7ème Ch Prud'homale, 13 juin 2024 — 21/03348
Texte intégral
7ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°278/2024
N° RG 21/03348 - N° Portalis DBVL-V-B7F-RV6D
Mme [V] [O]
C/
M. [I] [G]
Mme [M] [F]
Copie exécutoire délivrée
le :13/06/2024
à :
Me LE GUILLOU RODRIGUES
Me GUITTON
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 13 JUIN 2024
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Président : Monsieur Hervé BALLEREAU, Président de chambre,
Assesseur : Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,
Assesseur : Monsieur Bruno GUINET, Conseiller,
GREFFIER :
Madame Françoise DELAUNAY, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 09 Avril 2024 devant Monsieur Bruno GUINET, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Monsieur [N], médiateur judiciaire,
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 13 Juin 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
****
APPELANTE :
Madame [V] [O]
née le 21 Novembre 1969 à [Localité 11] (29)
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représentée par Me Dominique LE GUILLOU-RODRIGUES, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de QUIMPER
INTIMÉS :
Monsieur [I] [G]
né le 05 Août 1954 à [Localité 9] (29)
[Adresse 4]
[Localité 2]
Représenté par Me Cécile GUITTON de la SELARL LCE AVOCATS, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de QUIMPER
Madame [M] [F]
née le 28 Juillet 1956 à [Localité 3] (61)
[Adresse 4]
[Localité 2]
Représentée par Me Cécile GUITTON de la SELARL LCE AVOCATS, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de QUIMPER
EXPOSÉ DU LITIGE
M. [I] [G] et Mme [M] [F] sont propriétaires du château de [6] à [Localité 7] et du parc de 40 ha l'entourant, proche de [Localité 5] (29), qu'ils occupent.
Mme [V] [O] a été engagée en qualité d'employée de maison par les époux [G] :
-selon Mme [O], du 22 mai au 3 août 2019 ;
-selon les époux [G], du 3 juin au 27 juin 2019, Mme [O] ayant été rémunérée par Cesu durant cette période.
Des échanges ont eu lieu entre les parties pour la signature de deux contrats à durée indéterminée, l'un du 9 juillet, l'autre du 1er août 2019 ; les discussions ont achoppé sur le taux horaire, la variabilité des horaires et la durée du travail.
La convention collective du particulier-employeur s'applique à la relation de travail.
Mme [O] a déposé une plainte pénale pour travail dissimulé contre M. et Mme [G], le 18 décembre 2019 auprès de la gendarmerie de [Localité 10], réceptionnée le 19 décembre 2019.
Le 19 décembre 2019, Mme [F], qui avait reçu la veille un courrier de l'avocate de Mme [O] l'informant qu'elle était visée par une plainte pour travail dissimulé, déposait plainte à son tour contre Mme [O] pour menaces de mort proférées le 5 août 2019.
Le Parquet de Quimper a finalement classé ces plaintes sans suite.
***
Sollicitant le paiement de diverses sommes et indemnités, Mme [O] a saisi le conseil de prud'hommes de Quimper par requête en date du 30 janvier 2020 afin de voir :
- A titre de rappel de salaire pour la période du 22 mai au 3 août 2019 la somme de 1 405,82 euros brute congés payés inclus
- Au titre du licenciement irrégulier et/ou sans cause réelle et sérieuse, la somme de 2 147,64 euros nette
- Au titre de l'indemnité compensatrice de préavis la somme de 495,99 euros brute outre celle de 49,59 euros brute au titre des congés payés y afférents
- Au titre de l'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé, la somme de 12.885,84 euros nette
- Ordonner la délivrance par M. et Mme [G] les documents suivants:
- des bulletins de salaire conformes pour les mois de mai - juin - juillet et août 2019
- un certificat de travail
- une attestation pôle emploi rectifiée
Sous astreinte de 100 euros par document et jour de retard, le conseil de prud'hommes se réservant le droit de liquider ladite astreinte.
- Constater l'exécution provisoire de droit de la décision à intervenir
- Dire et juger que les condamnations de nature salariale porteront intérêts au taux légal à compter de la saisine et seront capitalisés
- Dire et juger que les autres condamnations porteront intérêt au taux légal à compter de la notification de l'arrêt à intervenir
- Condamner M. et Mme [G] conjointement et solidairement à la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens.
M. et Mme [G] ont demandé au conseil de prud'hommes de :
- Débouter Mme [O] de toutes ses demandes, fins et conclusions
- La condamner au paiement de 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile
Le 20 février 2020, Mme [F] a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre Mme [O] et les auteurs de plusieurs attestations produites par son ancienne salariée dans le cadre du litige prud'homal initié par cette dernière.
Le 17 avril 20