Pôle 6 - Chambre 6, 18 septembre 2024 — 21/09952
Texte intégral
Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE
délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 6 - Chambre 6
ARRET DU 18 SEPTEMBRE 2024
(n°2024/ , 6 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/09952 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CEYLK
Décision déférée à la Cour : Jugement du 17 Juin 2021 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS - RG n° 20/06777
APPELANT
Monsieur [M] [F]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Représenté par Me Nathalie DAHAN AOUATE, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE, toque : A0725
INTIMEE
S.A.R.L. FRENCH OPTIC prise en la personne de son representant legal domicilié audit siege
[Adresse 1]
[Localité 3]
Représentée par Me Julie BELMA, avocat au barreau de PARIS, toque : E2040
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 03 Juin 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Stéphane THERME, Conseiller, chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :
Monsieur Didier LE CORRE, Président de chambre, Président de la formation
Monsieur Christophe BACONNIER, Président de chambre
Monsieur Stéphane THERME, Conseiller
Greffier, lors des débats : Madame Philippine QUIL
ARRET :
- contradictoire
- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, initialement prévue le 11 septembre 2024 et prorogée au 18 septembre 2024, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Monsieur Didier LE CORRE, Président de chambre et par Madame Gisèle MBOLLO , greffière à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
FAITS, PROCEDURE ET MOYENS DES PARTIES :
M. [F] a été embauché par la société French Optic en qualité d'opticien dans le cadre d'un contrat d'apprentissage, puis par contrat de travail à durée indéterminée en date du 1er septembre 2012.
A compter d'octobre 2019 M. [F] a exercé au sein d'une autre société, dirigée par le même gérant.
Les relations se sont détériorées et M. [F] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris le 21 septembre 2020 aux fins de contester son licenciement.
Par jugement du 17 juin 2021, le conseil de prud'hommes a :
Condamné la société First Optic à verser à M. [F] :
- 3 270,19 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés.
- 1 000 euros au titre de 1'article 700 du Code de procédure civile.
Ordonné à la société First Optic de remettre à M. [F] l'attestation destinée à Pole Emploi et un solde de tout compte conformes au jugement.
Rappelé l'exécution provisoire de droit en application des articles R.1454-28 et R.1454-14 du Code du travail, dans la limite de neuf mois de salaire, calculée sur la moyenne des trois derniers mois, établie en l'espèce à la somme de 2 285,66 euros.
Débouté M. [F] du surplus des demandes.
Débouté la société First Optic de l'ensemble de ses demandes.
Condamné la société First Optic aux entiers dépens.
M. [F] a formé appel par acte du 06 décembre 2021.
La société First Optic est devenue la société French Optic.
Par ses dernières conclusions déposées au greffe et notifiées le 13 juillet 2022, auxquelles la cour fait expressément référence, M. [F] demande à la cour de :
'Recevoir Monsieur [F] en ses demandes et le déclarer bien fondé,
- Réformer le jugement du Conseil des prud'hommes de Paris en date du 17 juin 2021 en ce qu'il a débouté Monsieur [M] [F] de ses demandes,
- Dire et juger que le licenciement verbal survenu le 30 septembre 2019 est dépourvu de cause réelle et sérieuse,
- Réformer le jugement du Conseil des prud'hommes de Paris en date du 17 juin 2021 en ce qu'il a retenu une moyenne de salaire erronée,
- Confirmer le jugement du Conseil des prud'hommes de Paris en date du 17 juin 2021 en ce qu'il a condamné la société FRENCH OPTIC au paiement d'une indemnité compensatrice de congés payés mais l'infirmer sur le montant,
- En conséquence, condamner la société FRENCH OPTIC au paiement des indemnités suivantes :
' Indemnité légale de licenciement : 10 200,96 euros
' Dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (8 mois) : 40 383,04 euros
' Indemnité compensatrice de préavis (2 mois) : 10 095,76 euros
' Congés payés sur préavis : 1 009,57 euros
' Indemnité compensatrice de congés payés : 7 221,24 euros
Condamner la société FRENCH OPTIC à remettre à Monsieur [M] [F] les documents suivants sous astreinte de 150 euros par jour de retard et par documents :
' Certificat de travail conforme
' Attestation destinée à pôle emploi conforme
' Solde de tout compte conforme
- Confirmer le jugement du Conseil des prud'hommes de Paris en date du 17 juin 2021 en ce qu'il débouté la société FRENCH OPTIC de ses demandes,
- Confirm