] s'est vu notifier une mise à pied de trois jours.

Le 21 mars 2016, l'inspecteur du travail a refusé l'autorisation de licenciement sollicitée par l'employeur pour un motif disciplinaire.

Cette décision étant confirmée par le ministre du Travail, la société Inéo Nord Picardie a alors prononcé une mise à pied de trois jours, le 19 septembre 2016, avant de requalifier cette sanction en avertissement le 5 octobre 2016.

Monsieur [D] a été placé en arrêt maladie à compter du mois de janvier 2018.

Le 28 mai 2018, Monsieur [V] [D] a saisi le conseil de prud'hommes de Valenciennes et formé des demandes afférentes à une résiliation judiciaire du contrat de travail.

Le 17 janvier 2020, le médecin du travail a déclaré Monsieur [D] inapte à son poste de travail.

Par lettre du 14 mai 2020, la société Inéo Nord Picardie a notifié à Monsieur [V] [D] son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement.

Par jugement du 14 mai 2020, le conseil de prud'hommes de Valenciennes a débouté Monsieur [V] [D] de ses demandes et l'a condamné à payer à la société Inéo Nord Picardie une indemnité de 900 euros pour frais de procédure et les dépens.

Monsieur [V] [D] a interjeté appel de ce jugement par déclaration du 15 juin 2020.

Aux termes de ses dernières conclusions transmises par voie électronique le 29 mars 2022, Monsieur [V] [D] demande à la cour d'infirmer le jugement et, statuant de nouveau, de :

à titre principal,

- prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts exclusifs de l'employeur ;

- dire que cette résiliation produit les effets d'un licenciement nul pour violation du statut protecteur ;

- condamner la société Inéo Nord Picardie à lui payer les sommes de :

- 60 000,00 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- 63 337,75 euros à titre de dommages et intérêts pour violation du statut protecteur ;

- 11 260,00 euros à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement ;

- 4 222,50 euros à titre d'indemnité de préavis ;

- 422,00 euros à titre d'indemnité de congés payés sur préavis ;

à titre subsidiaire,

- dire le licenciement pour inaptitude est dénué de cause réelle et sérieuse ;

- condamner la société Inéo Nord Picardie à lui payer les sommes de :

- 60 000,00 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- 11 260,00 euros à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement ;

- 4 222,50 euros à titre d'indemnité de préavis ;

- 422,00 euros à titre d'indemnité de congés payés sur préavis ;

en tout état de cause,

- prononcer l'annulation de l'avertissement ;

- condamner la société Inéo Nor