Pôle 6 - Chambre 8, 16 mai 2024 — 21/09935

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Texte intégral

Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE

délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 6 - Chambre 8

ARRET DU 16 MAI 2024

(n° , 13 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/09935 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CEYEW

Décision déférée à la Cour : Jugement du 03 Novembre 2021 -Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de PARIS - RG n° F18/08795

APPELANTE

S.A.S. PRADIER ELYSÉES

[Adresse 4]

[Localité 2]

Représentée par Me Blandine DAVID, avocat au barreau de PARIS, toque : R110

INTIMÉE

Madame [G] [I]

[Adresse 1]

[Localité 3]

(bénéficiaire de l'aide juridictionnelle Partielle numéro 2022/006992 du 16/03/2022 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de PARIS)

Représentée par Me Tamara LOWY, avocat au barreau de SEINE-SAINT-DENIS, toque : B 141

COMPOSITION DE LA COUR :

L'affaire a été débattue le 14 Mars 2024, en audience publique, devant la Cour composée de :

Mme Sophie GUENIER-LEFEVRE, Présidente de chambre

Mme Isabelle MONTAGNE, Présidente de chambre

Madame Sandrine MOISAN,Conseillère

qui en ont délibéré, un rapport a été présenté à l'audience par Madame Sophie GUENIER-LEFEVRE, Présidente, dans les conditions prévues par l'article 804 du code de procédure civile.

Greffier, lors des débats : Mme Nolwenn CADIOU

ARRÊT :

- CONTRADICTOIRE

- mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile,

- signé par Madame Mme Sophie GUENIER-LEFEVRE, présidente et par Madame Nolwenn CADIOU, greffier à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSÉ DU LITIGE

Mme [I] a été engagée le 16 mai 2016 par la société Pradier Elysées, en qualité d'équipière, par contrat à durée indéterminée, au coefficient de la convention collective nationale de la restauration rapide.

Le 3 novembre suivant, elle a été victime d'un accident de trajet qui a nécessité plusieurs arrêts de travail.

Estimant que son employeur ne respectait pas ses obligations, s'agissant notamment du paiement des salaires, elle a saisi le conseil des prud'hommes de Paris le 20 novembre 2018 pour que soit prononcée la résiliation judiciaire de son contrat de travail.

L'affaire a été appelée à l'audience du 17 septembre 2021 à laquelle elle a été mise en délibéré au 3 novembre suivant.

Le 18 septembre 2021, Mme [I] prenait acte de la rupture de son contrat de travail.

Par jugement du 3 novembre 2021 le conseil des prud'hommes en sa formation de départage a:

- prononcé la résiliation du contrat de travail aux torts de la société Pradier Elysées à la date du 18 septembre 2021,

- dit qu'elle produisait les effets d'un licenciement nul,

- condamné la société Pradier Elysées à payer à Mme [I] les sommes de :

- 5 000 euros nets à titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral,

- 2 306,66 euros nets à titre d'indemnité de licenciement,

- 3 460 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis,

- 346 euros au titre des congés payés afférents,

- 12 000 euros nets à titre d'indemnité pour licenciement nul,

- 500 euros au titre de la prime de salissure,

- 1 500 euros nets à titre de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée et familiale,

- ordonné la remise par la société Pradier Elysées des documents sociaux conformes à la présente décision,

- ordonné l'exécution provisoire de la décision,

- condamné la société Pradier Elysées à payer à Maître Tamara Lowy la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, alinéa 2,

- débouté Mme [I] du surplus de ses demandes,

- débouté la société Pradier Elysées de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamné la société Pradier Elysées aux dépens.

Par déclaration du 6 décembre 2021, la société Pradier Elysées a interjeté appel.

Dans ses dernières conclusions, communiquées par voir électronique le 23 février 2024, celle-ci, demande à la cour de :

A titre principal :

- annuler le jugement rendu le 3 novembre 2021 par le conseil de prud'hommes de Paris,

A titre subsidiaire,

- infirmer le jugement rendu le 3 novembre 2021 par le conseil de prud'hommes de Paris en toutes ses dispositions,

Et, statuant à nouveau en vertu de l'effet dévolutif de l'appel :

Sur la rupture du contrat de travail et les indemnités de rupture en découlant :

A titre principal :

- déclarer irrecevables la demande de résiliation judiciaire du contrat de travail de Mme [I] et la demande de condamnation de la société Pradier Elysées aux indemnités de rupture - devenues sans objet - ou, à tout le moins, dire lesdites demandes mal fondées et en conséquence, en débouter Mme [I],

- déclarer irrecevables la demande de requalification de la prise d'acte en licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse et la demande de condamnation de la so