Chambre 4-4, 26 septembre 2024 — 20/12478

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Texte intégral

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

Chambre 4-4

ARRÊT AU FOND

DU 26 SEPTEMBRE 2024

N° 2024/

SM/FP-D

Rôle N° RG 20/12478 - N° Portalis DBVB-V-B7E-BGUTD

[X] [M]

C/

S.A.S. [S] [F] MARINE DECOR

Copie exécutoire délivrée

le :

26 SEPTEMBRE 2024

à :

Me Bertrand D'ORTOLI, avocat au barreau de NICE

Me Layla TEBIEL, avocat au barreau d'AIX-EN-

PROVENCE

Décision déférée à la Cour :

Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation de départage de Grasse en date du 04 Décembre 2020 enregistré(e) au répertoire général sous le n° 18/00413.

APPELANTE

Madame [X] [M], demeurant [Adresse 1]

représentée par Me Bertrand D'ORTOLI, avocat au barreau de NICE

INTIMEE

S.A.S. [S] [F] MARINE DECOR, demeurant [Adresse 2]

représentée par Me Layla TEBIEL, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE, et par Me Delphine ALLAIN, avocat au barreau de PARIS

*-*-*-*-*

COMPOSITION DE LA COUR

En application des dispositions des articles 804 et 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 10 Juin 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Stéphanie MOLIES, Conseillère, chargé du rapport, qui a fait un rapport oral à l'audience, avant les plaidoiries.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Natacha LAVILLE, Présidente

Mme Emmanuelle CASINI, Conseillère

Madame Stéphanie MOLIES, Conseillère

Greffier lors des débats : Madame Françoise PARADIS-DEISS.

Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 26 Septembre 2024.

ARRÊT

Contradictoire,

Prononcé par mise à disposition au greffe le 26 Septembre 2024

Signé par Madame Natacha LAVILLE, Présidente et Madame Françoise PARADIS-DEISS, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

***

FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES :

Suivant contrat à durée déterminée du 3 septembre 2007 prenant fin le 1er août 2008, la S.A.R.L. [S] [F] Marine Decor (l'employeur) a engagé Mme [X] [M] ( la salariée) en qualité de tapissière, la durée de travail mensuelle étant fixée à 169 heures et le salaire mensuel brut à la somme de 1 500 euros.

La relation de travail, soumise à la convention collective nationale des industries de la maroquinerie, articles de voyage, chasse-sellerie, gainerie, bracelets en cuir du 9 septembre 2005, s'est ensuite tacitement poursuivie dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.

La salariée a été placée en arrêt de travail pour maladie non professionnelle à compter du 23 novembre 2017.

Par courrier daté du 12 mars 2018, la salariée a demandé à l'employeur de reconnaître l'existence d'un accident du travail survenu le 23 novembre 2017 ; elle l'a par ailleurs avisé de la fin de son arrêt de travail à compter du 15 mars 2018, de son souhait de poser des congés du 19 mars au 2 avril inclus et lui a demandé d'organiser la visite de reprise auprès de la médecine du travail.

Le 4 avril 2018, la médecine du travail a rendu un avis d'inaptitude temporaire de la salariée au poste de couturière.

Le 17 avril 2018, dans le cadre d'une visite à la demande de la salariée, cette dernière a été déclarée inapte par la médecine du travail avec dispense de reclassement.

Par courrier recommandé avec accusé de réception en date du 23 avril 2018, la société a convoqué la salariée le 4 mai 2018 en vue d'un entretien préalable à son licenciement.

Par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 9 mai 2018, la société a notifié à la salariée son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement dans les termes suivants :

' Madame,

Nous vous avons convoqué par courrier en date du 23 avril 2018 à un entretien préalable fixé au 4 mai 2018.

Au cours de cet entretien auquel vous avez décidé de vous présenter seule, nous vous avons exposé les motifs qui nous conduisent à cette forme de licenciement.

Depuis le 3 septembre 2007, vous occupez au sein de notre entreprise, les fonctions de couturière.

Le 17 avril 2018, à l'issue d'un examen médical, le médecin du travail vous a déclaré Inapte.

Nous sommes donc contraints, par la présente, de vous notifier votre licenciement en raison de votre Inaptitude physique médicalement constatée à occuper votre emploi et de l'impossibilité de vous reclasser.

En effet, aux termes de l'avis d'inaptitude, le médecin du travail a précisé de manière claire que « l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi - article R.4624-42 du code du travail ».

Le médecin du travail estime ainsi que votre état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi et dispense donc l'entreprise de rechercher une solution de reclassement à votre égard.

Par conséquent, votre contrat de travail sera rompu à la date d'envol de la présente lettre de licencieme