Chbre Sociale Prud'Hommes, 1 février 2024 — 22/01548

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Texte intégral

COUR D'APPEL DE CHAMBÉRY

CHAMBRE SOCIALE

ARRÊT DU 01 FEVRIER 2024

N° RG 22/01548 - N° Portalis DBVY-V-B7G-HCL2

[E] [I]

C/ S.A.S. COYOTE SYSTEM

Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de Chambéry en date du 21 Juillet 2022, RG F 20/00219

Appelant

M. [E] [I]

né le 04 Décembre 1959 à [Localité 4], demeurant [Adresse 2]

Représenté par Me Frédéric MATCHARADZE de la SELARL FREDERIC MATCHARADZE, avocat au barreau de CHAMBERY

Intimée

S.A.S. COYOTE SYSTEM, demeurant [Adresse 1]

Représentée par Me Benjamin LOUZIER de la SELARL REDLINK, avocat au barreau de PARIS

COMPOSITION DE LA COUR :

Lors de l'audience publique des débats, tenue en double rapporteur, sans opposition des avocats, le 23 novembre 2023 par Madame Valéry CHARBONNIER, Présidente de la Chambre Sociale, qui a entendu les plaidoiries, en présence de Monsieur Cyril GUYAT, conseiller, assisté de Monsieur Bertrand ASSAILLY, greffier, à l'appel des causes, dépôt des dossiers et de fixation de la date du délibéré.

Et lors du délibéré par :

Madame Valéry CHARBONNIER, Président,

Monsieur Cyril GUYAT, Conseiller

Madame Isabelle CHUILON, Conseiller,

********

Exposé du litige':

M. [E] [I] a été engagé le 3 avril 2015 par la société Baya Consulting en qualité d'analyste programmeur en contrat à durée déterminée de chantier pour effectuer sa mission au sein de la société Fleet Technology sises [Localité 3] (73).

M. [I] a ensuite été embauché en contrat à durée déterminée par société Fleet Technology en qualité de développeur informatique de gestion le 30 septembre 2015 et la relation de travail s'est poursuivie à durée déterminée à compter du 24 décembre 2015.

La convention collective de la métallurgie est applicable.

La société Fleet Technology a été rachetée par la SAS Coyote system en 2017 avec effet au 1er octobre 2020.

Par courrier du 9 mars 2020, la SAS Coyote system a informé M. [E] [I] de son changement de lieu de travail en application de la clause de mobilité figurant dans son contrat de travail.

Par courrier du 14 mars 2020, M. [E] [I] a refusé la mobilité.

A compter du 11 mai 2020, la SAS Coyote system a considéré que M. [E] [I] était en absence injustifiée.

Par courrier du 3 juin 2020, M. [E] [I] a été convoqué à un entretien préalable au licenciement fixé le 16 juin 2020.

Par courrier du 23 juin 2020, M. [E] [I] a été licencié pour avoir refusé la mobilité géographique.

M. [E] [I] a saisi le conseil des prud'hommes de Chambéry, en date du 21 décembre 2020 aux fins de contester son licenciement et l'exécution loyale de son contrat de travail.

Par jugement du'21 juillet 2022, le conseil des prud'hommes de Chambéry, a':

- Dit que le licenciement n'est pas abusif

- Dit qu'il n'y a pas d'exécution déloyale et défectueuse du contrat de travail, ni d'inégalité de traitement

- Débouté M. [I] de l'intégralité de ses demandes

- Condamné M. [I] à verser à la société Coyote system la somme de 400 euros au titre de l'article 700 du CPC

- Condamné M. [I] aux entiers dépens.

La décision a été notifiée aux parties et M. [E] [I] en a interjeté appel par le Réseau privé virtuel des avocats en date du 19 août 2022.

Par conclusions du'6 avril 2023, M. [E] [I] demande à la cour d'appel de':

- Infirmer le jugement du 21 juillet 2022 dont appel en ce qu'il a :

- Dit que le licenciement n'est pas abusif

- Dit qu'il n'y a pas d'exécution déloyale et défectueuse du contrat de travail, ni d'inégalité de traitement

- Débouté M. [I] de l'intégralité de ses demandes

Et statuant à nouveau :

- Fixer le salaire mensuel de base à 2 744 € bruts ;

- Requalifier le licenciement intervenu en licenciement sans cause réelle et sérieuse

- Condamner la société COYOTE SYSTEM à verser à Monsieur [I] les sommes suivantes, avec intérêt au taux légal à compter de la saisine du conseil de prud'hommes :

* 16 463 euros nets à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

* 67 797 euros nets à titre de préjudice de perte de chance de bénéficier des droits à la retraite

* 10 000 euros nets au titre des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail

* 19 944 euros bruts à titre de rappel de salaire au titre de l'égalité de traitement 1 994 euros bruts au titre des congés payés afférents

- Ordonner la remise de bulletins de salaire, de l'attestation Pôle Emploi et du certificat de travail conformes sous astreinte de 50 euros par jour par document à compter du Jugement et se réserver la liquidation de l'astreinte ;

- Condamner la société à verser à Monsieur [I] la somme de 3 000 € au titre de l'article 700 du CPC.

Par conclusions du 31 mai 2023, la Sas Coyote system demande à la cour d'appel de':

- Confirmer le jugement du Conseil de prud'hommes de Chambéry du 21 juillet 2022 en toutes ses dispositions ;

- Débouter Monsieur [I] de l'intégralité de ses demandes ;

- Condamner Monsieu