8ème Ch Prud'homale, 12 juin 2023 — 20/02316
Texte intégral
8ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°235
N° RG 20/02316 -
N° Portalis DBVL-V-B7E-QTQB
S.A.R.L. DESOSSAGE VIANDES VOLAILLES (DVV)
C/
M. [N] [B]
Réformation partielle
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
- Me Coralie CAPITAINE
- Me Marie MLEKUZ
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 12 JUIN 2023
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Monsieur Rémy LE DONGE L'HENORET, Président de chambre,
Monsieur Philippe BELLOIR, Conseiller,
Madame Gaëlle DEJOIE, Conseillère,
GREFFIER :
Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 17 Mars 2023
devant Madame Gaëlle DEJOIE, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Madame [X] [E], Médiatrice judiciaire
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 12 Juin 2023 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
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APPELANTE et intimée à titre incident :
La S.A.R.L. DESOSSAGE VIANDES VOLAILLES (DVV) prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social :
[Adresse 5]
[Localité 2]
Représentée par Me Coralie CAPITAINE, Avocat au Barreau de LORIENT
INTIMÉ et appelant à titre incident :
Monsieur [N] [B]
né le 21 Mai 1968 à [Localité 4] (CONGO)
demeurant [Adresse 1]
[Localité 3]
Comparant à l'audience et représenté par Me Chlöé RUGRAFF substituant à l'audience Me Marie MLEKUZ de la SELARL SELARL LARZUL BUFFET LE ROUX PEIGNE MLEKUZ, Avocats au Barreau de RENNES
M. [N] [B] a été embauché par SARL DESOSSAGE VIANDES VOLAILLES (ci-après société DVV) à compter du 20 mai 2014 dans le cadre d'un contrat à durée déterminée puis à compter du 19 janvier 2015 dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée en qualité de pareur-désosseur, la convention collective régissant les relations contractuelles étant la convention collective nationale des industries de la transformation des volailles.
Le 20 juin 2019, M. [B] a été placé en arrêt de travail pour cause de maladie.
Par lettre remise en main propre du 21 juin 2019, M. [B] aurait présenté sa démission à son employeur, indiquant qu'il désirait travailler avec la société ACTIF'MAN, agence intérim, dont le dirigeant est le même que celui de la SARL DVV.
Le 8 juillet 2019, M. [B] a été placé en arrêt de travail pour maladie professionnelle.
Le 27 août, M. [B] a écrit à la SARL DESOSSAGE VIANDES VOLAILLES en indiquant être surpris d'apprendre par un tiers qu'il avait quitté la société et contester la décision le concernant.
Par courrier en réponse du 3 septembre 2019, la société DVV se disait 'outré' du contenu du courrier du salarié qui 'avait fait part de [son] désir et de [son] souhait de quitter DVV et de travailler pour une société d'intérim' et mentionnait à l'attention de M. [B] qu'il avait 'accusé réception de [son] solde de tout compte' qu'il n'avait pas contesté, lui précisant 'pour le cas où vous souhaiteriez réintégrer les équipes DVV nous restons ouverts à la discussion'.
Après plusieurs échanges de correspondance au cours desquels M. [B] a contesté avoir souhaité quitter la société et l'employeur a maintenu sa position, M. [B] a le 8 octobre 2019 saisi le Conseil de prud'hommes de Lorient aux fins de voir :
' requalifier la démission en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse,
' condamner la SARL DVV à lui verser :
- 14.745 € d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 3.139,46 € d'indemnité légale de licenciement,
- 4.915 € d'indemnité compensatrice de préavis,
- 491,50 € d'indemnité de congés payés sur préavis,
- 300 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
' ordonner l'exécution provisoire de la décision à intervenir,
' assortir les condamnations des intérêts au taux légal.
La cour est saisie d'un appel régulièrement formé par la SARL DESOSSAGE VIANDES VOLAILLES le 15 mai 2020 du jugement du 8 avril 2020 par lequel le Conseil de prud'hommes de Lorient a :
' requalifié la démission de M. [B] en licenciement sans cause réelle et sérieuse,
' condamné, en conséquence, la SARL DVV à lui verser les sommes suivantes :
- 9.213,96 € à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 1.919,57 € à titre d'indemnité légale de licenciement,
- 3.071,32 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
- 307,13 € à titre de congés payés sur préavis,
- 300 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
' ordonné la remise des documents de fin de contrat rectifiés,
' ordonné en application des dispositions de l'article L.1235-4 du code du travail le remboursement par la SARL DVV des indemnités de chômage versées par Pôle Emploi à M. [B] dans la limite d`un mois d`indemnité,
' débouté M. [B] de ses autres demandes,
' s'e