Chambre 4-1, 21 juillet 2023 — 20/04444
Texte intégral
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
Chambre 4-1
ARRÊT AU FOND
DU 21 JUILLET 2023
N° 2023/257
Rôle N° RG 20/04444 - N° Portalis DBVB-V-B7E-BFZJX
[D] [E]
C/
[N] [S]
[J] [P]
[R] [M]
S.A.S.U. CORSICA LINEA
Association UNEDIC-AGS CGEA DE [Localité 9]
Copie exécutoire délivrée le :
21 JUILLET 2023
à :
Me Jérôme FERRARO, avocat au barreau de MARSEILLE
Me Béatrice DUPUY, avocat au barreau de MARSEILLE
Me Alain GUIDI, avocat au barreau de MARSEILLE
Me Frédéric LACROIX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
Décision déférée à la Cour :
Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de MARSEILLE en date du 12 Mars 2020 enregistré au répertoire général sous le n° 18/01636.
APPELANTE
Madame [D] [E], demeurant [Adresse 6]
représentée par Me Jérôme FERRARO de la SCP E. SANGUINETTI, J. FERRARO, A. CLERC ET J. AUGIER, avocat au barreau de MARSEILLE
INTIMES
Maître [N] [S] pris en sa qualité de liquidateur à la liquidation judiciaire de la SA SNCM, demeurant [Adresse 3]
représenté par Me Béatrice DUPUY, avocat au barreau de MARSEILLE
Maître Emmanuel DOUHAIRE, coadministrateur judiciaire de la SNCM, demeurant [Adresse 2]
représenté par Me Béatrice DUPUY, avocat au barreau de MARSEILLE
Maître Frédéric ABITBOL, coadministrateur judiciaire de la SNCM, demeurant [Adresse 4]
représenté par Me Béatrice DUPUY, avocat au barreau de MARSEILLE
S.A.S.U. CORSICA LINEA, demeurant [Adresse 5]
représentée par Me Alain GUIDI, avocat au barreau de MARSEILLE
Association UNEDIC-AGS CGEA DE [Localité 9], représentée par sa directrice nationale Madame [I] [Y], demeurant [Adresse 1]
représentée par Me Frédéric LACROIX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
*-*-*-*-*
L'affaire a été débattue le 04 Mai 2023 en audience publique. Conformément à l'article 804 du code de procédure civile, Madame Emmanuelle CASINI, Conseiller, a fait un rapport oral de l'affaire à l'audience avant les plaidoiries.
La Cour était composée de :
Madame Ghislaine POIRINE, Conseiller faisant fonction de Président
Madame Stéphanie BOUZIGE, Conseiller
Madame Emmanuelle CASINI, Conseiller
qui en ont délibéré.
Greffier lors des débats : Monsieur Kamel BENKHIRA
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 21 Juillet 2023.
ARRÊT
Contradictoire,
Prononcé par mise à disposition au greffe le 21 Juillet 2023,
Signé par Madame Ghislaine POIRINE, Conseiller faisant fonction de Président, et Monsieur Kamel BENKHIRA, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
***
Madame [D] [E] a été engagée par la SA SNCM suivant contrat de travail à durée indéterminée du 28 juin 1982 en qualité de secrétaire.
Madame [E] a été ensuite affectée à la division Frêt à compter du 5 février 1990 en qualité de secrétaire du bureau central d'exploitation puis à la division des passages en qualité de secrétaire rattachée au directeur de la division.
Par avenant du 20 janvier 2009 et à compter du 1er janvier 2009, Madame [E] a été nommée coordinatrice tableau de bord et logistique et a été affectée au sein de la direction achats. A compter du 1er juillet 2012, Madame [E] a occupé le poste d'acheteur de classification M2 05.
Par jugement du tribunal de commerce du 28 novembre 2014, la SA SNCM a fait l'objet d'un redressement judiciaire et par jugement du 20 novembre 2015, d'une liquidation judiciaire-cession. Maître [S] a été désigné en qualité de liquidateur judiciaire.
Le 4 janvier 2016, le contrat de travail de Madame [E] a été transféré à la société MCM, devenue CORSICA LINEA, consécutivement à la cession intervenue.
Par requête du 30 juillet 2018, Madame [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Marseille aux fins de demander à l'encontre de la SASU CORSICA LINEA un rappel de salaire et des dommages-intérêts consécutifs à la reconnaissance de la classification de cadre niveau C, à une discrimination en raison de l'âge et à un manquement par l'employeur au principe d'égalité de traitement. L'affaire a été enrôlée sous le numéro 18/01636.
Par requête du 30 juillet 2018, Madame [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Marseille de demandes à l'encontre des organes de la liquidation judiciaire de la SA SNCM aux fins de demander également un rappel de salaire et des dommages-intérêts consécutifs à la reconnaissance de la classification de cadre niveau C, à une discrimination en raison de l'âge et à un manquement par l'employeur au principe d'égalité de traitement. L'affaire a été enrôlée sous le numéro 18/01640.
Par jugement du 12 mars 2020, rendu dans l'affaire opposant Madame [E] à la SASU CORSICA LINEA (RG 18/01636), le conseil de prud'hommes a :
- dit que Madame [E] n'est pas fondée à demander la reconnaissance du statut de cadre.
- dit que Madame [E]