Sociale B salle 2, 28 juin 2024 — 22/01608

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Texte intégral

ARRÊT DU

28 Juin 2024

N° 745/24

N° RG 22/01608 - N° Portalis DBVT-V-B7G-USWM

CV/CH

Jugement du

Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de LILLE

en date du

29 Septembre 2022

(RG 20/00739 -section )

GROSSE :

aux avocats

le 28 Juin 2024

République Française

Au nom du Peuple Français

COUR D'APPEL DE DOUAI

Chambre Sociale

- Prud'Hommes-

APPELANTE :

Mme [S] [U]

[Adresse 1]

[Adresse 1]

représentée par Me Maxime MOULIN, avocat au barreau de LILLE

INTIMÉE :

S.A.R.L. ALDI MARCHE BOIS GRENIER

[Adresse 3]

[Adresse 3]

représentée par Me Anne MURGIER, avocat au barreau de PARIS, substitué par Me Alice MONROSTY, avocat au barreau de LILLE

DÉBATS : à l'audience publique du 09 Avril 2024

Tenue par Clotilde VANHOVE

magistrat chargé d'instruire l'affaire qui a entendu seul les plaidoiries, les parties ou leurs représentants ne s'y étant pas opposés et qui en a rendu compte à la cour dans son délibéré,

les parties ayant été avisées à l'issue des débats que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe.

GREFFIER : Valérie DOIZE

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ

Marie LE BRAS

: PRÉSIDENT DE CHAMBRE

Patrick SENDRAL

: CONSEILLER

Clotilde VANHOVE

: CONSEILLER

ARRÊT : Contradictoire

prononcé par sa mise à disposition au greffe le 28 Juin 2024,

les parties présentes en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 du code de procédure civile, signé par Marie LE BRAS, Président et par Annie LESIEUR, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

ORDONNANCE DE CLÔTURE : rendue le 19 mars 2024

EXPOSE DU LITIGE

Mme [U] a été embauchée en contrat de travail à temps partiel à durée déterminée par la société Aldi marché [Localité 2] en qualité d'employée commerciale pour la période du 3 avril au 20 novembre 2017 puis du 18 juin au 28 juillet 2018. Elle a ensuite été embauchée par contrat à durée indéterminée à temps partiel à compter du 30 juillet 2018.

La convention collective applicable est la convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire.

Le 7 décembre 2019, Mme [U] était convoquée à un entretien préalable en vue d'un licenciement, devant se tenir le 20 décembre suivant et mise à pied à titre conservatoire.

Elle a ensuite été licenciée le 6 janvier 2020 pour faute grave.

Mme [U] a saisi le conseil de prud'hommes de Lille afin d'obtenir la requalification de son contrat à temps partiel en contrat de travail à temps plein et de contester son licenciement et solliciter l'indemnisation de son préjudice.

Par jugement contradictoire du 29 septembre 2022, cette juridiction a :

dit et jugé que le licenciement de Mme [U] était fondé sur une faute grave,

en conséquence,

débouté Mme [U] de l'intégralité de ses demandes à ce titre,

débouté Mme [U] de sa demande de requalification de son contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps plein,

condamné Mme [U] à verser à la société Aldi marché [Localité 2] la somme de 100 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,

condamné Mme [U] aux dépens.

Par déclaration reçue au greffe le 10 novembre 2022, Mme [U] a interjeté appel du jugement en toutes ses dispositions.

Dans ses dernières conclusions remises au greffe et notifiées par la voie électronique le 6 février 2023, Mme [U] demande à la cour de :

infirmer le jugement en toutes ses dispositions,

statuant à nouveau,

à titre principal,

requalifier le contrat de travail à temps partiel à effet au 30 juillet 2018 en contrat de travail à temps plein,

condamner la société Aldi marché [Localité 2] à lui verser, à titre de rappel de salaire pour la période du 30 juillet 2018 au 6 janvier 2020 la somme de 3 915 euros bruts et la somme de 391,50 euros bruts au titre des congés payés y afférents,

juger que son licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse,

annuler la mise à pied conservatoire du 7 septembre 2019,

condamner la société Aldi marché [Localité 2] à lui payer les sommes de 1 594,05 euros bruts à titre de rappel de salaires sur la période de la mise à pied conservatoire, 159,40 euros bruts à titre de rappel de congés payés sur cette même période, 1 594,05 euros bruts à titre d'indemnité conventionnelle de licenciement,

à titre subsidiaire,

condamner la société Aldi marché [Localité 2] à lui verser les sommes de 1 383,52 euros bruts à titre de rappel de salaires sur la période de la mise à pied conservatoire, 138,35 euros bruts à titre de rappel de congés payés sur cette même période, 1 383,52 euros bruts au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement,

en tout état de cause,

condamner la société Aldi marché [Localité 2] à lui payer la somme de 8 500 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement abusif et la