JCP LOGEMENT, 26 septembre 2024 — 24/01554

Expulsion "conditionnelle" ordonnée au fond avec suspension des effets de la clause résolutoire Cour de cassation — JCP LOGEMENT

Texte intégral

Minute n° 2024 /

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - PALAIS DE JUSTICE

AUDIENCE DES EXPULSIONS LOCATIVES

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JUGEMENT du 26 Septembre 2024 __________________________________________

DEMANDERESSE :

Société HABITAT 44 3 boulevard Alexandre Millerand 44000 NANTES

représentée par Maître Hervé BOULANGER, avocat au barreau de NANTES D'une part,

DÉFENDEURS :

Monsieur [R] [B] [S] 33 rue Alsace Lorraine RDC 44400 REZE

comparant en personne

Madame [G] [P] épouse [S] 33 rue Alsace Lorraine RDC 44400 REZE

non comparante D'autre part,

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRÉSIDENT : Pierre DUPIRE GREFFIER : Michel HORTAIS

PROCEDURE :

date de la première évocation : 04 juillet 2024 date des débats : 04 juillet 2024 délibéré au : 26 septembre 2024

RG N° N° RG 24/01554 - N° Portalis DBYS-W-B7I-M73K

COPIES AUX PARTIES LE : CE + CCC à Maître Hervé BOULANGER CCC à Monsieur [R] [B] [S] CCC à Madame [G] [P] épouse [S] + préfecture Copie dossier

EXPOSÉ DU LITIGE :

Suivant acte sous seing privé en date du 28 juillet 2003, l’office public de l’habitat de Loire-Atlantique HABITAT 44 (ci-après HABITAT 44) a donné à bail à Monsieur [S] [R] [B] et Madame [P] épouse [S] [G] un logement situé 33 rue Alsace Lorraine - rez-de-chaussée - 44400 REZE.

Le 1er septembre 2023, HABITAT 44 a fait délivrer aux locataires un commandement de payer visant la clause résolutoire du bail et l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, les mettant en demeure d'avoir à régler la somme principale de 635,01 euros au titre des loyers et charges échus et impayés au 21 août 2023.

Par acte de commissaire de justice en date du 25 avril 2024, notifié au représentant de l'Etat dans le département le 29 avril 2024, HABITAT 44 a fait assigner Monsieur [S] [R] [B] et Madame [P] épouse [S] [G] devant le Juge des Contentieux de la Protection du Tribunal Judiciaire de NANTES, aux fins de :

- Constater la résiliation du bail d’habitation par le jeu de la clause résolutoire à la date du 2 novembre 2023, et à titre subsidiaire, prononcer la résiliation judiciaire du bail pour non-paiement des loyers ;

- Ordonner l'expulsion de Monsieur [S] [R] [B] et Madame [P] épouse [S] [G] des lieux, ainsi que celle de tous occupants de leur chef, avec au besoin le concours de la force publique et d'un serrurier selon les modalités et délais prévus par la loi ;

- Condamner solidairement Monsieur [S] [R] [B] et Madame [P] épouse [S] [G] à lui payer les sommes suivantes :

- 1.609,36 euros représentant les loyers, charges et indemnités d’occupation échus et impayés au jour de l’assignation, somme à parfaire ou diminuer au jour de l’audience ;

- Une indemnité d’occupation d’un montant égal à celui du dernier loyer et des charges courantes, soit la somme de 521,77 euros, augmentée de son éventuelle réindexation, du supplément SLS et de la pénalité OPS, et diminuée des éventuels droits à APL, jusqu’à la libération effective des lieux ;

- 700 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, outre les entiers dépens de l’instance comprenant notamment le coût du commandement de payer ;

- Dire et juger que, en cas d’application de l’article 1343-5, la clause résolutoire sera acquise et le bail sera résilié de plein droit, en cas de non-respect d’une seule échéance, le solde de la dette devenant par ailleurs immédiatement exigible, dans sa totalité ;

- Rappeler que la décision à intervenir est de droit exécutoire nonobstant appel au vu de l’article 514 du Code de procédure civile.

L'affaire a été appelée et retenue à l'audience du 4 juillet 2024, lors de laquelle HABITAT 44, représentée par son conseil, a réitéré les termes de son acte introductif d’instance et actualisé sa créance à la somme de 884,66 euros selon décompte arrêté au 30 juin 2024, déduction faite des frais de procédure. La société bailleresse s’est par ailleurs déclarée favorable à l’octroi aux locataires de délais de paiement suspensifs des effets de la clause résolutoire au regard de la reprise du paiement des loyers.

Monsieur [S] [R], comparant, après avoir exposé sa situation personnelle et financière, a formulé une demande de délais avec suspension des effets de la clause résolutoire, proposant de verser la somme de 40 euros par mois en sus du loyer courant.

Madame [P] épouse [S] [G], bien que régulièrement citée, n’a pas comparu.

Le diagnostic social et financier établi par les services sociaux n’a pas été transmis au tribunal.

La décision a été mise en délibéré au 26 septembre 2024.

MOTIFS DE LA DÉCISION :

Sur la recevabilité de la demande : Conformément aux dispositions de l’article 24 III de loi n°89-462 du 6 juillet 1989, une copie de l’assignation a été notifiée au préfet de Loire-Atlantique le 29 avril 2024, soit dans le délai d’au moins six semaines avant l’audience fixée le 4 juillet 2024.

En outre, HABITAT 44 justifie avoir signalé la situation d’impayés de loyers à la Caisse d’Allocations Familiales le 31 août 2023, soit dans le d