Pôle 6 - Chambre 7, 17 octobre 2024 — 21/05888
Texte intégral
Copies exécutoires RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 6 - Chambre 7
ARRÊT DU 17 OCTOBRE 2024
(n° , 9 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 21/05888 - N° Portalis 35L7-V-B7F-CD6QV
Décision déférée à la Cour : Jugement du 15 juillet 2021 - Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de BOBIGNY - RG n° F19/04528
APPELANTE
Madame [H] [M]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Représentée par Me Guillaume COUSIN, avocat au barreau de PARIS, toque : C0840
INTIMÉE
S.A.R.L. CONFIANCE SERVICES
[Adresse 1]
[Localité 3]
Représentée par Me Stéphanie ARENA, avocat au barreau de VERSAILLES
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 27 juin 2024, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Laurent ROULAUD, conseiller, chargé du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :
Madame Marie SALORD, présidente de chambre
Madame Bérénice HUMBOURG, présidente de chambre
Monsieur Laurent ROULAUD, conseiller
Greffier, lors des débats : Madame Alisson POISSON
ARRÊT :
- CONTRADICTOIRE,
- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Madame Marie SALORD, présidente de chambre et par Madame Laetitia PRADIGNAC, greffière à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
EXPOSE DES FAITS
La société Confiance Services (ci-après désignée la société CS) exerce une activité de services à la personne consistant à envoyer auprès de ses clients bénéficiaires, pour la plupart des personnes âgées et/ou dépendantes, des salariés chargés d'effectuer des missions d'aide et d'accompagnement dans les tâches de la vie courante.
Par contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel (104 heures mensuelles) prenant effet le 10 mars 2016, Mme [H] [M] a été engagée par la société CS en qualité d'assistante de vie, niveau 1, statut employé au sens de la convention collective des entreprises de services à la personne applicable à la relation contractuelle.
La durée mensuelle de travail de la salariée était augmentée à 143 heures par avenant n°1 du 1er avril 2016, puis à temps plein par avenant n°3 du 1er juillet 2016.
Le 27 février 2018, la société CS a déclaré un accident du travail survenu le jour-même, la salariée ayant chuté dans les escaliers au moment où elle balayait ceux-ci.
Mme [M] a fait l'objet d'arrêts de travail du 27 février au 6 décembre 2018 sans discontinuité.
Par courrier du 3 décembre 2018, l'Assurance maladie a notifié à Mme [M] le terme de la prise en charge de son indemnisation dans le cadre de la législation relative aux risques professionnels, la date de consolidation de ses lésions étant fixée au 6 décembre 2018.
Lors d'une première visite de reprise du 12 décembre 2018, le médecin du travail a indiqué : 'ne peut pas travailler ce jour. Une étude de poste est nécessaire pour évaluer l'aptitude à la reprise'.
Lors d'une seconde visite de reprise du 9 janvier 2019, le médecin du travail a conclu : 'A la suite de l'étude de poste et des conditions de travail dans l'entreprise et suite à l'échange avec l'employeur réalisé le 13/12/2018 et suite à l'avis spécialisé, Mme [M] est inapte à son poste d'assistante de vie niveau 1. La salariée pourrait occuper un poste : sans port de charges supérieures à 5 kg, sans station debout prolongée>1h, en évitant les montées et descentes d'escalier supérieures à un étage, sans position penchée en avant et sans transfert de personnes non autonome'.
Par courrier du 17 janvier 2019, la société CS a informé Mme [M] qu'aucune solution de reclassement n'était possible.
Par lettre recommandée avec avis de réception du 17 janvier 2019, la société CS a convoqué Mme [M] à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé le 28 janvier 2019.
Par lettre recommandée avec avis de réception du 7 février 2019, la société CS a notifié à Mme [M] son licenciement pour inaptitude physique suite à une maladie non professionnelle et impossibilité de reclassement.
Contestant le bien-fondé de son licenciement, Mme [M] a saisi le 27 novembre 2019 le conseil de prud'hommes de Bobigny qui, par jugement du 15 juin 2021, a :
Débouté Mme [M] de l'ensemble de ses demandes,
Débouté la société CS de sa demande reconventionnelle,
Condamné Mme [M] aux dépens.
Le 1er juillet 2021, Mme [M] a interjeté appel du jugement.
Dans ses dernières conclusions transmises par la voie électronique le 25 avril 2024, Mme [M] demande à la cour de :
- Dire et juger que son appel est recevable et bien fondé,
- Infrmer en toutes ses dispositions le jugement,
- Dire que son inap