Chambre Sociale, 26 septembre 2024 — 21/03523

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Texte intégral

ND/LD

ARRET N° 459

N° RG 21/03523

N° Portalis DBV5-V-B7F-GNW4

[E]

C/

S.A.S. SOCIÉTÉ

DE FABRICATION D'ÉLÉMENTS

DE CUISINE

S.C.P. CBF & ASSOCIES

S.C.P. [U]-[P]

Association UNEDIC DELEGATION AGS CGEA

DE BORDEAUX

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE POITIERS

Chambre Sociale

ARRÊT DU 26 SEPTEMBRE 2024

Décision déférée à la Cour : Jugement du 26 octobre 2021 rendu par le Conseil de Prud'hommes de ROCHEFORT

APPELANT :

Monsieur [O] [E]

né le 11 Avril 1960 à [Localité 10] (79)

[Adresse 1]

[Localité 4]

Ayant pour avocat plaidant Me Pascal MOMMÉE de l'ASSOCIATION CABINET MOMMÉE-PRÉVOST, avocat au barreau de LA ROCHELLE-ROCHEFORT

INTIMÉES :

S.A.S. SOCIÉTÉ DE FABRICATION D'ÉLÉMENTS DE CUISINE

N° SIRET : 320 230 501

[Localité 3]

Ayant pour avocat postulant Me Yann MICHOT de la SCP ERIC TAPON - YANN MICHOT, avocat au barreau de POITIERS

Et ayant pour avocat plaidant Me Arnaud de CAMBOURG, avocat au barreau de LA ROCHELLE - ROCHEFORT

S.C.P. CBF & ASSOCIES prise en la personne de Monsieur [L] [D] ès qualités d'administrateur judiciaire de la société SOFEC, désignée par décision du Tribunal de Commerce de LA ROCHELLE du 3 août 2023

[Adresse 5]

[Localité 8]

Assignée en intervention forcée le 26 octobre 2023

Ayant pour avocat postulant Me Yann MICHOT de la SCP ERIC TAPON - YANN MICHOT, avocat au barreau de POITIERS

Et ayant pour avocat plaidant Me Arnaud de CAMBOURG, avocat au barreau de LA ROCHELLE - ROCHEFORT

S.C.P. [U]-[P] prise en la personne de Maître [U] [P] ès qualités de mandataire judiciaire de la société SOFEC, désignée par décision du Tribunal de Commerce de LA ROCHELLE du 3 août 2023

[Adresse 6]

[Localité 2]

Assignée en intervention forcée le 26 octobre 2023

Ayant pour avocat postulant Me Yann MICHOT de la SCP ERIC TAPON - YANN MICHOT, avocat au barreau de POITIERS

Et ayant pour avocat plaidant Me Arnaud de CAMBOURG, avocat au barreau de LA ROCHELLE - ROCHEFORT

Association UNEDIC DELEGATION AGS CGEA DE [Localité 8]

[Adresse 9]

[Adresse 7]

[Localité 8]

Assignée en intervention forcée le 20 octobre 2023

non comparante, non représentée

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 907 et 805 du code de procédure civile, les conseils des parties ne s'y étant pas opposés, l'affaire a été débattue le 26 Juin 2024, en audience publique, devant :

Madame Ghislaine BALZANO, Conseillère

Monsieur Nicolas DUCHATEL, Conseiller qui a présenté son rapport

Ces magistrats ont rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour composée de :

Madame Marie-Hélène DIXIMIER, Présidente

Madame Ghislaine BALZANO, Conseillère

Monsieur Nicolas DUCHÂTEL, Conseiller

GREFFIER, lors des débats : Monsieur Lionel DUCASSE

ARRÊT :

- RÉPUTÉ CONTRADICTOIRE

- Prononcé publiquement par mise à disposition au greffe de la Cour, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile,

- Signé par Madame Ghislaine BALZANO, Conseillère, en remplacement de Madame Marie-Hélène DIXIMIER, Présidente, légitimement empêchée et par Monsieur Lionel DUCASSE, Greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

EXPOSÉ DU LITIGE :

La société Sofec - société de fabrication d'éléments de cuisine - (SAS) a recruté M. [O] [E] par contrat de travail à durée indéterminée daté du 6 mars 1978 en qualité d'agent de production.

Les relations professionnelles ont été soumises à la convention collective nationale de la fabrication de l'ameublement.

M. [E] a été placé en arrêt de travail pour maladie le 15 juin 2018, prolongé à plusieurs reprises jusqu'à la rupture de son contrat de travail.

Par courriers recommandés avec accusés de réception datés des 10 décembre 2018, 28 février 2019 et 27 mars 2019, M. [E] a demandé à son employeur la régularisation de ses heures supplémentaires sur les années 2014 à 2018.

M. [E] a informé l'employeur de son souhait de faire valoir ses droits à la retraite avec effet au 1er mai 2020 par courrier du 25 mars 2020.

Par requête datée du 23 avril 2020, M. [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Rochefort aux fins d'obtenir la condamnation de la société Sofec à lui payer diverses sommes notamment au titre des heures supplémentaires.

Par jugement du 26 octobre 2021, le conseil de prud'hommes de Rochefort a :

dit et jugé que le rappel des heures supplémentaires et des cotisations retraite sont recevables pour la période du 23 au 30 avril 2017,

fixé la moyenne des salaires à 2 281,17 euros brut,

condamné la société Sofec à payer à M. [E] les sommes suivantes :

5 138,51 euros au titre des heures supplémentaires pour la période du 23 avril 2017 au 15 juin 2018,

1 844,10 euros au titre de dommages et intérêts pour préjudice subi sur les indem