Chambre sociale, 13 avril 2023 — 21-21.808

Rejet Cour de cassation — Chambre sociale

Texte intégral

SOC. CZ COUR DE CASSATION ______________________ Audience publique du 13 avril 2023 Rejet Mme MONGE, conseiller doyen faisant fonction de président Arrêt n° 365 F-D Pourvoi n° P 21-21.808 R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E _________________________ AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________ ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, DU 13 AVRIL 2023 La société Altran technologies, société par actions simplifiée, dont le siège est [Adresse 27], a formé le pourvoi n° P 21-21.808 contre l'arrêt rendu le 30 juin 2021 par la cour d'appel de Bordeaux (chambre sociale, section A), dans le litige l'opposant : 1°/ à M. [M] [G], domicilié [Adresse 10], 2°/ à M. [AG] [V], domicilié [Adresse 3], 3°/ à M. [UV] [Z], domicilié [Adresse 5], 4°/ à M. [F] [Y], domicilié [Adresse 21], 5°/ à M. [E] [W], domicilié [Adresse 13], 6°/ à M. [OA] [A], domicilié [Adresse 16], 7°/ à M. [K] [L], domicilié [Adresse 33], 8°/ à M. [WD] [H], domicilié [Adresse 11], 9°/ à Mme [T] [D], domiciliée [Adresse 12], 10°/ à M. [CY] [O], domicilié [Adresse 26], 11°/ à Mme [CE] [P], domiciliée [Adresse 4], 12°/ à Mme [LJ] [ZX], domiciliée [Adresse 23], 13°/ à M. [HV] [RG], domicilié [Adresse 29], 14°/ à M. [I] [SO], domicilié [Adresse 28], 15°/ à M. [DH] [IY], domicilié [Adresse 17], 16°/ à Mme [N] [NV], domiciliée [Adresse 6], 17°/ à M. [F] [GM], domicilié [Adresse 24], 18°/ à M. [MS] [CT], domicilié [Adresse 7], 19°/ à Mme [U] [WI], domiciliée [Adresse 19], 20°/ à M. [R] [VA], domicilié [Adresse 30], 21°/ à M. [F] [BP], domicilié [Adresse 9], 22°/ à M. [X] [MM], domicilié [Adresse 20], 23°/ à M. [J] [KG], domicilié [Adresse 8], 24°/ à M. [UV] [HP], domicilié [Adresse 1], 25°/ à Mme [EB] [RL], domiciliée [Adresse 18], 26°/ à Mme [S] [PD], domiciliée [Adresse 14], 27°/ à Mme [C] [ZS], domiciliée [Adresse 2], 28°/ à M. [KB] [YU], domicilié [Adresse 15], 29°/ à Mme [FE] [XL] [IT], domiciliée [Adresse 25], 30°/ à M. [B] [SJ], domicilié [Adresse 32], 31°/ à M. [OA] [TS], domicilié [Adresse 31], 32°/ à M. [YO] [FJ], domicilié [Adresse 22], 33°/ au syndicat des salariés Altran CGT, dont le siège est [Adresse 34], défendeurs à la cassation. La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, un moyen de cassation. Le dossier a été communiqué au procureur général. Sur le rapport de Mme Techer, conseiller référendaire, les observations de la SCP Célice, Texidor, Périer, avocat de la société Altran technologies, de la SARL Cabinet François Pinet, avocat de MM. [G], [V], [Z], [W], [A], [L], [H], [O], [RG], [SO], [IY], [GM], [CT], [VA], [BP], [MM], [KG], [HP], [SJ], [YU], [TS], [FJ], de Mmes [D], [P], [ZX], [NV], [WI], [RL], [PD], [XL] [IT] et du syndicat des salariés Altran CGT, et l'avis de M. Halem, avocat général, après débats en l'audience publique du 1er mars 2023 où étaient présents Mme Monge, conseiller doyen faisant fonction de président, Mme Techer, conseiller référendaire rapporteur, M. Sornay, conseiller, M. Halem, avocat général référendaire, et Mme Dumont, greffier de chambre, la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt. Désistement partiel 1. Il est donné acte à la société Altran technologies du désistement de son pourvoi en ce qu'il est dirigé contre M. [Y] et Mme [ZS]. Faits et procédure 2. Selon l'arrêt attaqué (Bordeaux, 30 juin 2021), rendu sur renvoi après cassation (Soc., 13 mars 2019, pourvois n° 18-12.929 et a.), M. [G] et trente-et-un salariés de la société Altran technologies, dont la relation de travail relève de la convention collective nationale du personnel des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils du 15 décembre 1987, dite Syntec, ont saisi la juridiction prud'homale de demandes en paiement de rappels de salaire au titre des heures supplémentaires sur la base d'une durée du travail de 35 heures hebdomadaires outre congés payés afférents et primes. 3. Le syndicat des salariés Altran CGT (le syndicat) est intervenu volontairement à l'instance. Examen du moyen Enoncé du moyen 4. L'employeur fait grief à l'arrêt de décider que les salariés étaient bien fondés à obtenir un rappel de salaires au titre des heures supplémentaires ainsi que les congés correspondants, de le condamner à payer à chacun des défendeurs au pourvoi des sommes à titre de rappel de salaires pour heures supplémentaires, de congés payés et de prime de vacances afférents, et au syndicat une certaine somme par salarié à titre de dommages-intérêts, alors « qu'en présence d'une convention de forfait en heures irrégulière, le décompte et le paiement des heures supplémentaires doit s'effectuer selon le droit commun, au regard de la durée légale hebdomadaire de 35 heures ou de la durée