Chambre 4-3, 20 septembre 2024 — 20/03912

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Texte intégral

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

Chambre 4-3

ARRÊT AU FOND

DU 20 SEPTEMBRE 2024

N° 2024/ 149

RG 20/03912

N° Portalis DBVB-V-B7E-BFX7X

[O] [C]

C/

Association UNEDIC-AGS CGEA DE [Localité 8]

S.A.S. LES MANDATAIRES

Copie exécutoire délivrée le 20 Septembre 2024

à :

- Me Luc ALEMANY, avocat au barreau de MARSEILLE

- Me Frédéric LACROIX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE

- Me Françoise BOULAN, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE

Décision déférée à la Cour :

Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de MARSEILLE en date du 18 Février 2020 enregistré au répertoire général sous le n° 18/01140.

APPELANTE

Madame [O] [C], demeurant [Adresse 2] - [Localité 4]

représentée par Me Luc ALEMANY de la SELARL CAPSTAN - PYTHEAS, avocat au barreau de MARSEILLE substituée par Me Solenne RIVAT, avocat au barreau de MARSEILLE

INTIMEES

Association UNEDIC-AGS CGEA DE [Localité 8], prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité au siège social sis [Adresse 1] - [Localité 5]

représentée par Me Frédéric LACROIX, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE

S.A.S. LES MANDATAIRES, représentée par Maître [W] [L], Mandataire ad'hoc de la Société TREIZE AFFAMES , [Adresse 7] - [Localité 3]

représentée par Me Françoise BOULAN, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE, plaidant par Me Bénédicte ANAV-ARLAUD, avocat au barreau d'AVIGNON

*-*-*-*-*

COMPOSITION DE LA COUR

En application des dispositions des articles 804 et 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 11 Juin 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Pascale MARTIN, Président de Chambre, chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Pascale MARTIN, Président de Chambre

Madame Isabelle MARTI, Président de Chambre suppléant

Mme Stéphanie BOUZIGE, Conseiller

Greffier lors des débats : Mme Agnès BAYLE.

Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 20 Septembre 2024.

ARRÊT

CONTRADICTOIRE

Prononcé par mise à disposition au greffe le 20 Septembre 2024

Signé par Madame Pascale MARTIN, Président de Chambre et Madame Florence ALLEMANN-FAGNI, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

***

FAITS- PROCEDURE-PRETENTIONS DES PARTIES

La société 13 Affamés a été créee le 11 décembre 2014 par MM. [N] et [J] [T] et avait pour objet l'exploitation d'un restaurant à [Localité 8], sous l'enseigne «Chez [O]».

Le 2 février 2015, la société a embauché Mme [O] [C], en qualité de chef de cuisine catégorie agent de maîtrise niveau II échelon 2 de la convention collective nationale dite HCR, avec une rémunération brute mensuelle de 2 100 euros pour 169 heures de travail.

Le 2 février 2016, la salariée déposait à son employeur une lettre de démission, demandant à être dispensée d'exécuter le préavis.

Remettant en cause la validité de cet acte, Mme [C] a saisi le conseil de prud'hommes de Marseille par requête du 29 juillet 2016, aux fins d'obtenir diverses sommes à caractère salarial et indemnitaire. L'affaire a été radiée le 28 février 2018 puis remise au rôle le 6 juin 2018.

Selon jugement du 18 février 2020, le conseil de prud'hommes a statué ainsi :

«Dit et Juge que le licenciement de Mme [C] repose sur une cause réelle et sérieuse

Condamne la société Treize Affamés à payer à Mme [C] les sommes suivantes :

- 2 297 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

- 4 897 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis

- 489,70 euros au titre des congés payés afférents

- 459,62 euros au titre de l'indemnité de licenciement

- 1 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile

Déboute Mme [C] du surplus de ses demandes, fins et conclusions

Condamne la société Treize Affamés aux dépens.»

Le conseil de la salariée a interjeté appel par déclaration du 13 mars 2020.

La société a été placée en liquidation judiciaire par jugement du tribunal de commerce de Marseille du 29 avril 2020 et la Sas Les Mandataires désignée en la personne de Me [W] [L] en qualité de mandataire liquidateur.

Aux termes de ses dernières conclusions transmises au greffe par voie électronique le 30 août 2021, Mme [C] demande à la cour de :

«D'une part,

REFORMER le jugement du Conseil de Prud'hommes de Marseille en date du 18 février 2020 (RG N°18/01140 - N° Portalis DCTM-X-B7C-CRBF) en ce qu'il a :

- Rejeté la demande de Madame [O] [C] aux fins de condamnation de la société TREIZE AFFAMES à lui payer la somme de 5.156,76 euros au titre des heures supplémentaires non réglées.

- Rejeté la demande de Madame [O] [C] aux fins de condamnation de la société SAS TREIZE AFFAMES à lui payer la somme de 515,68 euros au titre de congés payés sur heures sup