8ème Ch Prud'homale, 29 mai 2024 — 21/02056

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Texte intégral

8ème Ch Prud'homale

ARRÊT N°288

N° RG 21/02056 -

N° Portalis DBVL-V-B7F-RQAH

M. [L] [X]

C/

- S.E.L.A.R.L. [Y] [J] (Liquidation judiciaire de L'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS)

- Association UNEDIC Délégation AGS CGEA DE [Localité 6]

Confirmation

Copie exécutoire délivrée

le : 29-05-24

à :

-Me Gwenola VAUBOIS

-Me Marie-Noëlle COLLEU

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE RENNES

ARRÊT DU 29 MAI 2024

COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ :

Madame Nadège BOSSARD, Présidente,

Monsieur Philippe BELLOIR, Conseiller,

Madame Anne-Cécile MERIC, Conseillère,

GREFFIER :

Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé

DÉBATS :

A l'audience publique du 21 Mars 2024

En présence de Madame [R] [G], Médiatrice judiciaire

ARRÊT :

Contradictoire, prononcé publiquement le 29 Mai 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats

****

APPELANT :

Monsieur [L] [X]

né le 29 Juillet 1977 à [Localité 5]

demeurant [Adresse 1]

[Localité 2]

Ayant Me Gwenola VAUBOIS de la SELARL ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES, Avocat au Barreau de NANTES, pour Avocat constitué

INTIMÉES :

La S.E.L.A.R.L. de Mandataire judiciaire [Y] [J] prise en la personne de Maître [Y] [J] ès qualités de mandataire liquidateur de l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS.

[Adresse 3]

[Localité 2]

Ayant Me Marie-Noëlle COLLEU, Avocat au Barreau de RENNES, pour Avocat constitué

.../...

L'Association UNEDIC - DÉLÉGATION AGS CGEA DE [Localité 6] prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège :

[Adresse 4]

[Adresse 4]

[Localité 6]

Ayant Me Marie-Noëlle COLLEU, Avocat au Barreau de RENNES, pour Avocat constitué

=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=

M. [X] a été embauché par la société LA COMPAGNIE ARTISANS selon contrat de travail à durée indéterminée, en qualité de directeur commercial, avec une rémunération mensuelle brute de 3. 831,70 euros à compter du 1er juin 2018.

Du 18 au 28 octobre 2018, M. [X] a été placé en arrêt de travail.

Le 27 novembre 2018, une rupture conventionnelle a été conclue, avant que M. [X] ne se rétracte dans le délai légal.

Par jugement du 7 mai 2019, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire d'office de l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS et a nommé Maître [J] es-qualités de mandataire judiciaire. La date de cessation des paiements a été fixée au 7 novembre 2017

Le même jour, le liquidateur a convoqué M. [X] à un entretien préalable à licenciement économique.

Le 17 mai 2019, il a été licencié pour motif économique.

Le 9 décembre 2019, M. [X] a saisi le Conseil de prud'hommes de Nantes aux fins de :

' Fixer la créance de M. [X] au passif de l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS à :

- 48.960,61 € de rappel de salaires sur la période de septembre 2018 à mai 2019,

- 20.000 € de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi en raison du retard dans le paiement des salaires,

- 2.000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,

' Ordonner la remise des bulletins de salaire afférents sous astreinte de 30 € par jour de retard, le conseil se réservant la possibilité de liquider ladite astreinte,

' Condamner aux dépens,

' Exécution provisoire,

' Dire que la décision à intervenir sera opposable à l'AGS.

La cour est saisie de l'appel interjeté par M. [X] le 2 avril 2021 contre le jugement du 4 mars 2021, par lequel le Conseil de prud'hommes de Nantes a :

' Dit que le contrat de travail signé entre M. [X] et l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS était nul,

' Débouté M. [X] de l'intégralité de ses demandes,

' Décerné acte à l'AGS et au CGEA de [Localité 6] des conditions de leur intervention sur le fondement de l'article L.625-1 du code de commerce,

' Déclaré le présent jugement opposable à l'AGS et au CGEA de [Localité 6], son mandataire,

' Condamné M. [X] aux dépens éventuels.

Vu les écritures notifiées par voie électronique le 2 juillet 2021 suivant lesquelles M. [X] demande à la cour de :

' Recevoir M. [X] en son appel et l'y déclarer bien fondé,

' Infirmer le jugement rendu par le conseil de prud'hommes le 4 mars 2021 en toutes ses dispositions,

Statuant à nouveau,

A titre principal,

' Juger que :

- la relation de travail a débuté le 1er mars 2018,

- en l'absence de contrat écrit et de salaire fixe, aucun déséquilibre ne peut être caractérisé,

- les éléments constitutifs du contrat conclu le 1er juin 2018 ne sont pas de nature à créer un déséquilibre entre les parties,

- le contrat de travail n'est pas entaché de nullité,

' Fixer la créance de M. [X] au passif de l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS à la somme de :

- 48.960,61 € de rappel de salaires sur la période de septembre 2018 à mai 2019,

- 22.990,20 € au titre du travail dissimulé,

A titre subsidiaire,

' Fixer la créance de M. [X] au passif de l'EURL LA COMPAGNIE ARTISANS à hauteur de 15.000 € au ti