Chambre 4-6, 13 septembre 2024 — 21/00978

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Texte intégral

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

Chambre 4-6

ARRÊT AU FOND

DU 13 SEPTEMBRE 2024

N°2024/273

Rôle N° RG 21/00978 - N° Portalis DBVB-V-B7F-BG2HE

Association ADAPEI VAR MEDITERRANEE

C/

[C] [L]

Copie exécutoire délivrée

le :13/09/2024

à :

Me Anne-Sylvie VIVES, avocat au barreau de TOULON

Me Danielle DEOUS, avocat au barreau de TOULON

Décision déférée à la Cour :

Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de TOULON en date du 18 Décembre 2020 enregistré(e) au répertoire général sous le n° 18/00060.

APPELANTE

Association ADAPEI VAR MEDITERRANEE sise [Adresse 2]

représentée par Me Anne-Sylvie VIVES, avocat au barreau de TOULON substitué pour plaidoirie par Me Kassandra LE BRIS, avocat au barreau de TOULON

INTIME

Monsieur [C] [L], demeurant [Adresse 1]

représenté par Me Danielle DEOUS, avocat au barreau de TOULON

*-*-*-*-*

COMPOSITION DE LA COUR

En application des dispositions des articles 804 et 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 11 Juin 2024 en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Philippe SILVAN, Président de chambre, et Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseiller, chargés du rapport.

Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseiller, a fait un rapport oral à l'audience, avant les plaidoiries.

Ces magistrats ont rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Monsieur Philippe SILVAN, Président de chambre

Madame Estelle de REVEL, Conseiller

Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseiller

Greffier lors des débats : Mme Suzie BRETER.

Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 13 Septembre 2024..

ARRÊT

Contradictoire,

Prononcé par mise à disposition au greffe le 13 Septembre 2024.

Signé par Monsieur Philippe SILVAN, Président de chambre et Mme Suzie BRETER, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

FAITS ET PROCEDURE

M. [C] [L] a été embauché par contrat à durée indéterminée du 11 décembre 1979 en qualité de moniteur éducateur par l'ADAPEI Var Méditerranée ayant une activité d'accueil de personnes handicapées.

Il a occupé le poste d'éducateur spécialisé à partir du 1er juillet 1993, puis celui de chef de service statut cadre à compter du 1er février 2005 avec l'attribution d'une prime d'astreinte.

Les relations contractuelles entre les parties étaient soumises à la convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées du 15 mars 1966.

M. [L] a été placé en arrêt de travail entre le 11 janvier 2016 et le 2 octobre 2017.

A la suite de la visite de reprise du 12 octobre 2017, il a été déclaré inapte à son poste de chef de service.

Le 26 octobre 2017, l'ADAPEI a licencié M. [L] pour inaptitude.

Le 7 février 2018, M. [L] a saisi le conseil de prud'hommes de Toulon en contestation de son licenciement et aux fins d'obtenir diverses indemnités.

Par jugement du 18 décembre 2020, notifié le 5 janvier 2021, le conseil de prud'hommes de Toulon a :

- dit qu'en l'absence d'information des délégués du personnel préalable au licenciement pour inaptitude celui-ci est dépourvu de cause réelle et sérieuse ;

- condamné l'ADAPEI Var Méditerranée à payer à M. [C] [L] les sommes suivantes :

- 10 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- 8 423,98 euros d'indemnité conventionnelle de licenciement ;

- 8 220 euros bruts de préavis de licenciement ;

- 822 euros bruts d'indemnités de congés payés y afférents ;

- 3 116 euros bruts au titre de l'astreinte de 2015 ;

- 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;

- 8 293,42 au titre de rappel de salaire sur maintien de salaires prévoyance ;

- ordonné à l'ADAPEI Var Méditerranée de remettre à M. [C] [L] les bulletins de paye rectifiés ;

- débouté chaque partie de toutes les autres demandes ;

- condamné l'ADAPEI Var Méditerranée aux dépens de l'instance.

Le 21 janvier 2021, l'ADAPEI Var a fait appel.

PRÉTENTIONS ET MOYENS

A l'issue de ses dernières conclusions du 4 juillet 2023 auxquelles il est expressément référé pour un plus ample exposé des prétentions et moyens, l'ADAPEI Var Méditerranée demande à la cour de :

- réformer et infirmer le jugement déféré en ce qu'il l'a condamnée au paiement des sommes suivantes :

- 10 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,

- 8 423,98 euros d'indemnité conventionnelle de licenciement,

- 8 220 euros bruts au titre de préavis de licenciement,

- 822 euros bruts au titre de l'indemnité de congés payés y afférents,

- 3 116 euros bruts au titre de l'astreinte de 2015,

- 2 000 euros au titre de l'article 700 du c