4eme Chambre Section 2, 31 mai 2024 — 23/00171

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Texte intégral

31/05/2024

ARRÊT N°2024/206

N° RG 23/00171 - N° Portalis DBVI-V-B7H-PGJM

CB/AR

Décision déférée du 15 Décembre 2022 - Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de TOULOUSE ( 22 / 00412)

Section industrie - Cabot E

[P] [N]

C/

S.A. BCS FRANCE

confirmation partielle

Grosse délivrée

le 31 05 2024

à Me Jean ABBO

Me Amal BOUABDELLI-VASSEUR/LRAR

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

***

COUR D'APPEL DE TOULOUSE

4eme Chambre Section 2

***

ARRÊT DU TRENTE ET UN MAI DEUX MILLE VINGT QUATRE

***

APPELANT

Monsieur [P] [N]

[Adresse 2]

[Localité 1]

Représenté par Me Jean ABBO, avocat au barreau de TOULOUSE

INTIMEE

S.A. BCS FRANCE

prise en la personne de son représentant légal, domicilié ès qualités audit siège sis [Adresse 3]

Représentée par Me Amal BOUABDELLI-VASSEUR, avocat au barreau de GRASSE

COMPOSITION DE LA COUR

En application des dispositions des articles 786 et 907 du Code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 02 Mai 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant C. Brisset, présidente, et E.Billot, vice-présidente placée, chargées du rapport. Ces magistrates ont rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de :

C. BRISSET, présidente

M. DARIES, conseillère

E. BILLOT, vice-présidente placée

Greffière, lors des débats : A. RAVEANE

ARRET :

- contradictoire

- prononcé publiquement par mise à disposition au greffe après avis aux parties

- signé par C. BRISSET, présidente, et par A. RAVEANE, greffière de chambre

EXPOSÉ DU LITIGE

M. [P] [N] a été embauché selon contrat de travail à durée indéterminée du 3 novembre 2020 par la SA BCS France en qualité d'agent technico-commercial.

La convention collective applicable est celle du travail mécanique du bois.

La société BCS France emploie au moins 11 salariés.

Selon courrier du 9 février 2022, M. [N] a pris acte de la rupture de son contrat de travail.

Le 21 mars 2022, M. [N] a saisi le conseil de prud'hommes de Toulouse aux fins que soient conférés à sa prise d'acte les effets d'un licenciement nul.

Par jugement du 15 décembre 2022, le conseil a :

- constaté que la prise d'acte de rupture du contrat de travail de M. [N] en date du 9 février 2022 est valide,

- constaté que la prise d'acte produit l'effet d'un licenciement nul,

- condamné la société BCS France, prise en la personne de son représentant légal à payer à M. [N] les sommes suivantes :

- 5 040 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement nul,

- 1 848 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis, indemnité compensatrice de congés payés afférents comprise,

- 1 069,81 euros à titre d'indemnité légale de licenciement,

- 252 euros à titre de restitution de l'absence injustement prélevée,

- 1 800 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,

- débouté la société BCS France de sa demande reconventionnelle,

- débouté les parties des autres demandes,

- condamné la société BCS France prise en la personne de son représentant légal aux entiers dépens.

Le 15 janvier 2023, M. [N] a interjeté appel du jugement, énonçant dans sa déclaration les chefs critiqués de la décision.

Dans ses dernières écritures en date du 6 février 2023, auxquelles il est fait expressément référence, M. [N] demande à la cour de :

- confirmer le jugement en ce qu'il a dit valide la prise d'acte de rupture de M. [P] [N] produisant les effets d'un licenciement nul,

- le confirmer en ce qu'il a condamné la société BCS France à régulariser l'indemnité de licenciement pour 1 069,81 euros, ainsi qu'une retenue abusive de 252 euros,

- l'infirmer en ce qu'il n'a condamné la société BCS France à régulariser l'indemnité compensatrice de préavis qu'à hauteur de 1 848 euros congés payés compris,

- l'infirmer en ce qu'il n'a condamné la société BCS France à payer des dommages et intérêts pour licenciement nul qu'à hauteur de 5 040 euros,

- l'infirmer en ce qu'il a débouté Monsieur [N] de sa demande de régularisation des RTT pour 730,43 euros bruts,

- le confirmer en ce qu'il a accordé à M. [N] la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,

- en conséquence, en l'absence de paiement par la société BCS France au jour de la transmission des écritures d'appelant par M. [N] des sommes pourtant exécutoires nonobstant appel, condamner la société BCS France à régler à M. [N] :

- 18 627,23 euros de dommages et intérêts pour licenciement nul, soit le salaire des six derniers mois,

- 2 855,33 euros bruts au titre d'un mois de préavis outre 285,53 euros bruts de congés payés afférents,

- 730,43 euros bruts de régularisation des RTT,

- 1 200 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,

- les dépens en ce compris le droit de plaidoirie,

- déboute