Chambre sociale 4-2, 10 octobre 2024 — 22/00621

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 80A

Chambre sociale 4-2

ARRET N°

CONTRADICTOIRE

DU 10 OCTOBRE 2024

N° RG 22/00621 -

N° Portalis DBV3-V-B7G-VA6C

AFFAIRE :

S.A.R.L. COMEXIM EUROPE

C/

[R] [Z]

Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 25 janvier 2022 par le Conseil de Prud'hommes d'ARGENTEUIL

N° Section : E

N° RG : F 21/00004

Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :

Me Martine DUPUIS

Me Alissar ABI FARAH

le :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE DIX OCTOBRE DEUX MILLE VINGT QUATRE,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

APPELANTE

S.A.R.L. COMEXIM EUROPE

[Adresse 3]

[Localité 4]

Représentant : Me Martine DUPUIS de la SELARL LX PARIS-VERSAILLES-REIMS, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 625

Plaidant : Me Christelle LIME-LE NAOUR, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : D0650

****************

INTIMÉE

Madame [R] [Z]

née le 14 février 1969 à [Localité 5]

[Adresse 2]

[Localité 1]

Représentant : Me Alissar ABI FARAH, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E1747

****************

Composition de la cour :

En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 30 mai 2024 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Valérie DE LARMINAT, conseillère chargée du rapport.

Cette magistrate a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, présidente,

Madame Valérie DE LARMINAT, conseillère,

Madame Isabelle CHABAL, conseillère,

Greffière lors des débats : Madame Domitille GOSSELIN,

Greffière placée lors de la mise à disposition : Madame Gaëlle RULLIER,

Rappel des faits constants

La SARL Comexim Europe, dont le siège social est situé à [Localité 4] dans le Val-d'Oise, est un intermédiaire import/export dans le commerce de gros de produits chimiques. Elle emploie moins de onze salariés et applique la convention collective de commerces de gros du 23 juin 1970.

Mme [R] [Z], née le 14 février 1969, a été engagée par cette société, selon contrat de travail à durée indéterminée du 3 décembre 2001 à effet du 4 décembre 2001, en qualité d'assistante administrative et commerciale, moyennant une rémunération initiale brute mensuelle de 2 058 euros.

Elle a été promue au statut cadre en 2011 et exerçait dans le dernier état de la relation contractuelle les fonctions de responsable administrative et financière.

Mme [Z] a été placée durablement en arrêt de travail à compter du 3 janvier 2018.

Par avis du 4 novembre 2019, Mme [R] [Z] a été déclarée inapte à son poste par le médecin du travail, celui-ci précisant au titre du reclassement que': «'le salarié pourrait exercer une activité similaire dans un environnement différent, c'est-à-dire dans une autre entreprise. Au vu de son état de santé, la salariée ne peut pas suivre de formation dans l'entreprise'».

Après un entretien préalable qui s'est tenu le 6 janvier 2020, Mme [Z] s'est vu notifier son licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement, par lettre datée du 10 janvier 2020 dans les termes suivants':

«'Madame,

Je fais suite à l'entretien préalable qui a eu lieu le 6 janvier 2020 à 13h59 lors duquel je vous ai exposé les motifs de votre convocation à cet entretien.

Je vous rappelle que vous avez été engagée le 4 décembre 2001 par la société Comexim Europe en qualité d'assistante administrative et commerciale.

Vous avez fait l'objet d'un arrêt maladie depuis le 3 janvier 2018.

A l'issue de cet arrêt maladie qui a pris fin le 3 novembre 2019 vous avez été vue par le médecin du travail dans le cadre de la visite de reprise le 4 novembre 2019.

Celui-ci, au visa de l'article R. 4624-42 du code du travail, après étude de poste et des conditions de travail effectuée le 25 octobre 2019 et après avoir échangé avec moi-même et actualisé la fiche d'entreprise, a prononcé votre inaptitude dans les termes suivants :

« Le salarié pourrait exercer une activité similaire dans un environnement différent, c'est-à-dire une autre entreprise.

Au vu de son état de santé, la salariée ne peut pas suivre de formation dans l'entreprise'».

Comexim Europe a écrit au médecin du travail le 25 novembre 2019, afin qu'il puisse préciser son avis et formuler ses observations.

Le médecin du travail a répondu :

« Si vous n'avez pas de poste en-dehors de l'entreprise, vous n'avez donc pas de poste qui correspond à mes préconisations et donc adapté à ses capacités. »

Comexim Europe a recherché des solutions de reclassement en interrogeant les différents services de la société, en particulier les services commerciaux, administratif et financier.

Le poste suivant a été identifié : responsable du back office.

Description dans les grandes lignes :

- assurer le suivi des commandes clients, fournisseurs e