6e chambre, 7 septembre 2023 — 22/03757
Texte intégral
COUR D'APPEL
DE
VERSAILLES
Code nac : 80C
6e chambre
ARRET N°
CONTRADICTOIRE
DU 07 septembre 2023
N° RG 22/03757 -
N° Portalis DBV3-V-B7G-VSUK
AFFAIRE :
[N] [Z]
C/
Association AIDE AUX MERES ET AUX FAMILLES A DOMICILE ILE DE F RANCE SUD ET OUEST - AMFD
Décision déférée à la cour : Ordonnance rendue le 16 Décembre 2022 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de BOULOGNE BILLANCOURT
N° Section : RE
N° RG : 22/00145
Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :
Me Dominique JUGIEAU
Me Martine DUPUIS
le :
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
LE SEPT SEPTEMBRE DEUX MILLE VINGT TROIS,
La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant, devant initialement être rendu le 06 juillet 2023 et prorogé au 07 septembre 2023, les parties en ayant été avisées, dans l'affaire entre :
Monsieur [N] [Z]
[Adresse 2]
[Localité 3]
Représentant : Me Dominique JUGIEAU, Plaidant/Constitué, avocat au barreau de CHARTRES, vestiaire : 000048
APPELANT
****************
Association AIDE AUX MERES ET AUX FAMILLES A DOMICILE ILE DE F RANCE SUD ET OUEST - AMFD
[Adresse 1]
[Localité 4]
Représentants : Me Martine DUPUIS de la SELARL LEXAVOUE PARIS-VERSAILLES, Constitué, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 625 et Me Maud FAUCHON de la SELEURL EMF AVOCAT, Plaidant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : K0124
INTIMEE
****************
Composition de la cour :
En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 09 mai 2023 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, Président chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, Président,
Madame Valérie DE LARMINAT, Conseiller,
Madame Isabelle CHABAL, Conseiller,
Greffier lors des débats : Madame Domitille GOSSELIN,
Vu l'ordonnance de référé rendue le 16 décembre 2022 par le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt,
Vu la déclaration d'appel de M. [N] [Z] du 22 décembre 2022,
Vu les conclusions de M. [N] [Z] du 18 avril 2023,
Vu les conclusions de l'association Aide aux Mères et aux Familles à Domicile Ile-de-France Sud et Ouest (AMFD) du 18 avril 2023,
Vu l'avis de fixation de l'affaire à bref délai du 5 janvier 2023,
Vu l'ordonnance de clôture du 19 avril 2023.
EXPOSE DU LITIGE
L'association Aide aux Mères et aux Familles à Domicile Ile-de-France Sud et Ouest (AMFD) ' dont le siège social est [Adresse 1] à [Localité 6] ' a pour but de répondre aux besoins des familles et des personnes isolées avec enfant(s). Elle emploie plus de dix salariés et applique la convention collective de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010.
M. [N] [Z], né le 6 février 1966, a été engagé par contrat de travail à durée indéterminée, par l'AMFD, du et à effet au 17 septembre 2018, en qualité de directeur général, statut cadre, moyennant une rémunération forfaitaire annuelle de 70 000 euros en contrepartie d'un forfait jour de 217 jours par an.
Par courrier du 12 juillet 2022, M. [Z] a été convoqué à un entretien préalable fixé au 1er août 2022.
Par lettre en date du 4 août 2022, l'association AMFD a notifié à M. [Z] son licenciement pour faute grave dans les termes suivants :
'Nous faisons suite à l'entretien préalable qui s'est déroulé le 1er août 2022, auquel vous vous êtes présenté, assisté de Madame [S] [D], membre du CSE.
Nous vous avons exposé nos griefs et nous vous avons entendu en vos explications qui ne nous ont pas convaincus, de sorte que la présente lettre constitue la notification de votre licenciement pour faute grave caractérisée par les éléments suivants :
Depuis le 17 septembre 2018, vous occupez le poste de Directeur de l'Association Aide aux Mères et aux Familles à Domicile Ile-de-France Sud et Ouest.
Or, nous avons à déplorer de votre part une exécution déloyale de votre contrat de travail caractérisée par une insubordination/opposition réitérée au Président et au Conseil d'administration de l'association, un refus persistant de rendre compte de votre activité qui demeure opaque et un dénigrement, ces attitudes ayant atteint leur paroxysme le 29 juin dernier, raison pour laquelle vous avez été convoqué à un entretien préalable en vue d'un licenciement pouvant aller jusqu'à la faute grave et mis à pied à titre conservatoire.
Nous vous avons alerté à plusieurs reprises sur ces manquements mais vous n'en avez tenu aucun compte et avez persisté dans cette attitude, faisant délibérément fi de votre lien de subordination envers le Président et de votre obligation de rendre compte de votre activité à ce dernier et également au Conseil d'administration.
Ainsi, il apparait que contrairement à vos obligations, vous ne répondez régulièrement