8ème Ch Prud'homale, 22 mai 2024 — 21/01793
Texte intégral
8ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°142
N° RG 21/01793 -
N° Portalis DBVL-V-B7F-ROZ4
M. [G] [R]
C/
AssociationMAISON DE L'EUROPE
Infirmation partielle
Copie exécutoire délivrée
le :22-05-24
à :
-Me Christophe LHERMITTE
-Me Françoise LE VEZIEL
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 22 MAI 2024
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Madame Nadège BOSSARD, Présidente,
Monsieur Philippe BELLOIR, Conseiller,
Madame Anne-Cécile MERIC, Conseillère,
GREFFIER :
Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 15 Mars 2024
devant Madame Nadège BOSSARD, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 22 Mai 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
****
APPELANT :
Monsieur [G] [R]
né le 03 Juin 1979 à [Localité 5] (ITALIE)
demeurant [Adresse 4]
[Localité 1]
Comparant, ayant Me Christophe LHERMITTE de la SELEURL GAUVAIN, DEMIDOFF & LHERMITTE, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représenté à l'audience par Me Mathieu BRULE de la SARL OCTOGONE AVOCAT, Avocat plaidant du Barreau de NANTES
INTIMÉE :
L'Association MAISON DE L'EUROPE prise en la personne de son Président en exercice et ayant son siège :
[Adresse 3]
[Localité 2]
Représentée par Me Françoise LE VEZIEL de la SELAS ORATIO AVOCATS, Avocat au Barreau de NANTES
M. [G] [R] a été engagé par l'association la Maison de l'Europe, en qualité de Directeur, selon contrat de travail à durée indéterminée en date du 17 octobre 2016, à temps complet.
Sa rémunération mensuelle brute atteignait en dernier lieu 2 760,96 euros.
L'association emploie moins de onze salariés.
Un premier entretien d'évaluation s'est déroulé le 23 novembre 2018.
Le 28 novembre 2018, M. [R] a été placé en arrêt de travail.
Cet arrêt a été renouvelé sans discontinuer jusqu'au mois d'avril 2019.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 25 février 2019, M. [R] a été convoqué à un entretien préalable fixé le 8 mars 2019.
Le 18 mars 2019, l'association a notifié à M. [R] son licenciement pour insuffisance professionnelle.
Le 1er octobre 2019, M. [R] a saisi le conseil de prud'hommes de Nantes aux fins de :
' Dire et juger que :
- le licenciement de M. [R] est infondé et dénué de cause réelle et sérieuse,
- M. [R] a effectué de nombreuses heures supplémentaires non rémunérées,
' Condamner l'association Maison de l'Europe à lui verser :
- 16.565,76 € de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- 718,90 € de rappel d'heures supplémentaires,
- 71,89 € de congés payés afférents,
- 16.565,76 € d'indemnité forfaitaire de 6 mois prévue à l'article L.8223-1 du code du travail,
- 3.000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
' Exécution provisoire de la décision à intervenir,
' Intérêts au taux légal à compter de la saisine du conseil,
' Condamner aux entiers dépens.
Par jugement du 18 février 2021, le conseil de prud'hommes de Nantes a :
' Dit que le licenciement était justifié et qu'il n'était pas possible de mettre en évidence un reliquat d'heures supplémentaires,
' Débouté M. [R] de l'ensemble de ses demandes,
' Condamné M. [R] à verser à l'association Maison de l'Europe la somme de 500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
' Dit n'y avoir lieu à exécution provisoire,
' Condamné M. [R] aux dépens éventuels,
' Débouté les parties de leurs demandes plus amples ou contraires.
M. [R] a interjeté appel le 22 mars 2021.
Vu les écritures notifiées par voie électronique le 6 février 2024 suivant lesquelles M. [R] demande à la cour de :
' Infirmer le jugement du conseil de prud'hommes de Nantes du 18 février 2021 en ce qu'il a :
- dit que le licenciement était justifié,
- dit qu'il n'était pas possible de mettre en évidence un reliquat d'heures supplémentaires,
- débouté M. [R] de l'ensemble de ses demandes,
- condamné M. [R] à verser à l'association Maison de l'Europe une somme de 500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
Statuant à nouveau,
A titre principal,
' Condamner l'association Maison de l'Europe à verser à M. [R] une somme de 16.565,76 € à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
A titre subsidiaire,
' Condamner l'association Maison de l'Europe à verser à M. [R] une somme de 9.663,36 € à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
En toute hypothèse,
' Condamner l'association Maison de l'Europe à verser à M. [R] une somme de :
- 718,90 € à titre de rappels d'heures supplémentaires,
- 71,89 € au titre des congés payés afférents,
- 16.565,76 € au titre de l'indemnité forf