PCP JTJ proxi fond, 5 juillet 2024 — 24/01880
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 6] [1]
[1] Copie conforme délivrée le : à : Monsieur [X] [P] Madame [U] [P]
Copie exécutoire délivrée le : à : Me Samuel MALKA
Pôle civil de proximité ■
PCP JTJ proxi fond N° RG 24/01880 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4NAT
N° MINUTE :
JUGEMENT rendu le vendredi 05 juillet 2024
DEMANDERESSE Le syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3], représenté par son syndic, le Cabinet RIVE DROITE IMMOBILIER, SAS, dont le siège social est sis [Adresse 4] représentée par Me Samuel MALKA, avocat au barreau de [Localité 6], vestiaire : #K0049
DÉFENDEURS Monsieur [X] [P] demeurant [Adresse 2] non comparant, ni représenté
Madame [U] [P] demeurant [Adresse 2] non comparante, ni représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL Eloïse CLARAC, Présidente assistée de Coraline LEMARQUIS, Greffière,
DATE DES DÉBATS Audience publique du 04 avril 2024
JUGEMENT réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé par mise à disposition le 05 juillet 2024 par Eloïse CLARAC, Présidente, assistée de Coraline LEMARQUIS, Greffière
Décision du 05 juillet 2024 PCP JTJ proxi fond - N° RG 24/01880 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4NAT
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [X] [P] et Madame [U] [P] sont propriétaires du lot n°43 d'un immeuble situé [Adresse 3] à [Localité 6] [Localité 1], soumis au régime de la copropriété.
Par acte de commissaire de justice en date du 14 mars 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble situé [Adresse 3] à [Localité 6] ([Localité 5]), représenté par son syndic, l Cabinet RIVE DROITE IMMOBILIER, a fait assigner Monsieur [X] [P] et Madame [U] [P] devant le tribunal judiciaire de [Localité 6] pour obtenir, sous le bénéfice de l'exécution provisoire, leur condamnation solidaire ou à défaut in solidum à lui verser les sommes suivantes : - 5 675,16 euros au titre des charges de copropriété arrêtées au 1er janvier 2024 avec intérêts au taux légal à compter de l'assignation, - 655,42 euros au titre des frais de recouvrement, - 1 000 euros à titre de dommages et intérêts, - 1 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile, outre les dépens comprenant les frais du commandement de payer si ces derniers ne devaient pas être pris en compte au titre des frais de recouvrement.
Au soutien de ses prétentions, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble explique que malgré des relances, des charges échues restent impayées, ce qui lui cause des difficultés de gestion et de trésorerie.
A l'audience du 4 avril 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble, représenté par son avocat, a maintenu l'ensemble de ses demandes.
Monsieur [X] [P] et Madame [U] [P], régulièrement assignés à étude, n'ont pas comparu.
À l'issue des débats, la décision a été mise en délibéré jusqu'à ce jour, où elle a été mise à disposition des parties au greffe.
MOTIFS DE LA DECISION
Selon l'article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne fait droit à la demande que s'il l'estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur les charges de copropriété
En application de l'article 10 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de participer au paiement des charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun en fonction de l'utilité que ces services et éléments présentent à l'égard de chaque lot et aux charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionné à l'article 14-2 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l'article 5.
L'obligation à la dette existe, dès lors que l'assemblée générale des copropriétaires a approuvé les comptes présentés par le syndic et qu'aucun recours n'a été formé dans le délai légal, mentionné à l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965.
En vertu de l'article 35 du décret du 17 mars 1967, les appels provisionnels auxquels procède le syndic, dans les limites et sous les conditions prévues par ce texte, constituent une créance certaine, liquide et exigible.
Enfin, les travaux non inclus dans les charges de copropriété sus-définies et prévus à l'article 44 du décret n°67-223 du 17 mars 1967, ne sont pas compris dans le budget prévisionnel. Ils doivent faire l'objet d'un vote à l'assemblée générale quant à leur principe, leur montant et à leurs modalités de paiement et d'exigibilité.
Il incombe au syndicat qui poursuit le recouvrement de charges de rapporter la preuve de sa créance. A ce titre, il lui appartient de produire le procès-verbal de l'assemblée générale approuvant les comptes de l'exercice correspondant et rendant la créance certaine, liquide et exigible, un décompte de répartition de charges ainsi qu'un décompte individuel permettant de vérifier l'adéquation entre les