Pôle 6 - Chambre 10, 26 septembre 2024 — 21/08107
Texte intégral
Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE
délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 6 - Chambre 10
ARRET DU 26 SEPTEMBRE 2024
(n° , 1 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/08107 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CENNT
Décision déférée à la Cour : Jugement du 04 Mars 2021 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS - RG n° 19/08456
APPELANT
Monsieur [E] [F]
[Adresse 3]
[Localité 6]
Représenté par Me Johanna BISOR BENICHOU, avocat au barreau de PARIS, toque : A0504
INTIMEES
S.C.P. BTSG prise en la personne de Maître [G] [C], en qualité de « Mandataire liquidateur » de la « SARL FC & CIE »
[Adresse 1]
[Localité 4]
Association AGS CGEA IDF OUEST UNEDIC
[Adresse 2]
[Localité 5]
Représentée par Me Claude-marc BENOIT, avocat au barreau de PARIS, toque : C1953
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 14 Mai 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Gwenaelle LEDOIGT, Présidente, chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :
Madame Gwenaelle LEDOIGT, Présidente de la chambre
Madame Carine SONNOIS, Présidente de la chambre
Madame Véronique BOST, Conseillère de la chambre
Greffier : lors des débats : Mme Sonia BERKANE
ARRET :
- réputé contradictoire
- mis à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Madame Gwenaelle LEDOIGT, Présidente et par Sonia BERKANE, Greffière, à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
EXPOSE DU LITIGE :
M. [E] [F] prétend avoir été engagé verbalement par la société FC & Cie, qui exploitait le restaurant « Le petit acacias », le 22 août 2019, en qualité de Chef de cuisine. Le 9 septembre suivant, lorsqu'il a réclamé son salaire au terme de sa journée de travail, il lui a été indiqué que la relation prenait fin et que sa rémunération lui serait versée le lendemain. Le 10 septembre 2019, M. [E] [F] précise avoir perçu une somme de 775 euros en espèces à titre de paiement partiel de son salaire, un complément devant lui être réglé le 20 septembre 2019.
Le 24 septembre 2019, M. [F] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris pour solliciter la résolution judiciaire du contrat de travail à la date du 10 septembre 2019, demander un rappel de salaire pour la période du 22 août 2019 au 9 septembre 2019, des dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat de travail et une indemnité forfaitaire au titre du travail dissimulé.
Le 20 février 2020, la société FC & Cie a été placée en redressement judiciaire.
Le 4 mars 2021, le conseil de prud'hommes de Paris, dans sa section Commerce, a statué comme suit :
- fixe la créance de M. [F] au passif de la société FC & Cie entre les mains de la SCP [X] et [R] en la personne de Me [R] [M] en qualité d'administrateur de ladite société aux sommes suivantes :
* 1 923,09 euros à titre de rappel de salaire pour la période du 22 août 2019 au 9 septembre 2019
* 269,84 euros au titre des congés payés afférents
* 1 521,22 euros au titre de l'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse
- ordonne la remise d'un bulletin de salaire pour la période du 23 août au 9 septembre 2019, d'un certificat de travail d'une attestation Pôle emploi conformes
- déboute M. [F] du surplus de ses demandes
- dit le jugement opposable à l'AGS-CGEA Ile-de-France ouest dans la limite de sa garantie légale.
Le 16 mai 2021, le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la société et désigné la SCP BTSG, prise en la personne de Me [G] [C], en qualité de mandataire liquidateur.
Par déclaration du 1er octobre 2021, M. [F] a relevé appel du jugement de première instance dont il a reçu notification le 15 septembre 2021.
Vu les dernières conclusions remises et notifiées le 1er décembre 2021, aux termes desquelles M. [F] demande à la cour d'appel de :
- infirmer le jugement entrepris en ce qu'il l'a débouté de sa demande à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé
- confirmer le jugement entrepris pour le surplus
Statuant à nouveau,
- fixer son salaire brut moyen mensuel à la somme de 1 521,22 euros
- prononcer la résiliation judiciaire de son contrat de travail à la date du 10 septembre 2019
- fixer au passif de la société FC & Cie les sommes suivantes :
*1 923,09 euros à titre de complément de salaire de la période du 22/08/2019 au 09/09/2019
* 269,81 euros à titre de congés payés afférents
* 1 521,22 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive du contrat de travail
* 11 530,44 euros à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé
* 1 500 euro