8ème Chambre, 24 mai 2024 — 21/05046
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE D’EVRY-COURCOURONNES
8ème Chambre
MINUTE N°
DU : 24 Mai 2024
AFFAIRE N° RG 21/05046 - N° Portalis DB3Q-W-B7F-OCYS
NAC : 30B
Jugement Rendu le 24 Mai 2024
FE Délivrées le :
__________________ ENTRE :
S.C.I. E2L, dont le siège social est sis [Adresse 4], immatriculée au ,registre du commerce et des sociétés d’Evry sous le numéro 498 294 214
représentée par Maître Charlotte GUITTARD de la SCP DAMOISEAU ET ASSOCIÉS, avocats au barreau d’ESSONNE postulant et Me Rita Bader, avocat au barreau de Strasbourg, avocat plaidant
DEMANDERESSE
ET :
Monsieur [G] [T] [M] [V], demeurant [Adresse 4]
représenté par Maître Marc PEUFAILLIT de la SARL JFA SOUILLAC & ASSOCIES, avocats au barreau de PARIS plaidant
DEFENDEUR
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Julie HORTIN, Juge, siégeant à Juge Rapporteur avec l’accord des avocats;
Magistrats ayant délibéré : Président : Caroline DAVROUX, 1ère Vice-Présidente adjointe, Assesseur : Anne-Simone CHRISTAU, Juge, Assesseur : Julie HORTIN, Juge,
Greffier : Zahra BENTOUILA, greffier lors des débats et Morgiane ACHIBA, directeur des services de greffe judiciaire, lors de la mise à disposition au greffe
DEBATS :
Vu l’ordonnance de clôture en date du 20 avril 2023 ayant fixée l’audience de plaidoiries au 16 Novembre 2023 date à laquelle l’affaire a été plaidée et mise en délibéré au 1er février 2024. L’affaire a été prorogée au 24 Mai 2024
JUGEMENT : Prononcé publiquement par mise à disposition au greffe, Contradictoire et en premier ressort.
EXPOSÉ DU LITIGE Par acte sous seing privé du 9 mars 2010, la SCI E2L a donné à bail commercial à Monsieur [M] [V] des locaux sis [Adresse 4] à [Localité 8]. Le bail, daté du 9 mars 2010 avec effet au 1er avril 2010, porte sur un immeuble n°3 d’une surface approximative de 52 m² plus usage de parties communes et des parkings extérieurs communs. Monsieur [M] [V] y exploite un garage automobile. Par exploit d’huissier en date du 2 novembre 2015, un commandement et une sommation de faire lui ont été délivrés le 2 novembre 2015, comportant commandement d’avoir à payer des arriérés de loyer et/ou accessoires, ainsi que d’avoir à respecter les règles d’occupation des parkings en mettant un terme à l’appropriation abusive de cet espace. Par acte du 26 mars 2020, un congé avec refus de renouvellement pour motif grave et légitime, comportant mise en demeure a été notifié à Monsieur [M] [V]. Par acte du 31 août 2021, la SCI E2L a fait assigner Monsieur [M] [V] devant le tribunal judiciaire d'Evry aux fins de validation du congé avec refus de renouvellement, d’expulsion et de paiement des sommes dus au titre des loyers échus et d’une indemnité d’occupation.
Dans ses dernières conclusions notifiées le 13 janvier 2023, la SCI E2L sollicite du tribunal de : VALIDER le congé avec refus de renouvellement délivré à M. [X] [V] le 26 mars 2020 ; En conséquence : DIRE ET JUGER que M. [M] [V] est devenu occupant sans droit ni titre du bâtiment 3 qu’il occupe au [Adresse 4] à [Localité 8] ; En conséquence : ORDONNER son expulsion immédiate et sans délai ainsi que de toute personne et de tout bien dépendant de lui, au plus tard sous un mois à compter de la décision à intervenir, et au-delà sous peine d’une astreinte de 100 euros par jour de retard ; Le CONDAMNER à payer une indemnité d’occupation, à compter du 1er octobre 2020 et jusqu’à complète évacuation, d’un montant qui ne saurait être inférieur à une fois et demi le loyer aux fins d’assurer la fonction à la fois coercitive et indemnitaire de l’indemnité d’occupation ;Le CONDAMNER à payer à la demanderesse la somme de 24 983,77 euros (VINGT QUATRE MILLE NEUF CENT QUATRE-VINGT-TROIS EUROS ET SOIXANTE- DIX-SEPT CENTS) au titre des impayés avec majoration de 10 % sur les loyers, ainsi que l’application de l’intérêt au taux contractuel ;DEBOUTER M. [M] [V] de l’ensemble de ses fins, moyens et conclusions ; Le CONDAMNER à payer une indemnité de 5 000 euros en application de l’article 700 du Code de procédure civile ;Le CONDAMNER aux entiers dépens ; ORDONNER l’exécution par provision de la décision à intervenir. Au soutien de ses prétentions, la SCI E2L indique : - que conformément à l’article L145-17 du Code de commerce, le bailleur peut refuser le renouvellement du bail sans être tenu au paiement d’aucune indemnité s’il justifie d’un motif grave et légitime à l’encontre du locataire sortant. Or la SCI E2L précise que le preneur ne s’est pas acquitté de manière ancienne et systématique au paiement des charges et des taxes, et qu’il s’agit de motifs graves et légitimes. Elle rappelle que le paiement des loyers et provisions sur charges est prévu par les dispositions contractuelles. - qu’à compter de la date d’effet du congé, soit le 30 septembre 2020, Monsieur [M] [V] est en conséquence devenu occupant sans droit ni titre de l’immeuble n°3 et qu’il est redevable d’une indemnité d’occupation à compter du 1er octobre 2020 jusqu’à complète évacuation. - que les é