PS ctx technique, 10 avril 2024 — 19/03384
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1]
[1] 2 Expéditions délivrées aux parties en LS le :
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PS ctx technique
N° RG 19/03384 - N° Portalis 352J-W-B7D-CO6XS
N° MINUTE :
Déclaration orale ou écrite formée au greffe de la juridiction
02 Juillet 2018
JUGEMENT rendu le 10 Avril 2024
DEMANDERESSE
Madame [V] [G] [Adresse 2] [Localité 5]
Comparante
DÉFENDERESSE
CPAM DU VAL DE MARNE [Adresse 3] [Localité 4]
Non représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Monsieur FONROUGE, 1er Vice-président adjoint Monsieur HULLO, Assesseur Monsieur LEVY, Assesseur
assistés de Madame Céline BENS, greffière lors des débats et de Madame Sarah DECLAUDE, greffière lors de la mise à disposition
Décision du 10 Avril 2024 PS ctx technique N° RG 19/03384 - N° Portalis 352J-W-B7D-CO6XS
DEBATS
A l’audience du 07 Février 2024 tenue en audience publique avis a été donné aux parties que le jugement serait rendu par mise à disposition au greffe le 10 Avril 2024.
JUGEMENT
Par mise à disposition au greffe Réputé contradictoire en premier ressort
FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES
Mme [V] [J] [S] épouse [G], née le 1er mai 1957, exerçant la profession de femme de ménage, a déclaré une maladie professionnelle, le 24 janvier 2017, consistant en une limitation légère de la mobilité de l'épaule droite secondaire à une rupture de la coiffe des rotateurs traitée chirurgicalement.
Par décision en date du 30 mai 2018, la CPAM du Val de Marne a retenu un taux d'incapacité de 8 % à la date de consolidation du 3 mai 2018.
Par lettre reçue au greffe du Tribunal du contentieux de l'incapacité de Paris, le 12 juillet 2018, il/elle a déclaré contester cette décision, estimant que ce taux ne tenait pas compte des séquelles subies, et, notamment, du handicap vécu au quotidien l'empêchant d'exercer son métier, ce qui a entraîné une rupture conventionnelle.
Le 1er janvier 2019, le dossier a été transféré au pôle social du tribunal de grande instance de Paris en raison de la fusion du tribunal du contentieux de l'incapacité avec les juridictions de droit commun. Le 1er janvier 2020, l'instance s'est poursuivie devant le pôle social du tribunal judiciaire de Paris.
Les parties ont été invitées à comparaître à l'audience du 7 février 2024.
La requérante a indiqué ne plus travailler, être à la retraite depuis le mois juillet 2023 avec une pension de 735 euros par mois, après avoir été en pré-retraite depuis sa rupture conventionnelle, et a sollicité un taux d'IPP d'au moins 10 à 15%, et, subsidiairement, un examen médical de son dossier.
La CPAM n'a ni comparu ni présenté d'observation.
L'affaire a été mise en délibéré au 10 avril 2024.
MOTIFS
L'article L.434-2 du code de la sécurité sociale dispose que le taux de l'incapacité permanente est déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité.
Seules les séquelles résultant des lésions consécutives à l'accident du travail ou la maladie professionnelle pris en charge par la caisse doivent être prises en compte pour l'évaluation du taux d'incapacité permanente partielle attribué à la victime en application de l'article L.434-2 du code de la sécurité sociale.
L'incapacité permanente est appréciée à la date de la consolidation de l'état de la victime.
Aux termes de l'article L. 443-1 du code de la sécurité sociale, toute modification dans l'état de la victime, dont la première constatation médicale est postérieure à la date de guérison apparente ou de consolidation de la blessure, peut donner lieu à une nouvelle fixation des réparations.
Conformément à une jurisprudence constante de la Chambre sociale de la cour de cassation (Cass. Soc. 12 nov. 1998, n° 97-10.140) seuls sont pris en charge au titre de rechute d'accident du travail les troubles nés d'une aggravation, même temporaire, des séquelles de l'accident, et non ceux qui ne constituent qu'une manifestation de ces séquelles.
L'article 232 du code de procédure civile dispose que "le juge peut commettre toute personne de son choix pour l'éclairer par des constatations, par une consultation ou par une expertise sur une question de fait qui requiert les lumières d'un technicien.".
En l'espèce, il est opportun d'éclairer le tribunal sur la question technique médicale qui lui est soumise par la réalisation d'une expertise.
Il convient en conséquence d'ordonner une mesure d'expertise médicale sur pièces confiée à un médecin dans les termes précisés au dispositif de la présente décision.
Décision du 10 Avril 2024 PS ctx technique N° RG 19/03384 - N° Portalis 352J-W-B7D-CO6XS PAR CES MOTIFS
Le tribunal,
après en avoir délibéré conformément à la loi,
statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire, susceptible d'appel dans les conditions de l'article 272 du code de procédure civile, par mise à disposition