CTX PROTECTION SOCIALE, 11 octobre 2024 — 22/00952
Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES POLE SOCIAL
Jugement du 11 Octobre 2024
N° RG 22/00952 - N° Portalis DBYS-W-B7G-L4QT Code affaire : 89A
COMPOSITION DU TRIBUNAL lors des débats et du délibéré : Président : Hubert LIFFRAN, statuant à Juge unique avec l’accord des parties présentes ou représentées en application de l’article L218-1 du Code de l'organisation judiciaire tel que résultant de la loi n°2019-222 du 23 mars 2019
Greffière : Julie SOHIER
DEBATS Le tribunal judiciaire de Nantes, pôle social, réuni en audience publique au palais de justice à Nantes le 20 Juin 2024.
JUGEMENT Prononcé par Hubert LIFFRAN, par mise à disposition au Greffe le 11 Octobre 2024.
Demandeur : Monsieur [...] [...] [...] [...] Comparant
Défenderesse : CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE MALADIE DE LOIRE-ATLANTIQUE Service contentieux [Adresse 2] [Localité 1] Représentée par Madame [J] [G] munie à cet effet d’un pouvoir spécial
Le président statuant en Juge Unique,en application de l’article L218-1 du Code de l'organisation judiciaire tel que résultant de la loi n°2019-222 du 23 mars 2019, après avoir reçu le VINGT JUIN DEUX MILLE VINGT QUATRE, l’accord des parties présentes ou representées et les avoir entendues en leurs observations, les a avisées de la date la laquelle le jugement serait prononcé, a délibéré conformément à la loi et a statué le ONZE OCTOBRE DEUX MILLE VINGT QUATRE dans les termes suivants :
EXPOSÉ DU LITIGE
M. [...] [...], né le 1er avril 1965 a été victime d’un accident du travail, le 16 juillet 2018, puis d’une rechute, le 26 février 2019. L’accident et la rechute ont été pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie de Loire-Atlantique au titre de la législation professionnelle.
La date de consolidation de la rechute a été fixée par le médecin conseil au 30 novembre 2021.
Contestant le taux d’incapacité permanente partielle de 20 % qui lui a été attribué à la suite de cette rechute conformément à l’avis du médecin conseil, M. [...] a saisi la commission médicale de recours amiable, le 6 janvier 2022. Celle-ci a, le 11 août 2022, confirmé cette décision.
Contestant le bien-fondé de l’avis de la commission médicale de recours amiable, M. [...] a saisi le Pôle social du tribunal judiciaire de Nantes, le 30 septembre 2022.
L’affaire a été appelée à l’audience du 20 juin 2024 à laquelle les parties étaient présentes ou représentées. Le présent jugement est dès lors contradictoire.
Oralement à l’audience, M. [...] demande au tribunal de : - Condamner la caisse primaire d’assurance maladie de la Loire Atlantique à réévaluer le taux d’incapacité permanente partielle de 20 % qui lui a été attribué à la suite de sa rechute, en le portant à un montant compris entre 40 % et 50 %.
Au soutien de ses prétentions, M. [...] fait notamment valoir qu’il conteste la décision de la commission médicale de recours amiable, le médecin ne l’ayant pas examiné ; qu’il ne peut plus travailler ni rien faire ; qu’il a été licencié en 2021 et ne perçoit que les allocations de la sécurité sociale ; que ses problèmes de santé lui ont causé de vives douleurs, de grandes difficultés pour marcher, ainsi qu’une incapacité dans sa mobilité au quotidien ; qu’il sollicite dans ces conditions, en sus de la réévaluation de son taux médical d’incapacité permanente après un nouvel examen médical.
Par conclusions écrites, la caisse primaire d’assurance maladie de Loire Atlantique demande au tribunal de : - Confirmer la décision de la caisse primaire d’assurance maladie de Loire-Atlantique d’attribuer à M. [...] un taux d’incapacité permanente partielle de 20 % ; - Débouter M. [...] de toutes conclusions, fins et prétentions plus amples ou contraires ; - Condamner M. [...] aux entiers dépens.
Au soutien de ses prétentions, la caisse primaire d’assurance maladie de Loire Atlantique fait notamment valoir que M. [...] ne fournit pas d’élément médical objectif permettant de remettre en cause le taux d’incapacité permanente partielle qui lui a été attribué ; que le médecin conseil ayant constaté que M. [...] présentait des séquelles caractérisées par la persistance d’une gêne fonctionnelle importante avec une gêne à la marche, associée à des douleurs décrites comme intenses, c’est à juste titre qu’il a été fait application du chapitre 3.2 du barème indicatif d’invalidité relatif au rachis dorso-lombaire prévoyant pour des douleurs et une gêne fonctionnelles importantes, un taux d’incapacité permanente partielle entre 15 et 25 % ; que, de plus, aucune séquelle nerveuse coexistante n’a été objectivée.
Le docteur [B], médecin-consultant, qui a examiné M. [...] à l’audience du 20 juin 2024, indique, dans son rapport, après avoir pris connaissance du dossier et des pièces confidentielles communiquées par le service médical de la caisse primaire d’assurance maladie de Loire-Atlantique, que l’intéressé souffre de douleurs permanentes, avec irradiation sur le côté gauche et des réveils nocturnes ; qu’il est