5ème chambre sociale PH, 1 octobre 2024 — 21/02789
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ARRÊT N°
N° RG 21/02789 - N° Portalis DBVH-V-B7F-ID3I
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE NIMES
01 juillet 2021
RG :18/00726
[P]
C/
S.A.S. PMD
Grosse délivrée le 01 octobre 2024 à :
- Me
- Me
COUR D'APPEL DE NÎMES
CHAMBRE CIVILE
5ème chambre sociale PH
ARRÊT DU 01 OCTOBRE 2024
Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NIMES en date du 01 Juillet 2021, N°18/00726
COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :
Madame Leila REMILI, Conseillère, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président
Madame Leila REMILI, Conseillère
M. Michel SORIANO, Conseiller
GREFFIER :
Mme Emmanuelle BERGERAS, Greffier, lors des débats et du prononcé de la décision.
DÉBATS :
A l'audience publique du 25 Avril 2024, où l'affaire a été mise en délibéré au 10 Septembre 2024 prorogé à ce jour
Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.
APPELANT :
Monsieur [G] [P]
né le 26 Novembre 1965 à [Localité 4] (30)
[Adresse 6]
[Localité 2]
Représenté par Me Florence ESPINOUSE, avocat au barreau de NIMES
INTIMÉE :
S.A.S. PMD
[Adresse 1]
[Localité 3]
Représentée par Me Emmanuelle VAJOU de la SELARL LX NIMES, avocat au barreau de NIMES
Représentée par Me Olivier DUBOST, avocat au barreau de SAINT ETIENNE
ORDONNANCE DE CLÔTURE rendue le 15 Mai 2023
ARRÊT :
Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président, le 01 octobre 2024, par mise à disposition au greffe de la Cour.
FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS :
M. [G] [P] a été engagé, à compter du 5 juillet 2000 suivant contrat à durée déterminée puis, à compter du 08 octobre 2000 suivant contrat à durée indéterminée en qualité de boucher, ouvrier qualifié 2ème échelon, coefficient 135 de la convention collective nationale de la boucherie, boucherie-charcuterie, boucherie hippophagique, par la société PMD, qui exerce une activité de boucherie de détail.
Au dernier état de la relation contractuelle, M. [G] [P] était classifié 3ème échelon, coefficient 155 de la convention collective nationale susmentionnée et il exerçait ses fonctions au sein d'un point de vente situé à [Localité 5] (enseigne Provenc'Halles).
Par courrier du 2 janvier 2018, suite à sa mise à pied à titre conservatoire notifiée oralement le 31 décembre 2017, M. [G] [P] a été convoqué à un entretien préalable à une mesure de licenciement, fixé au 15 janvier 2018.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 18 janvier 2018, M. [G] [P] a été licencié pour faute grave pour les motifs suivants :
« Le 31 décembre 2017 à 13h, alors que vous étiez le dernier à quitter le point de vente de notre établissement de [Localité 5] où vous exercez les fonctions de boucher, nous avons constaté que vous emportiez de la marchandise du point de vente sans l'avoir préalablement payée.
Il s agit des produits suivants :
Produit
Quantité
DLC
Boudin blanc X2
2 paquets
02/01/2018
Raviolis chinois
4 paquets
30/12/2018
Quenelles fraiches truffées
2 paquets
01/01/2018
Quenelles fraiches morilles
1 paquet
02/01/2018
Tarte pissaladière
6 paquets
31/12/2017
Quiche X 2
2 paquets
30/12/201 7
Timbale d'avocats crevette
4 paquets
04/01/2018
Feuilleté fruits de mer
1 paquet
04/01/2018
Millefeuille de St Jacques
1 paquet
19/04/2018
Escargots apéritifs
1 paquet
09/01/2018
Cassolette écrevisses
2 paquets
03/01/2018
Aubergines grillées pour les préparations
1 paquet
30/11/2018
Tomates séchées pour les préparations
1 paquet
11/09/2020
Dos de sanglier
1800 kg
-
Pâté croute foie gras
0,700 kg
-
Filet de boeuf
0,700 kg
-
Galatine
0,430 kg
-
Lorsque vous avez été surpris avec toute cette marchandise, des explications vous ont été demandées. Vous avez alors rétorqué que vous étiez parti avec la « casse » du magasin, à savoir les produits périmés et avez immédiatement dénoncé deux autres collègues qui étaient également partis avec une partie de la « casse » du magasin, à savoir M. [K] [H], boucher, et [C] [M], apprenti. Vous avez également tenté de dissimuler le filet de boeuf.
Or, vos explications ne sont pas acceptables.
Non seulement, vous n'êtes pas autorisé à emporter la « casse » du magasin. En effet, quand des produits arrivent à échéance, la procédure interne, que vous connaissez parfaitement, prévoit que les produits doivent être saisis dans le programme informatique de casse et j