Chambre 4-1, 15 septembre 2023 — 20/04968
Texte intégral
COUR D'APPEL D'AIX EN PROVENCE
Chambre 4-1
ARRÊT AU FOND
DU 15 SEPTEMBRE 2023
N° 2023/275
Rôle N° RG 20/04968 N° Portalis DBVB-V-B7E-BF3CU
[Y] [O]
C/
S.E.L.A.S. JS BIO
Copie exécutoire délivrée
le :
15 SEPTEMBRE 2023
à :
Me Karim BOUGUESSA, avocat au barreau de MARSEILLE
Me Denis FERRE, avocat au barreau de MARSEILLE
Décision déférée à la Cour :
Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de MARSEILLE - section AD - en date du 08 Mars 2016, enregistré au répertoire général sous le n° 14/1823.
APPELANT
Monsieur [Y] [O], demeurant [Adresse 1]
représenté par Me Karim BOUGUESSA, avocat au barreau de MARSEILLE
INTIMEE
S.E.L.A.S. JS BIO, demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Denis FERRE, avocat au barreau de MARSEILLE substitué par Me Juliette RIEUX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
*-*-*-*-*
COMPOSITION DE LA COUR
En application des dispositions de l'article 945-1 du Code de Procédure Civile, l'affaire a été débattue le 19 Juin 2023, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Mme Emmanuelle CASINI, Conseiller, chargé d'instruire l'affaire.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour composée de :
Madame Ghislaine POIRINE, Conseiller faisant fonction de Président
Mme Stéphanie BOUZIGE, Conseiller
Mme Emmanuelle CASINI, Conseiller
Greffier lors des débats : Monsieur Kamel BENKHIRA
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 15 Septembre 2023.
ARRÊT
Contradictoire
Prononcé par mise à disposition au greffe le 15 Septembre 2023
Signé par Madame Ghislaine POIRINE, Conseiller faisant fonction de Président et Monsieur Kamel BENKHIRA, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
La société JS BIO a pour activité l'exploitation de laboratoires d'analyses médicales.
Monsieur [Y] [O] a été embauché par la société JS BIO dans le cadre d'un contrat de travail à durée déterminée, en qualité de gestionnaire de paie/administration du personnel, à compter du 30 juillet 2013.
Au dernier état de la relation de travail, Monsieur [Y] [O] perçevait une rémunération mensuelle brute de 2.094,64 euros.
La relation de travail est régie par la Convention Collective Nationale des laboratoires d'analyses médicales extra hospitaliers.
Le 16 décembre 2013, Monsieur [O] a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement et mis à pied à titre conservatoire.
Par un courrier en date du 10 janvier 2014, Monsieur [O] a été licencié pour faute grave.
Monsieur [Y] [O] a saisi le conseil de prud'hommes de Marseille du chef des demandes suivantes :
REQUALIFIERle contrat de travail à durée déterminée en un contrat de travail à durée indéterminée;
CONDAMNER la société JS BIO à la somme de 2.094,64 euros à titre d'indemnité de requalification ;
DIRE que le licenciement pour faute grave est injustifié ;
CONDAMNERla société JS BIO à payer à Monsieur [O] les sommes suivantes :
- 12.567,84 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement abusif,
- 2.094,64 euros à titre d'indemnité conventionnelle de préavis,
- 209A6 euros au titre des congés payés sur préavis,
- 1.745,53 euros à titre de rappel de salaire pendant la mise à pied à titre conservation du 16 décembre 2013 au 11 janvier 2014,
- 174,55 euros au titre des congés payés afférents au rappel de salaire,
- 2.000,00 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens,
ORDONNER l'exécution provisoire avec capitalisation.
Suivant jugement en date du 8 mars 2016, le conseil de prud'hommes de Marseille a :
Requalifié la relation contractuelle à durée déterminée de Monsieur [O] à durée indéterminée,
Condamné la Société JS BIO à verser à Monsieur [O] la somme 2.094 euros au titre d'indemnité de requalification de la relation contractuelle,
Confirmé le licenciement pour faute grave,
Débouté Monsieur [O] pour le surplus de ses demandes,
Débouté le défendeur de sa demande reconventionnelle.
Par acte en date du 05 avril 2016, Monsieur [O] a relevé appel de ce jugement.
Suivant arrêt en date du 25 mai 2018, la Cour a prononcé la radiation de l'instance et a dit que la procédure pouvait être rétablie au rôle qu'après l'accomplissement des diligences suivantes :
Dépôt de conclusions écrites au greffe avec bordereau de communication de pièces, justification de la communication à la partie adverse de ses conclusions et pièces, copie de l'arrêt et des pièces.
Suivant conclusions notifiées par RPVA le 16 avril 2020, Monsieur [O] a sollicité le réenrôlement de l'affaire.
Par conclusions d'appelant déposées et soutenues à l'audience du 19 juin 2023, le salarié demande à la Cour de :
CONFIRMER le jugement déféré en ce qu'il a requalifié le contrat de