2e chambre sociale, 26 septembre 2024 — 21/02779
Texte intégral
ARRÊT n°
Grosse + copie
délivrées le
à
COUR D'APPEL DE MONTPELLIER
2e chambre sociale
ARRET DU 26 SEPTEMBRE 2024
Numéro d'inscription au répertoire général :
N° RG 21/02779 - N° Portalis DBVK-V-B7F-O7IL
Décision déférée à la Cour :
Jugement du 31 MARS 2021
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE MONTPELLIER
N° RG F 19/00527
APPELANTE :
Madame [R] [E] veuve [W] [M]
née le 15 Avril 1959 à [Localité 2]
de nationalité Française
Domiciliée [Adresse 1]
[Localité 4]
Représentée par Me Marc GENOYER de la SCP 91 DEGRES AVOCATS, avocat au barreau de MONTPELLIER
INTIMEE :
S.A. AUCHAN
Domiciliée [Adresse 3]
[Localité 4]
Représentée par Me Philippe GARCIA de la SELARL CAPSTAN - PYTHEAS, avocat au barreau de MONTPELLIER
Ordonnance de clôture du 02 Avril 2024
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 14 Mai 2024,en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Véronique DUCHARNE, Conseillère, chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :
Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre
Madame Véronique DUCHARNE, Conseillère
Monsieur Jean-Jacques FRION, Conseiller
Greffier lors des débats : Madame Naïma DIGINI
ARRET :
- contradictoire ;
- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;
- signé par Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre, et par Madame Naïma DIGINI, Greffier.
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EXPOSÉ DU LITIGE
Par contrat de travail à durée indéterminée du 1er août 2006, Mme [R] [E] a été engagée à temps partiel (27 heures par semaine) par la SAS Auchan Hypermarché en qualité d'hôtesse de caisses.
Le 28 avril 2016, la salariée qui était affectée à la caisse de la station-service, a été victime d'un accident du travail : alors qu'elle se trouvait sur la piste, le rétroviseur d'un véhicule l'a percutée dans le bas du dos.
Elle a été placée en arrêt de travail pour accident du travail et à compter du 10 janvier 2018, après consolidation de ses lésions, en arrêt de travail de droit commun. Elle ne devait pas reprendre son poste.
Le 27 août 2018, la salariée a été déclarée « Inapte au poste d'employé station-service, préconisations pour la recherche de reclassement : pas de tâche de travail nécessitant la station assise et/ou debout prolongée, pas de port de charge, pas de mouvement répété et/ou forcé sollicitant les membres supérieurs ».
Par lettre du 21 septembre 2018, l'employeur a présenté à la salariée cinq propositions de poste aux fins de reclassement, qu'elle a refusées le 28 septembre suivant.
Par lettre du 5 octobre 2018, l'employeur a convoqué la salariée à un entretien préalable au licenciement et lui a notifié par lettre du 19 octobre 2018, son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Par requête enregistrée le 7 mai 2019, estimant que son inaptitude était d'origine professionnelle et que son licenciement était sans cause réelle et sérieuse, la salariée a saisi le conseil de prud'hommes de Montpellier.
Par jugement du 31 mars 2021, le conseil de prud'hommes a :
- dit que l'inaptitude de Mme [R] [E] n'était pas consécutive à l'accident du travail du 27 avril 2016,
- dit que la SA Auchan n'avait pas manqué à son obligation de sécurité, à son obligation de reclassement et qu'elle n'avait pas violé la procédure de licenciement,
- débouté Mme [R] [E] de l'intégralité de ses demandes,
- débouté la SA Auchan de sa demande sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- laissé à chaque partie la charge de ses propres dépens.
Par déclaration enregistrée au RPVA le 26 avril 2021, la salariée a régulièrement interjeté appel de l'intégralité des dispositions de ce jugement.
Aux termes de ses dernières conclusions déposées par voie de RPVA le 17 janvier 2022, Mme [R] [E] veuve [W] [M] demande à la Cour d'infirmer le jugement et de :
- juger que son inaptitude est consécutive à l'accident du travail du 27 avril 2016, que l'employeur a violé son obligation de sécurité, que l'inaptitude résulte de la faute de l'employeur, que l'employeur a violé son obligation de reclassement et la procédure de licenciement ;
- déclarer que l'inaptitude a un caractère professionnel ;
- requalifier le licenciement en licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
- condamner la société Auchan à lui verser les sommes suivantes :
* 22 463,99 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
* 7 053,81 euros à titre d'indemnité spéciale de licenciement,
* 5 860,17 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis,
* 586,02 euros à titre d'indemnité compensatrice de con