Pôle 6 - Chambre 11, 3 octobre 2023 — 21/08353

other Cour de cassation — Pôle 6 - Chambre 11

Texte intégral

Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE

délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 11

ARRET DU 03 OCTOBRE 2023

(n° , 12 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/08353 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CEO47

Décision déférée à la Cour : Jugement du 22 Juillet 2021 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS - RG n° 19/11394

APPELANTE

Madame [J] [X]

[Adresse 1]

[Localité 4]

Représentée par Me Richard WETZEL, avocat au barreau de PARIS, toque : E1970

INTIMEE

SOCIETE ESTÉE LAUDER COMPANIES FRANCE (ELCO)

[Adresse 2]

[Localité 3]

Représentée par Me Audrey HINOUX, avocat au barreau de PARIS, toque : C2477

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 22 Juin 2023, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Anne HARTMANN, Présidente de chambre, chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :

Madame Anne HARTMANN, Présidente de chambre,

Madame Isabelle LECOQ-CARON, Présidente de chambre,

Madame Catherine VALANTIN, Conseillère,

Greffier, lors des débats : Madame Manon FONDRIESCHI

ARRET :

- contradictoire

- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.

- signé par Madame Anne HARTMANN, Présidente de chambre, et par Madame Manon FONDRIESCHI, Greffière à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

RAPPEL DES FAITS, PROCÉDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES

La société Estée Lauder Companies Inc. Est une entreprise américaine de cosmétique de prestige.

La SAS Estée Lauder Companies France appartient au Groupe Estée Lauder dont le holding faîtier est situé aux Etats-Unis, qui est un des acteurs principaux du secteur de la beauté prestige.

Mme [J] [X], née en 1981, a été engagée par la SAS Estée Lauder Compagnies France (ci-après ELCO), par un contrat de travail à durée indéterminée à compter du 3 octobre 2011 en qualité de responsable comptable client.

Les relations contractuelles entre les parties étaient soumises à la convention collective nationale des industries chimiques.

A compter de septembre 2018, le comité social et économique de la société ELCO a fait l'objet d'une information-consultation pour la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Le PSE prévoyait la suppression de 17 postes et la création de 4 postes.

Un accord collectif unanime a été régularisé entre les organisations syndicales représentatives de l'entreprise et la société ELCO ; puis le PSE a fait l'objet d'une validation par la Direccte par décision en date du 29 novembre 2018.

Le 6 décembre 2018, Mme [X] était convoquée à un entretien préalable.

Elle a ensuite été licenciée pour motif économique par lettre du 15 juillet 2019.

A la date du licenciement, la salariée avait une ancienneté de 7 ans et 9 mois et la société ELCO occupait à titre habituel plus de dix salariés.

Contestant la légitimité de son licenciement et réclamant diverses indemnités à titre principal, sollicitant des dommages et intérêts pour non-respect des critères d'ordre à titre subsidiaire, outre des rappels aux titres des indemnités complémentaire et conventionnelle de licenciement, compensatrices de préavis, de congés flottants et payés et RTT, et outre des dommages et intérêts pour perte de chance au titre des primes exceptionnelles et licenciement vexatoire, Mme [X] a saisi le 23 décembre 2019 le conseil de prud'hommes de Paris qui, par jugement du 22 juillet 2021, auquel la cour se réfère pour l'exposé de la procédure antérieure et des prétentions initiales des parties, a statué comme suit :

-déboute Mme [J] [X] de l'ensemble de ses demandes ;

-déboute la société ELCO de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;

-condamne Mme [J] [X] aux dépens.

Par déclaration du 7 octobre 2021, Mme [X] a interjeté appel de cette décision, notifiée le 16 septembre 2021.

Dans ses dernières conclusions adressées au greffe par le réseau privé virtuel des avocats le 29 décembre 2021, Mme [X] demande à la cour de :

-Recevoir Mme [X] en son appel interjeté à l'encontre du jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Paris en date du 22 juillet 2021 et l'y déclarée bien fondée ;

-Recevoir madame [X] en ses demandes, fins et conclusions et l'y déclarer bien fondée,

-Infirmer totalement le jugement entrepris et statuant à nouveau :

-Juger que le licenciement de madame [X] est sans cause réelle et sérieuse

-Juger que la société ELCO n'a pas respecté les critères d'ordre

-Juger que la société ELCO n'a pas respecté son obligation de reclassement

En conséquence,

-Condamner la société ELCO à ve