5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 10 mai 2023 — 22/02935
Texte intégral
ARRET
N°
[D]
C/
[E]
copie exécutoire
le 10/05/2023
à
Me THUILLIER
Me VAUTRIN
EG/IL/
COUR D'APPEL D'AMIENS
5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE
ARRET DU 10 MAI 2023
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N° RG 22/02935 - N° Portalis DBV4-V-B7G-IPFS
JUGEMENT DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE COMPIEGNE DU 13 MAI 2022 (référence dossier N° RG 21/00238)
PARTIES EN CAUSE :
APPELANTE
Madame [J] [D]
née le 19 Janvier 1998 à [Localité 3]
de nationalité Française
[Adresse 1]
[Localité 3]
comparante en personne,
assistée, concluant et plaidant par Me Stéphanie THUILLIER de la SELARL STEPHANIE THUILLIER, avocat au barreau d'AMIENS substituée par Me Marjorie BUVRY, avocat au barreau D'AMIENS
ET :
INTIMEE
Madame [K] [E]
[Adresse 2]
[Localité 3]
représentée, concluant et plaidant par Me Gwenaelle VAUTRIN de la SELARL VAUTRIN AVOCATS, avocat au barreau de COMPIEGNE
DEBATS :
A l'audience publique du 08 mars 2023, devant Mme Eva GIUDICELLI, siégeant en vertu des articles 786 et 945-1 du code de procédure civile et sans opposition des parties, ont été entendus :
- Mme Eva GIUDICELLI en son rapport,
- les avocats en leurs conclusions et plaidoiries respectives.
Mme Eva GIUDICELLI indique que l'arrêt sera prononcé le 10 mai 2023 par mise à disposition au greffe de la copie, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
GREFFIERE LORS DES DEBATS : Mme Isabelle LEROY
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE :
Mme Eva GIUDICELLI en a rendu compte à la formation de la 5ème chambre sociale, composée de :
Mme Laurence de SURIREY, présidente de chambre,
Mme Caroline PACHTER-WALD, présidente de chambre,
Mme Eva GIUDICELLI, conseillère,
qui en a délibéré conformément à la Loi.
PRONONCE PAR MISE A DISPOSITION :
Le 10 mai 2023, l'arrêt a été rendu par mise à disposition au greffe et la minute a été signée par Mme Laurence de SURIREY, Présidente de Chambre et Mme Isabelle LEROY, Greffière.
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DECISION :
Mme [D], née le 19 janvier 1998, a été embauchée à temps partiel par Mme [E] (l'employeur) par contrat à durée indéterminée à compter du 6 décembre 2018, en qualité d'assistante de vie.
Son contrat est régi par la convention collective nationale du particulier employeur.
Par courrier du 4 mars 2021, Mme [D] a été convoquée à un entretien préalable fixé au 15 mars 2021 avec mise à pied conservatoire.
Par courrier du 14 avril 2021, elle a été licenciée pour faute grave.
Ne s'estimant pas remplie de ses droits au titre de l'exécution du contrat de travail et contestant le bien fondé de son licenciement, elle a saisi le conseil de prud'hommes de Compiègne le 20 septembre 2021.
Le conseil de prud'hommes de Compiègne par jugement du 13 mai 2022 a :
- débouté Mme [D] de la demande de requalification du contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps plein ;
- dit et jugé que le licenciement reposait bien sur une faute grave ;
- débouté Mme [D] de ses demandes à titre subsidiaire ;
- débouté Mme [D] de l'ensemble de ses demandes ;
- condamné Mme [D] à payer à Mme [E] la somme de 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
- débouté les parties de leurs demandes plus amples et contraires.
Par conclusions remises le 22 février 2023, Mme [D], régulièrement appelante de ce jugement, demande à la cour de :
- infirmer le jugement rendu le 13 mai 2022 en toutes ses dispositions ;
Statuant à nouveau,
A titre principal,
- requalifier le contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps plein à compter du 6 décembre 2018 ;
- condamner Mme [E], à lui payer une somme de 29 037,66 euros à titre de rappel de salaires sur la base d'un temps plein pour la période du 6 décembre 2018 au 14 avril 2021 outre les congés payés afférents à hauteur de 2 903,76 euros ;
- dire et juger que le licenciement notifié le 14 avril 2021 ne repose ni sur une faute grave, ni sur une cause réelle et sérieuse ;
En conséquence, condamner Mme [E], à lui payer les sommes suivantes calculées sur la base d'un salaire à temps complet :
- 5 487,42 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du licenciement abusif dont elle a fait l'objet,
- 3 658,28 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis outre les congés payés afférents à hauteur de 365,82 euros,
- 2 673,34 euros au titre du rappel de salaire dû pendant la mise à pied à titre conservatoire du 4 mars au 14 avril 2021 outre les congés payés afférents à hauteur de 267,33 euros,
- 1 066,99 euros au titre de l'indemnité légale de licenciement,
- 10 974,84 euros à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé,
A titre subsidiaire et si par impossible la cour ne requalifiait pas le CDI à temps partiel en CDI à temps plein,
- dire et juger que