15e chambre, 7 septembre 2023 — 21/02934
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE
VERSAILLES
Code nac : 80C
15e chambre
ARRET N°
CONTRADICTOIRE
DU 07 SEPTEMBRE 2023
N° RG 21/02934 -
N° Portalis DBV3-V-B7F-UYTH
AFFAIRE :
S.A.R.L. AIDE ASSISTANCE A DOMICILE
C/
[F] [R]
Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 02 Août 2021 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NANTERRE
N° Section : AD
N° RG : 19/03196
Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :
Me Stéphanie PARTOUCHE
Me Thibaut BONNEMYE
le :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
LE SEPT SEPTEMBRE DEUX MILLE VINGT TROIS,
La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt initialement fixé au 06 juillet 2023, prorogé au 07 septembre 2023, les parties ayant été avisées dans l'affaire entre :
S.A.R.L. AIDE ASSISTANCE A DOMICILE
N° SIRET : 499 552 107
[Adresse 1]
[Localité 4]
Représentant : Me Stéphanie PARTOUCHE, Plaidant/Constitué, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : A0854
APPELANTE
****************
Madame [F] [R]
de nationalité Française
[Adresse 2]
[Localité 3]
Représentant : Me Thibaut BONNEMYE, Plaidant/Constitué, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : G0726, substitué par Me Alexandra FERREIRA, avocat au barreau de VERSAILLES
INTIMEE
****************
Composition de la cour :
En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 31 Mai 2023 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Eric LEGRIS, Conseiller chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Régine CAPRA, Présidente,
Monsieur Thierry CABALE, Président,
Monsieur Eric LEGRIS, Conseiller,
Greffier lors des débats : Madame Sophie RIVIERE,
Greffier lors du prononcé : Madame Angeline SZEWCZIKOWSKI
Par contrat de travail à durée indéterminée du 15 juillet 2018, Mme [R] a été engagée par la SARL Aide assistances et services en qualité d'auxiliaire de vie, à temps partiel.
Les relations contractuelles étaient régies par la convention collective nationale des entreprises de services.
Mme [R] a été placée en arrêt de travail du 1er au 12 février 2019, du 14 au 17 juin 2019, puis du 3 au 12 aout 2019.
Par courrier recommandé avec demande d'avis de réception du 6 septembre 2019, Mme [R] a pris acte de la rupture de son contrat de travail aux torts exclusifs de son employeur.
Par requête reçue au greffe le 11 décembre 2019, Mme [R] a saisi le conseil de prud'hommes de Nanterre afin d'établir que sa prise d'acte a produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, outre le versement de diverses sommes.
Par jugement du 2 aout 2021, auquel renvoie la cour pour l'exposé des demandes initiales des parties et de la procédure antérieure, le conseil de prud'hommes de Nanterre a :
Dit et jugé que la rupture du contrat de travail, dont Madame [F] [R] a pris l'initiative, produit les effets d'une démission ;
Condamné toutefois la SARL Aide Assistance à domicile à payer à Madame [F] [R] les sommes suivantes :
3035,73 € bruts (trois mille trente-cinq euros soixante-treize) à titre de rappel de salaire dus durant l'exécution de son contrat de travail, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 27 février 2020 ;
303,57 € bruts (trois cent trois euros cinquante-sept) à titre de congés payés y afférents, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 27 février 2020 ;
70 € bruts (soixante-dix euros) à titre de majoration d'heures supplémentaires, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 27 février 2020 ;
7 € bruts (sept euros) à titre de congés payés y afférents, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 27 février 2020 ;
500 € (cinq cents euros) à titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice lié à l'absence de mise en place d'une complémentaire santé dans l'entreprise, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 2 août 2021 ;
2000 € (deux mille euros) à titre de dommages et intérêts, pour non-paiement des heures de trajet effectuées entre deux heures de travail, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 2 août 2021 ;
1000 € (mille euros) à titre de dommages et intérêts, sur le retard de transmission des attestations de salaire, lorsque Madame [F] [R] était placée en arrêt de travail, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 2 août 2021 ;
2000 € (deux mille euros) à titre de dommages et intérêts, pour exécution déloyale du contrat de travail, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 2 août 2021 ;
950 € (neuf cent cinquante euros) à titre d'indemnité pour frais irrépétibles de procédure, avec adjonction des intérêts au taux légal, à compter du 2 août 2021 ;
Rappelé l'exécution de droit à titre provisoire des condamnations ordonnant le paiement des sommes accordées au t