8ème Ch Prud'homale, 12 juin 2023 — 20/01867
Texte intégral
8ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°232
N° RG 20/01867 -
N° Portalis DBVL-V-B7E-QSC4
Mme [I] [E]
C/
S.A.R.L. AD PAYS DE [Localité 7]
Infirmation partielle
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
- Me Luc BOURGES
- Me Christophe LHERMITTE
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 12 JUIN 2023
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Monsieur Rémy LE DONGE L'HENORET, Président de chambre,
Monsieur Philippe BELLOIR, Conseiller,
Madame Gaëlle DEJOIE, Conseillère,
GREFFIER :
Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 03 Mars 2023
devant Monsieur Rémy LE DONGE L'HENORET, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Madame Laurence APPEL, Médiatrice judiciaire
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 12 Juin 2023 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
****
APPELANTE et intimée à titre incident :
Madame [I] [E]
née le 02 Juillet 1978 à [Localité 3] (49)
demeurant [Adresse 5]
[Localité 1]
Ayant Me Luc BOURGES de la SELARL LUC BOURGES, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représentée à l'audience par Me Anne-Cécile VEILLARD, Avocat plaidant du Barreau de VANNES
INTIMÉE et appelante à titre incident :
La S.A.R.L. AD PAYS DE [Localité 7] prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social :
[Adresse 4]
[Adresse 8]
[Localité 2]
Ayant Me Christophe LHERMITTE de la SCP GAUVAIN, DEMIDOFF & LHERMITTE, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représentée à l'audience par Me Sylvie CHENAIS de la SELARL AD LEGIS, Avocat plaidant du Barreau de RENNES
Mme [I] [E] a été embauchée par la SARL AD PAYS DE [Localité 7] le 13 mars 2015 en qualité d'auxiliaire de vie dans le cadre d'un contrat à durée déterminée du 13 mars 2015 au 13 juin 2015 qui s'est poursuivi à compter du 14 juin 2015 dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps partiel à hauteur de 150 heures par mois, les relations contractuelles étant régies par la Convention collective Nationale des services à la personne.
Par courrier du 21 mars 2018, Mme [E] a été convoquée, comme l'ensemble des salariés intervenant chez Mme [O] ( bénéficiaire de prestations de la SARL AD PAYS DE [Localité 7]) à un entretien qui s'est déroulé le 26 mars 2018, faisant suite à une demande d'informations du fils de Mme [O] sur des retraits d'espèces inhabituels sur le compte bancaire de sa mère.
Le 30 mars 2018, Mme [E] a fait l'objet d'une convocation à un entretien préalable à une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'à la rupture de son contrat fixé au le 12 avril 2018.
A compter du 3 avril 2018, Mme [E] a été placée en arrêt de travail.
Le 19 avril 2018, Mme [E] a été licenciée pour faute grave pour avoir effectué cinq retraits d'espèces pour un montant total de 600 € entre le 13 décembre 2017 et le 15 mars 2018.
Le 3 juillet 2018, Mme [E] a saisi le Conseil de prud'hommes de VANNES aux fins de voir :
' Dire et juger que le licenciement :
- ne repose pas sur une faute grave,
- est sans cause réelle et sérieuse,
En conséquence,
' Condamner la SARL AD PAYS DE [Localité 7] à lui verser :
- 3.123.04 € bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
- 312.30 € bruts au titre des congés payés afférents,
- 1.268,74 € nets à titre d'indemnité de licenciement,
- 10.000 € nets au titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
' Dire et juger que la SARL AD PAYS DE [Localité 7] n'a pas réglé l'intégralité des heures contractuelles de septembre 2015,
' Dire et juger que l'employeur a manqué à son obligation de sécurité de résultat,
En conséquence,
' Condamner la SARL AD PAYS DE [Localité 7] à lui verser :
- 290 € bruts à titre de rappel de salaire pour septembre 2015,
- 29 € bruts au titre des congés payés afférents,
- 5.000 € nets à titre de dommages et intérêts pour manquement de l'employeur à son obligation de sécurité de résultat,
- 263,73 € bruts à titre de rappel d'indemnité compensatrice de congés payés,
En tout état de cause,
' Ordonner la remise des bulletins de paie de juin, juillet, septembre, novembre 2016, sous astreinte de 80 € par jour de retard si elle n'a pas été effectuée dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir,
' Ordonner la remise des documents sociaux rectifiés, sous astreinte de 80 € par jour de retard si elle n'a pas été effectuée dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir,
' Dire et juger que les sommes à caractère :
- indemnitaire porteront intérêts au taux légal à compter de la décision à intervenir,
- salarial porteront intérêts au taux légal à compter de la saisine du Conseil,
' Ordonner l'exécution p