1re chambre sociale, 7 juin 2023 — 19/07652
Texte intégral
Cour cassation 15/05/2007 n°0443663
Grosse + copie
délivrées le
à
COUR D'APPEL DE MONTPELLIER
1re chambre sociale
ARRET DU 07 JUIN 2023
Numéro d'inscription au répertoire général :
N° RG 19/07652 - N° Portalis DBVK-V-B7D-ONE2
Arrêt n° :
Décision déférée à la Cour :
Jugement du 20 NOVEMBRE 2019 du CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE NARBONNE
N° RG F 18/00191
APPELANTE :
Madame [H] [U]
[Adresse 1]
[Adresse 1]
Représentée par Me Cyril CAMBON, avocat au barreau de NARBONNE
INTIMEE :
SARL DOMICIL' SERVICES, prise en la personne de ses représentants légaux en exercice
[Adresse 2]
[Adresse 2]
Représentée par Me Virginie DELHAYE-CARENCO, avocat au barreau de NARBONNE
Ordonnance de clôture du 21 Mars 2023
COMPOSITION DE LA COUR :
En application de l'article 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 12 AVRIL 2023, en audience publique, le magistrat rapporteur ayant fait le rapport prescrit par l'article 804 du même code, devant la cour composée de :
Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre
Mme Véronique DUCHARNE, Conseillère
Madame Magali VENET, Conseillère
qui en ont délibéré.
Greffier lors des débats : Mme Marie BRUNEL
ARRET :
- contradictoire
- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;
- signé par Monsieur Philippe DE GUARDIA, Président de chambre, et par Mme Marie BRUNEL, Greffière.
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FAITS ET PROCÉDURE
Par contrat de travail à durée indéterminée du 6 octobre 2016, Mme [H] [U] a été engagée à temps partiel modulé (130 heures par mois) par la SARL Domicil'Services en qualité d'assistante ménagère niveau 2 de la convention collective national des entreprises de services à la personne du 20 septembre 2012, moyennant une rémunération mensuelle brut de 1 257,10 €.
Le 16 février 2017, la salariée a été victime d'un accident du travail alors qu'elle intervenait au domicile de la bénéficiaire Mme [V].
Elle a fait l'objet d'un arrêt de travail à compter de cette date et ne devait pas reprendre son poste.
Par requête enregistrée le 6 septembre 2018, estimant que l'employeur avait commis de nombreux manquements contractuels, elle a saisi le conseil de prud'hommes de Narbonne en résiliation judiciaire de son contrat de travail.
Du 1er mars 2019 au mois de septembre 2021, elle a bénéficié d'un congé parental.
Par jugement du 20 novembre 2019, le conseil de prud'hommes a
- dit et jugé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail,
- requalifié le contrat de travail en contrat à durée indéterminée à temps plein,
- condamné la SARL Domicil'Services à payer à Mme [H] [U] les sommes de :
*175,79 € brut au titre du rappel de salaire des pauses non prises,
* 17,58 € brut au titre des congés payés y afférents,
* 400 € net à titre de dommages et intérêts pour violation du repos dominical,
* 179,46 € net au titre de l'indemnisation de l'utilisation de son véhicule personnel,
* 537,86 € brut au titre du rappel de salaire des temps de déplacement conventionnellement assimilés à du temps de travail,
* 53,79 € brut au titre des congés payés y afférents,
* 1 200 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile,
- condamné la SARL Domicil'Services à adresser à Mme [H] [U] un bulletin de salaire récapitulatif des condamnations prononcées et ce, sous astreinte de 20 € par jour de retard à compter du quinzième jour suivant la notification de la décision et qui deviendra définitive à compter du trentième jour ; le conseil se réservant le droit de liquider ladite astreinte le cas échéant,
- débouté Mme [H] [U] du surplus de ses prétentions,
- débouté la SARL Domicil'Services de sa demande au titre de l'article 700 du Code de procédure civile,
- condamné la SARL Domicil'Services aux entiers dépens y compris aux éventuels frais d'huissier en cas d'exécution forcée de la décision.
Par déclaration enregistrée au RPVA le 26 novembre 2019, Mme [H] [U] a régulièrement interjeté appel de ce jugement.
Le 8 septembre 2021, le médecin du travail a déclaré la salariée inapte à son poste, précisant que son état de santé faisait obstacle à tout reclassement dans un emploi.
Par lettre du 6 octobre 2021, l'employeur lui a notifié son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement, lequel n'est pas contesté dans le présent litige.
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Plusieurs contentieux opposent les parties en dehors du jugement dont la salariée a interjeté appel :
- saisine du pôle social du tribunal judiciaire de Carcassonne le 19 février 2020, lequel a débouté la salariée de sa demande liée à la faute inexcusable ; celle-ci a interjeté appel de ce jugement, la procédure est pendante devant la présente Cour,
- saisine du conse