Expropriations, 7 février 2024 — 21/00005
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE VERSAILLES
JURIDICTION DE L’EXPROPRIATION DES YVELINES
JUGEMENT FIXANT INDEMNITE
le SEPT FEVRIER DEUX MIL VINGT QUATRE
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N° RG 21/00005 - N° Portalis DB22-W-B7F-P4FP
OPÉRATION : Expropriation - Aménagement de la ZAC de [Localité 16] à [Localité 11].
Nous, Mélanie MILLOCHAU, Juge placée auprès du Premier Président de la Cour d'appel de VERSAILLES, déléguée en qualité de juge de l’Expropriation au Tribunal Judiciaire de VERSAILLES, désignée le 22 décembre 2023 par ordonnance n°608/2023 de Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel de VERSAILLES, rectifiée par ordonnance n°18/2024 du 10 janvier 2024, en conformité des dispositions des articles L. 211-1 et L. 220-1 du Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, assistée de Sarah TAKENINT, Greffier.
ENTRE :
ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER D’ILE DE FRANCE (EPFIF), établissement public de l’Etat à caractère industriel et commercial identifié au Registre du Commerce et des Sociétés de PARIS sous le numéro 495 120 008, dont le siège social est situé [Adresse 7]), pris en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité audit siège.
AUTORITÉ EXPROPRIANTE ET DEMANDERESSE Représentée par Maître Miguel BARATA de l’AARPI BARATA CHARBONNEL, avocat au barreau de PARIS.
ET
Monsieur [K] [C], né le 11 novembre 1942 à [Localité 15], de nationalité française, demeurant [Adresse 8]).
Madame [L] [P] [N] épouse [C], née le 17 juillet 1947 à [Localité 14] (Île Maurice) de nationalité française, demeurant [Adresse 8]).
PROPRIÉTAIRES EXPROPRIÉS ET DÉFENDEURS Représentés par Maître Yves BEDDOUK de la SELARL FIDU-JURIS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 13. DÉBATS A l’audience du 12 janvier 2024 tenue en audience publique.
EN PRESENCE DE : Monsieur [O] [B], Inspecteur des Finances Publiques suppléant le Directeur Départemental des Finances Publiques, Commissaire du Gouvernement.
*** FAITS ET PROCÉDURE
Monsieur [K] [C] et Madame [L] [P] [N] épouse [C], étaient propriétaires du lot n°25 d’une surface de 20,5 m2 au [Adresse 3] qui est situé sur la parcelle AP n° [Cadastre 5], d’une contenance totale de 8.661 m2.
Dans le cadre d’une opération de restructuration et de modernisation du quartier [Localité 16] pour laquelle s’est engagée la commune de [Localité 11] par une délibération du conseil municipal de la commune ayant créé la ZAC [Localité 16] en date du 2 juillet 2004 et déclarée d’utilité publique au profit de l’ETABLISSEMENT PUBLIC FONCIER ILE DE FRANCE (ci-après « EPFIF») par arrêté du Préfet des Yvelines du 18 mars 2019, l’EPFIF a engagé une procédure d'expropriation des parcelles et immeubles situés dans le périmètre de l'opération, dont la parcelle précitée.
Par arrêté du 5 juillet 2019, le Préfet des Yvelines a déclaré cessibles immédiatement au profit de l’EPFIF les biens situés sur le périmètre de la ZAC [Localité 16].
Par ordonnance du 13 décembre 2019, le juge de l’expropriation près le tribunal de grande instance de Versailles a prononcé le transfert de propriété au profit de l’EPFIF de la parcelle AP n° [Cadastre 5] sur laquelle est bâti le centre commercial Saint-Louis.
Par un courrier recommandé en date du 19 juin 2020, l’EPFIF a notifié aux propriétaires du lot n° 25 et des 9/1000èmes des parties communes de l’ensemble immobilier en copropriété, ses offres indemnitaires.
Par un courrier en date du 6 juillet 2020, les propriétaires ont demandé une indemnité de 25.000 euros.
En l’absence d’acceptation, suivant mémoire reçu au greffe le 5 mars 2021, l’EPFIF a saisi le juge de l’expropriation près le tribunal judiciaire de Versailles aux fins de voir fixer l’indemnité d’expropriation devant revenir à Monsieur [K] [C] et à Madame [L] [P] [N] épouse [C].
L’ordonnance fixant la date du transport et de l’audience a été rendue le 28 août 2023.
Les conclusions du commissaire du gouvernement ont été réceptionnées par le greffe du tribunal judiciaire de Versailles le 29 novembre 2023.
Le transport sur les lieux est intervenu le 7 décembre 2023 en présence des parties.
L’affaire a été retenue à l’audience du 12 janvier 2024 lors de laquelle les parties et le commissaire du gouvernement ont été entendus. Aux termes de son dernier mémoire réceptionné par le greffe le 8 janvier 2024, l’EPFIF demande au juge de l’expropriation de fixer l’indemnité totale de dépossession à la hauteur de 15.600 euros décomposée comme suit : 13.325 euros au titre de l’indemnité principale ;2.248,75 euros au titre des frais de remploi.L’EPFIF demande également au juge de l’expropriation de laisser les dépens à sa charge.
Aux termes de son mémoire réceptionné par le greffe le 12 janvier 2024, Monsieur et Madame [C] demandent au juge de l’expropriation de : Débouter l’EPFIF de ses demandes, fins et prétentions ;Fixer le montant de l’indemnité principale à la somme de 60.000 euros ;Fixer le montant de l’indemnité de remploi à la somme de 10.000 euros ;Condamner L’ETABLISSEMENT PUBLIC F