8ème Ch Prud'homale, 2 octobre 2024 — 21/03653

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Texte intégral

8ème Ch Prud'homale

ARRÊT N°405

N° RG 21/03653 -

N° Portalis DBVL-V-B7F-RXXU

M. [W] [T]

C/

- Société Européenne CLARIANE S..A. anciennement dénommée KORIAN

- S.A.S. MEDICA FRANCE

Sur appel du jugement du 7/05/2021 du CPH de [Localité 8] - RG F16/01476

Infirmation partielle

Copie exécutoire délivrée

le :02-10-24

à :

-Me Tiphaine LE BERRE BOIVIN

-Me Yves TALLENDIER

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE RENNES

ARRÊT DU 02 OCTOBRE 2024

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Madame Nadège BOSSARD, Présidente,

Madame Anne-Cécile MERIC, Conseillère,

Madame Anne-Laure DELACOUR, Conseillère,

GREFFIER :

Monsieur Philippe RENAULT, lors des débats et lors du prononcé

DÉBATS :

A l'audience publique du 13 Juin 2024

devant Madame Anne-Laure DELACOUR, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial

En présence de Madame [V] [U], médiatrice judiciaire,

ARRÊT :

Contradictoire, prononcé publiquement le 02 Octobre 2024 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats

****

APPELANT et intimé à titre incident :

Monsieur [W] [T]

né le 08 Décembre 1975 à [Localité 6] (91)

demeurant [Adresse 1]

[Localité 3]

Ayant Me Tiphaine LE BERRE BOIVIN, Avocat au Barreau de RENNES, pour postulant et représenté à l'audience par Me Sandrine PARIS, Avocat plaidant du Barreau de NANTES

INTIMÉES et appelantes à titre incident :

La Société Européenne CLARIANE S.A. anciennement dénommée KORIAN prise en la personne de ses représentants légaux et ayant son siège social :

[Adresse 2]

[Localité 4]

Représentée par Me Yves TALLENDIER de la SELARL CAPSTAN - PYTHEAS, Avocat au Barreau de MARSEILLE

La S.A.S. MEDICA FRANCE prise en la personne de son représentant légal et ayant son siège social :

[Adresse 2]

[Localité 4]

Représentée par Me Yves TALLENDIER de la SELARL CAPSTAN - PYTHEAS, Avocat au Barreau de MARSEILLE

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M. [W] [T] a été engagé par la société Medica France, société d'hospitalisation privée spécialisée dans la gestion des maisons de retraite, selon contrat à durée indéterminée à compter du 11 avril 2011 en qualité de directeur d'établissement.

Par avenant en date du 1er juin 2012, M. [T] a été nommé directeur de trois établissements :

- Chanzy Etablissement situé au [Localité 7]

- Le Doyenné du Ranzay, Etablissement situé à [Localité 8] ;

- Le Home du Verger, Etablissement situé à [Localité 5].

La société Medica France (SAS) a pour actionnaire unique la société Medica (SA).

La société mère Medica (SA) a fait l'objet d'une fusion absorption par la société Korian qui est devenue Korian Medica avec effet au 1er janvier 2014.

Le 8 juillet 2015, la société Korian Medica a adopté la dénomination société Korian.

A compter de septembre 2015, M. [T] a été placé sous la direction d'un nouveau supérieur hiérarchique.

Le 24 mai 2016, M. [T] a été placé en arrêt de travail en raison d'un « état anxiodépressif réactionnel et une souffrance au travail.

M. [T] a saisi le 21 novembre 2016, le conseil de prud'hommes de Nantes de demandes à l'encontre de la société Korian aux fins de voir :

- FIXER le salaire mensuel moyen de M. [T] : 5 854,85 euros

- PRONONCER la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur avec toutes les conséquences de droit ;

- CONDAMNER la société Korian à payer à M. [T] la somme de 175 645,50 euros au titre de la réparation de la rupture abusive et de la manière particulièrement traumatisante de la rupture ;

- CONDAMNER la société Korian à payer à M. [T] la somme de 17 537,55 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis ;

- CONDAMNER la société Korian à payer à M. [T] la somme de 1 757,30 euros au titre des congés payés y afférent ;

- CONDAMNER la société Korian à payer à M. [T] la somme de 11 708 euros au titre de l'indemnité légale de rupture ;

- CONDAMNER la société Korian à payer à M. [T] la somme forfaitaire de 10 000 euros en réparation du préjudice issu de l'exécution du contrat de travail de mauvaise foi ;

Par courrier en date du 23 janvier 2017, M. [T] a été convoqué à un entretien préalable en vue d'un éventuel licenciement devant se tenir le 3 février 2017.

Les 2 puis 8 février 2017, M. [T] a été déclaré inapte par le médecin du travail en ces termes « Inapte à son poste de Directeur maison de retraite site [9].

Etude de poste effectuée le 11 janvier 2017. Serait apte à un poste équivalent sur une autre région».

Le 8 février 2017, le directeur régional a notifié à M. [T] son licenciement pour perturbation de l'entreprise.

La société Medica France a établi l'attestation destinée à Pôle emploi.

M. [T] a, saisi le conseil de prud'hommes de Nantes, le 10 avril 2017, aux fins qu'il soit statué sur les demandes suiv