5ème chambre sociale PH, 23 janvier 2024 — 22/00131
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ARRÊT N°
N° RG 22/00131 - N° Portalis DBVH-V-B7G-IJ3W
CRL/JLB
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE NIMES
13 décembre 2021
RG :20/00710
S.A.R.L. NCEM
C/
[H]
Grosse délivrée le 23 JANVIER 2024 à :
- Me FRANC
- Me POMIES-RICHAUD
COUR D'APPEL DE NÎMES
CHAMBRE CIVILE
5ème chambre sociale PH
ARRÊT DU 23 JANVIER 2024
Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NIMES en date du 13 Décembre 2021, N°20/00710
COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :
Mme Catherine REYTER LEVIS, Conseillère, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Monsieur Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président
Madame Evelyne MARTIN, Conseillère
Mme Catherine REYTER LEVIS, Conseillère
GREFFIER :
Madame Delphine OLLMANN, Greffière, lors des débats et Monsieur Julian LAUNAY BESTOSO, Greffier, lors du prononcé de la décision
DÉBATS :
A l'audience publique du 14 Novembre 2023, où l'affaire a été mise en délibéré au 23 Janvier 2024.
Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.
APPELANTE :
S.A.R.L. NCEM
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représentée par Me Frédéric FRANC, avocat au barreau D'AVIGNON
INTIMÉ :
Monsieur [X] [H]
[Adresse 4]
[Localité 3]
Représenté par Me Anne-laure BECHEROT-JOANA de la SELARL BECHEROT-GATTA-HUGUENIN VIRCHAUX-ARNAUD, avocat au barreau D'AVIGNON
Représenté par Me Georges POMIES RICHAUD de la SELARL CABINET LAMY POMIES-RICHAUD AVOCATS ASSOCIES, avocat au barreau de NIMES
ARRÊT :
Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par Monsieur Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président, le 23 Janvier 2024, par mise à disposition au greffe de la Cour.
FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS
M. [X] [H] a été engagé par la S.A.R.L. Ncem suivant contrat de travail à durée indéterminée du 15 octobre 2019, à temps complet, en qualité de boucher, emploi relevant de la convention collective nationale fruits et légumes épicerie et produits laitiers commerce de détail.
Le 8 janvier 2020, M. [X] [H] s'est vu notifier un avertissement pour manquement aux procédures relatives à la conservation des denrées.
À compter du 13 juillet 2020, M. [X] [H] a été placé en arrêt de travail pour maladie.
Par lettre du 7 septembre 2020, M. [X] [H] a été convoqué à un entretien préalable à une mesure de licenciement, puis a été licencié pour faute grave par lettre du 18 septembre 2020,
Contestant cette mesure et formulant divers griefs à l'encontre de l'employeur, M. [X] [H] a saisi le conseil de prud'hommes de Nîmes, par requête reçue le 29 novembre 2021, afin de voir annuler l'avertissement du 8 janvier 2020, dire son licenciement nul ou à tout le moins sans cause réelle et sérieuse et, condamner la S.A.R.L. Ncem à lui payer diverses indemnités.
Par jugement contradictoire du 13 décembre 2021, le conseil de prud'hommes de Nîmes a :
- dit que la moyenne des 3 derniers mois de salaires s'établit à la somme de 2 352,45 euros,
- dit que le licenciement est frappé de nullité au regard de l'article L1132-4 du code du travail,
- condamné la S.A.R.L. Ncem Utile Pujaut à verser à M. [X] [H] les sommes suivantes :
* 15 000 euros à titre de dommages et intérêts au titre de la discrimination au regard de la maladie,
* 2352,45 euros brut à titre d'indemnité de préavis,
* 470 euros brut à titre d'indemnité de licenciement,
* 1260 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
- débouté M. [X] [H] de sa demande au titre d'annulation de l'avertissement du 8 janvier 2020,
- débouté les parties de leurs demandes plus amples ou contraires,
- ordonné l'exécution provisoire en application des dispositions de l'article 515 du code de procédure civile,
- condamné la S.A.R.L. Ncem Utile Pujaut aux dépens.
Par acte du 13 janvier 2022, la S.A.R.L. Ncem a régulièrement interjeté appel de cette décision.
Par ordonnance en date du 23 mai 2023, le conseiller de la mise en état a prononcé la clôture de la procédure à effet au 17 octobre 2023 à 16 heures. L'affaire a été fixée à l'audience du 14 novembre 2023.
Aux termes de ses dernières conclusions en date du 12 avril 2022, la S.A.R.L. Ncem demande à la cour de :
- réformer le jugement du conseil des prud'hommes de Nîmes en ce qu'il a dit que le licenciement est frappé de nullité au regard de l'article L. 1132-4 du code du travail
- débouter M. [X] [H] de l'ensemble de ses demandes, fins et prétentions
- dire et juger que M. [X] [H] a commis une faute grave
- dire et juger bien fondé le licenciement prononcé par lettre recommandée avec avis de réception du 18 septembre 2020
- dire et j