Chambre 24 / Proxi référé, 27 février 2024 — 23/01003
Texte intégral
TRIBUNAL DE PROXIMITÉ D’AULNAY-SOUS-BOIS [Adresse 3] [Localité 6]
Téléphone : [XXXXXXXX01] Télécopie : [XXXXXXXX02] @ : [Courriel 7]
N° RG 23/01003 - N° Portalis DB3S-W-B7H-YOP3
Minute : 24/00106
Etablissement public SEINE-SAINT-DENIS HABITAT Représentant : Me Thierry DOUEB, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : C1272
C/
Madame [X] [Z] Représentant : Me Sophie HAGEGE, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : D2014
Exécutoire, copie, dossier délivrés à : Me DOUEB Thierry Copie, dossier délivrés à : Me HAGEGE Sophie
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Ordonnance rendue et mise à disposition au Greffe du Tribunal de proximité en date du VINGT SEPT FEVRIER DEUX MILLE VINGT QUATRE
par Madame GATTO-DUBOS Anne-Claire, Juge des contentieux de la protection, statuant en matière de référé,
Assistée de Madame MARTIN Esther, Adjoint Administratif Assermenté faisant fonction de Greffier,
Après débats à l'audience publique du 9 JANVIER 2024 tenue sous la Présidence de Madame GATTO-DUBOS Anne-Claire, Juge des contentieux de la protection Assistée de Madame MARTIN Esther, Adjoint Administratif Assermenté faisant fonction de Greffier audiencier
ENTRE DEMANDEUR :
Etablissement public SEINE-SAINT-DENIS HABITAT, [Adresse 4], représenté par son Président domicilié en cette qualité audit siège, Représenté par Maître DOUËB Thierry, avocat au barreau de Paris
D’UNE PART
ET DEFENDERESSE :
Madame [X] [Z], demeurant [Adresse 5] Assistée de Me HAGEGE Sophie, avocat au barreau de Paris
D’AUTRE PART
EXPOSÉ DU LITIGE
Par acte sous seing privé du 24/02/2020, l’OPH Seine-Saint-Denis Habitat a consenti à Mme [X] [Z] un bail portant sur un logement sis, [Adresse 5], porte n° 2, 3ème étage, sur la commune du Blanc Mesnil (93150).
Par exploit de commissaire de justice du 07/11/2023, l’OPH Seine-Saint-Denis Habitat a fait citer en référé Mme [X] [Z] à comparaître devant le juge des contentieux de la protection du tribunal de céans aux fins de voir :
- constater l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut de paiement du loyer,
- ordonner l’expulsion de la défenderesse et celle de tous occupants de son chef, au besoin avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier,
- dire que le sort des meubles sera régi par les dispositions des articles L 433-1 et L 433-2 du code des procédures civiles d’exécution,
- condamner la défenderesse au paiement, à titre provisionnel de :
. la somme de 2 239,91 € au titre des loyers et charges, suivant décompte arrêté au terme du mois de juin 2023 inclus, assortie des intérêts au taux légal à compter du commandement de payer,
. d’une indemnité mensuelle d’occupation fixée au montant du loyer et des charges à compter du mois de juillet 2023 et jusqu’à parfaite libération des lieux avec remise des clés au bailleur,
- condamner la défenderesse à produire l’assurance locative, sous astreinte de 15 € par jour de retard, commençant à courir huit jours après la signification de la décision à intervenir,
- condamner la défenderesse au paiement de la somme de 500 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile et des dépens, en ce compris le coût du commandement de payer.
A l’audience du 09/01/2024, la présidente d’audience a donné connaissance aux parties des éléments recueillis par le service départemental de prévention des expulsions locatives, faisant état notamment de l’apurement de la dette locative, afin qu’il en soit débattu.
L’OPH Seine-Saint-Denis Habitat, représenté par son conseil, a confirmé que la dette a été intégralement soldée, que l’attestation de l’assurance du logement a bien été communiquée et qu’en conséquence, il se désiste de l’ensemble de ses demandes en principal mais il maintient cependant la demande de condamnation de la défenderesse à participer aux frais irrépétibles engagés et au paiement des dépens.
Mme [X] [Z], assistée de son avocat, a invoqué sa bonne foi en soulignant avoir vainement tenté d’obtenir auprès du bailleur un plan d’apurement de la dette. Elle explique avoir repris le paiement du loyer dès le mois de juillet et que la dette a été soldée dès le mois d’octobre 2023. Elle ajoute enfin, qu’ainsi qu’elle en justifie, le logement est assuré depuis l’entrée dans les lieux et qu’elle a communiqué l’ensemble des attestations au bailleur. Elle demande en conséquence de débouter le bailleur de ses demandes accessoires.
La décision a été mise en délibéré pour être rendue le 27/02/2024 par mise à disposition au greffe de la juridiction, ce qui a été précisé à l’audience.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Il résulte de l’article 394 du code de procédure civile que le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l’instance.
L’article 395 du code de procédure civile prévoit que le désistement n’est parfait que par l’acceptation du défendeur ; toutefois, l’acceptation n’est pas nécessaire si le défendeur n’a présenté aucune défense au fond ou fin de non-recevoir a