Pôle social, 3 juin 2024 — 24/00060
Texte intégral
1/Tribunal judiciaire de Lille N° RG 24/00060 - N° Portalis DBZS-W-B7I-X5I4 TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LILLE
PÔLE SOCIAL
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
JUGEMENT DU 03 JUIN 2024
N° RG 24/00060 - N° Portalis DBZS-W-B7I-X5I4
DEMANDERESSE :
CPAM DE [Localité 2] [Localité 3] [Adresse 1] [Adresse 1] [Localité 3] Représentée par Mme [N] [Y], dûment mandatée
DEFENDEUR :
M. [O] [K] [Adresse 4] [Adresse 4] [Localité 2] Comparant
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Président: Benjamin PIERRE, Vice-Président Assesseur: Pierre EBERLE, Assesseur du pôle social collège employeur Assesseur: Philippe LEGUEIL, Assesseur du pôle social collège salarié
Greffier
Claire AMSTUTZ,
DÉBATS :
A l’audience publique du 08 Avril 2024, date à laquelle l’affaire a été mise en délibéré, les parties ont été avisées que le jugement serait rendu le 03 Juin 2024.
1/Tribunal judiciaire de Lille N° RG 24/00060 - N° Portalis DBZS-W-B7I-X5I4 Exposé du litige :
Par courrier recommandé reçu le 10 janvier 2024, M. [O] [K] a saisi le tribunal judiciaire de Lille, spécialement désigné en application de l’article L.211 16 du code de l’organisation judiciaire, aux fins de former opposition à la contrainte n°2110510329 54 délivrée le 14 décembre 2023 par la CPAM de [Localité 2]-[Localité 3] pour un montant de 644,99 euros au titre d’indemnités du 13 décembre 2020 au 23 décembre 2020 et du 2 février 2021 au 17 février 2021 versées à tort alors que l’attestation multi-employeur n’a pas été produite. Les parties ayant été régulièrement convoquées, l’affaire a été retenue à l’audience du 8 avril 2024.
* À l’audience, par conclusions reprises oralement auxquelles il convient de se reporter pour plus ample exposé des moyens, la CPAM de [Localité 2]-[Localité 3] demande au tribunal de : •déclarer recevable en la forme le recours de M. [O] [K] ; •au fond, l’en débouter. •valider la contrainte n°2110510329 54 délivrée le 14 décembre 2023. * M. [O] [K] indique oralement être salarié de deux sociétés différentes à savoir une dans la sécurité et une autre dans le nettoyage.
Il indique avoir envoyé tous les papiers. MOTIFS :
- Sur le bien-fondé de la contrainte : Aux termes de l'article R.133-3 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-864 du 9 mai 2017 (dont les dispositions sont entrées en vigueur à compter du 11 mai 2017), « si la mise en demeure ou l'avertissement reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, les directeurs des organismes créanciers peuvent décerner, dans les domaines mentionnés aux articles L.161-1-5 ou L.244-9, une contrainte comportant les effets mentionnés à ces articles. La contrainte est notifiée au débiteur par tout moyen permettant de rapporter la preuve de sa date de réception ou lui est signifiée par acte d'huissier de justice. La contrainte est signifiée au débiteur par acte d'huissier de justice ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. A peine de nullité, l'acte d'huissier ou la notification mentionne la référence de la contrainte et son montant, le délai dans lequel l'opposition doit être formée, l'adresse du tribunal compétent et les formes requises pour sa saisine. L'huissier de justice avise dans les huit jours l'organisme créancier de la date de signification. Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié ou pour les débiteurs domiciliés à l'étranger, au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort de l'organisme créancier par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la notification ou de la signification. L'opposition doit être motivée ; une copie de la contrainte contestée doit lui être jointe. Le secrétariat du tribunal informe l'organisme créancier dans les huit jours de la réception de l'opposition. La décision du tribunal, statuant sur opposition, est exécutoire de droit à titre provisoire ».
L’article 1302 du code civil dispose : « Tout paiement suppose une dette ; ce qui a été reçu sans être dû est sujet à restitution. La restitution n'est pas admise à l'égard des obligations naturelles qui ont été volontairement acquittées ». L’article 1302-1 du code civil dispose : « Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû doit le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu ». Il appartient à l’opposant à la contrainte de démontrer le bien-fondé de son opposition.
•Sur le calcul des cotisations
Il sera rappelé qu'il incombe à l'opposant à contrainte de rapporter la preuve du caractère infondé de la créance dont le recouvrement est poursuivi par l'organisme social.
La caisse a réclamé les bulletins de salaire des trois derniers mois à l’assuré pour permettre d’apprécier la réalité du droit à indemnités journalières et du quantum des indemnités journalières à liquider.
Alors que c'est sur lui que pèse la charge de démontrer que les s