4eme Chambre Section 2, 1 décembre 2023 — 22/02725

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Texte intégral

01/12/2023

ARRÊT N°2023/443

N° RG 22/02725 - N° Portalis DBVI-V-B7G-O47W

CB/AR

Décision déférée du 15 Juin 2022 - Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de TOULOUSE ( F 20/01347)

section activités diverses - CAMBOU

S.A.S. LES PETITS CHAPERONS ROUGES

C/

[T] [U] épouse [E]

infirmation partielle

Grosse délivrée

le 1ER DECEMBRE 2023

à Me Ophélie BENOIT-DAIEF

Me Bénédicte BERNES

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

***

COUR D'APPEL DE TOULOUSE

4eme Chambre Section 2

***

ARRÊT DU PREMIER DECEMBRE DEUX MILLE VINGT TROIS

***

APPELANTE

S.A.S. LES PETITS CHAPERONS ROUGES

agissant poursuites et diligences de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité audit siège [Adresse 3]

Représentée par Me Ophélie BENOIT-DAIEF de la SELARL LEXAVOUE PAU-TOULOUSE, avocat au barreau de TOULOUSE (postulant) et par Me Denis FERRE de la SELARL ABEILLE & ASSOCIES, avocat au barreau de MARSEILLE (plaidant)

INTIMEE

Madame [T] [U] épouse [E]

[Adresse 1]

[Localité 2]

Représentée par Me Bénédicte BERNES, avocat au barreau de TOULOUSE

COMPOSITION DE LA COUR

En application des dispositions des articles 786 et 907 du Code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 19 Octobre 2023, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant F. CROISILLE-CABROL,conseillère et E.BILLOT, vice-présidente placée chargées du rapport. Ces magistrats ont rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :

C. BRISSET, présidente

F. CROISILLE-CABROL, conseillère

E. BILLOT, vice-présidente placée

Greffier, lors des débats : A. RAVEANE

ARRET :

- contradictoire

- prononcé publiquement par mise à disposition au greffe après avis aux parties

- signé par C. BRISSET, présidente, et par A. RAVEANE, greffière de chambre

EXPOSÉ DU LITIGE

Mme [T] [E] a été embauchée selon contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er mars 2018 par la SAS LPCR Collectivités Publiques en qualité d'auxiliaire puériculture, statut employé.

La convention collective applicable est celle des services à la personne.

La société LPCR Collectivités Publiques emploie au moins 11 salariés.

Selon lettre du 11 décembre 2018, Mme [E] a été convoquée à un entretien préalable au licenciement fixé au 19 décembre 2018.

Par courrier du 27 décembre 2018, la société LPCR Collectivités Publiques notifiait une mise à pied disciplinaire d'une durée de trois jours à Mme [E].

À compter du mois de décembre 2018, Mme [E] a été placée en arrêt de travail pour maladie.

À la suite d'une visite de pré-reprise en date du 3 septembre 2019, le médecin du travail préconisait la mise en place d'un temps partiel thérapeutique à 50 %.

Le 16 septembre 2019, Mme [E] a été déclarée inapte à son poste de travail par la médecine du travail. Le médecin du travail a renseigné la rubrique tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé.

Elle a été licenciée pour inaptitude et impossibilité de reclassement selon lettre du 9 octobre 2019.

Le 6 octobre 2020, Mme [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Toulouse aux fins de contester sa mise à pied disciplinaire et son licenciement, considérant que son inaptitude était consécutive à une situation de harcèlement moral.

Par jugement du 15 juin 2022, le conseil a :

- dit et jugé que la mise à pied est injustifiée,

- condamné la SAS Les Petits Chaperons Rouges, prise en la personne de son représentant légal, ès qualités, à régler à Mme [T] [E] les sommes suivantes :

- 235 euros à titre de rappel de salaire,

- prononcé la nullité du licenciement,

- requalifié le licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- condamné la société Les Petits Chaperons Rouges à régler à Mme [E] les sommes suivantes :

- 6 800 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du licenciement nul (4 mois de salaire en rapport au barème Macron x 1 700 euros = 6 800 euros),

- 3 400 euros à titre de préavis,

- 340 euros au titre des congés payés y afférent,

- 4 000 euros au titre de l'indemnité de l'employeur à son obligation de sécurité des salariés,

- 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,

- débouté les parties du surplus de leurs demandes,

- mis les dépens à la charge de la société Les Petits Chaperons Rouges,

- débouté les parties du surplus de leurs demandes.

Le 19 juillet 2022, la société Les Petits Chaperons Rouges a interjeté appel du jugement, énonçant dans sa déclaration les chefs critiqués de la décision.

Dans ses dernières écritures en date du 5 octobre 2022, auxquelles il est fait expressément référence, la société LPCR Collectivités Publiques (ci-après LPCR) demande à la cour de :

- infirmer l'entier jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Toulouse en ce qu'il a :

- dit et jugé que la mise à pied e