2ème Chambre, 10 septembre 2024 — 21/07293
Texte intégral
2ème Chambre
ARRÊT N°319
N° RG 21/07293
N° Portalis DBVL-V-B7F-SHIA
(Réf 1ère instance : 20/01464)
M. [L] [H]
C/
M. [V] [S]
Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
- Me MASSON
- Me MOULINAS
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 10 SEPTEMBRE 2024
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Président : Monsieur David JOBARD, Président de Chambre,
Assesseur : Monsieur Jean-François POTHIER, Conseiller,
Assesseur : Madame Hélène BARTHE-NARI, Conseillère,
GREFFIER :
Madame Elodie CLOATRE, lors des débats, et Mme Ludivine BABIN, lors du prononcé,
DÉBATS :
A l'audience publique du 01 Février 2024
devant Madame Hélène BARTHE-NARI, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 10 Septembre 2024, après prorogations, par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
****
APPELANT :
Monsieur [L] [H]
né le 09 Août 1959 à [Localité 8]
[Adresse 2]
[Localité 3]
Représenté par Me Cédric MASSON de la SELARL ADVO, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de VANNES
INTIMÉ :
Monsieur [V] [S]
né le 19 Janvier 1959 à [Localité 5]
[Adresse 7]
[Localité 4]
Représenté par Me Augustin MOULINAS de la SELARL AUGUSTIN MOULINAS, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de NANTES
EXPOSE DU LITIGE
Selon acte de vente du 7 juin 2016, M. [V] [S] a vendu à M. [L] [H] un bateau de plaisance immatriculé [Immatriculation 1] ainsi que la remorque sur laquelle il se trouvait.
La régularisation de la situation, à savoir les démarches administratives nécessaires à la notification de changement de propriétaire, n'est jamais intervenue auprès de l'administration des affaires maritimes.
Par acte du 27 novembre 2020, M. [S] a assigné M. [H] devant le tribunal judiciaire de Vannes, aux fins d'obtenir notamment la condamnation de M. [H] à rectifier les documents administratifs auprès de l'administration des affaires maritimes.
Par jugement du 4 mai 2021, le tribunal judiciaire de Vannes a :
- condamné M. [L] [H] à délivrer à M. [V] [S] dans le délai d'un mois de la présente décision :
- l'acte de francisation original du bateau,
- l'original de l'acte de vente,
- la copie de la carte nationale d'identité ou du passeport de l'acquéreur,
- un justificatif de domicile de moins de 3 mois de l'acheteur,
- un RIB de ce dernier,
- condamné M. [L] [H] à payer à M. [V] [S] les sommes de 606 euros au titre des impositions réglées en lieu et place de l'acquéreur et de 200 euros au titre du préjudice moral du vendeur,
- débouté M. [H] de sa demande au titre d'un préjudice matériel complémentaire,
- condamné M. [L] [H] à payer à M. [V] [S] la somme de 1 200 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné M. [L] [H] aux entiers dépens de la présente instance,
- prononcé exécution provisoire de la présente décision.
Par déclaration du 22 novembre 2021, M. [H] a relevé appel du jugement.
Aux termes de ses dernières conclusions notifiées le 24 novembre 2021, il demande à la cour de :
Vu les articles 1104 et 1231-1 et suivants du code civil,
- réformer en l'ensemble de ses dispositions le jugement du tribunal judiciaire de Vannes du 4 mai 2021,
Et, statuant à nouveau,
- débouter monsieur [S] de l'ensemble de ses demandes, fins et prétentions,
- condamner monsieur [S] au paiement de la somme de 2 520 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamner le même aux entiers dépens de première instance et d'appel.
Selon ses dernières conclusions signifiées le 16 décembre 2021, M. [S] demande à la cour de :
Vu les articles 1217 et 1221 du code civil,
Vu l'article L131-1 du code des procédures civiles d'exécution,
- dire et juger Monsieur [S] recevable et bien fondé en son action,
- confirmer le jugement de première instance,
Y ajoutant,
- condamner Monsieur [H] à rectifier les documents administratifs auprès de l'administration des Affaires Maritimes et relatifs à la vedette n° E 2656 dénommée « COLIBRI » immatriculé [Immatriculation 1], en particulier la rectification de l'acte de francisation et/ou carte de circulation. Et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai de 8 jours suivant la signification du jugement à intervenir,
- condamner Monsieur [H] à payer à Monsieur [S] :
- 606 euros en réparation du préjudice financier
- 500 euros en réparation du préjudice matériel complémentaire
- 500 euros en réparation du préjudice moral
- condamner Monsieur [H] à payer à Monsieur [S] la somme de 5 000 euros, au visa de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamner le même aux entiers dépens de première instance