CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 29 mai 2024 — 21/04210
Texte intégral
COUR D'APPEL DE BORDEAUX
CHAMBRE SOCIALE - SECTION A
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ARRÊT DU : 29 MAI 2024
PRUD'HOMMES
N° RG 21/04210 - N° Portalis DBVJ-V-B7F-MHME
Madame [O] [U]
c/
SELARL Ekip', en qualité de mandataire liquidateur de la SEML [Localité 5] Gestion Equipements
UNEDIC Délégation AGS-CGEA de [Localité 3]
Nature de la décision : AU FOND
Grosse délivrée le :
à :
Décision déférée à la Cour : jugement rendu le 09 juillet 2021 (R.G. n°F 18/01887) par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de BORDEAUX, Section Activités Diverses, suivant déclaration d'appel du 21 juillet 2021,
APPELANTE :
Madame [O] [U]
née le 05 novembre 1956 à [Localité 3] de nationalité française, demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Caroline DUPUY, avocat au barreau de BORDEAUX
INTIMÉES :
SELARL Ekip', en qualité de mandataire liquidateur de la SEML [Localité 5] Gestion Equipements, prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité au siège social [Adresse 1]
N° SIRET : 453 211 393
représentée par Me Nabil MOUNIR avocat au barreau de BORDEAUX substituant Me Patrick TRASSARD de la SELARL TRASSARD & ASSOCIES, avocat au barreau de BORDEAUX
UNEDIC Délégation AGS-CGEA de [Localité 3], prise en la personne de son Directeur domicilié en cette qualité audit siège social [Adresse 4]
représentée par Me Philippe DUPRAT de la SCP DAGG, avocat au barreau de BORDEAUX
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 09 avril 2024 en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Madame Sylvie Tronche, conseillère, chargée d'instruire l'affaire,
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Madame Sylvie Hylaire, présidente
Madame Sylvie Tronche, conseillère
Madame Bénédicte Lamarque, conseillère
Greffier lors des débats : A.-Marie Lacour-Rivière,
ARRÊT :
- contradictoire
- prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile.
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EXPOSÉ DU LITIGE
La Société Anonyme d'Economie Mixte Locale [Localité 5] Gestion Equipements (ci-après dénommée la SEML) exploitait une salle de spectacle dénommée 'La Médoquine' à [Localité 5] dans le cadre d'une convention d'affermage signée avec la mairie de la commune.
Madame [O] [U], née en 1956, a été engagée en qualité d'agent d'entretien et de surveillance par la société , par contrat de travail à durée déterminée à compter du 1er septembre 2006, renouvelé pour une période de 12 mois le 1er septembre 2007. Le 1er septembre 2008, les parties ont conclu un contrat de travail à durée indéterminée, prévoyant la mise à disposition d'un logement au bénéfice de la salariée.
Par avenant du 1er septembre 2012, les relations contractuelles ont été soumises à la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles du 1er janvier 1984. Un protocole d'accord a été signé le même jour pour régulariser la progression des salaires et des échelons.
Le contrat d'affermage a été résilié par la commune de [Localité 5] par délibération du 23 novembre 2017, notifiée le 17 janvier 2018, prenant effet le 30 juillet 2018 et une convention de mise à disposition des locaux a été signée avec la mairie de [Localité 5] jusqu'au 15 novembre 2018.
Par lettre datée du 29 mai 2018, Mme [U] a été convoquée à un entretien préalable en vue d'un éventuel licenciement fixé au 11 juin suivant, au cours duquel un contrat de sécurisation professionnelle ainsi qu'une lettre d'information sur le motif économique du licenciement lui ont été remis.
Mme [U], qui a refusé le contrat de sécurisation professionnelle proposé, a été licenciée pour motif économique par lettre recommandée avec avis de réception en date du 28 juin 2018.
A la date du licenciement, Mme [U] avait une ancienneté de 11 ans et 9 mois et la société occupait à titre habituel 5 salariés.
Les actionnaires de la SEML [Localité 5] Gestion Equipements ont voté la dissolution anticipée de la société le 4 juillet 2018.
Le 6 décembre 2018, Mme [U] a saisi le conseil de prud'hommes de Bordeaux contestant la légitimité de son licenciement et réclamant le paiement de diverses indemnités, dont des dommages et intérêts au titre du défaut de consultation des délégués du personnel, de l'exécution déloyale du contrat de travail et de la violation de l'obligation de sécurité.
Par jugement du tribunal de commerce de Bordeaux en date du 9 septembre 2020, la société [Localité 5] Gestion Equipements a été placée en liquidation judiciaire, la SELARL Ekip' étant désignée en qualité de mandataire liquidateur.
Par jugement rendu le 9 juillet 2021, le conseil de prud'hommes a :
- jugé le licenciem