Saisies immobilières-VD, 16 septembre 2024 — 23/00103
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE D’ EVREUX
LE JUGE DE L’EXÉCUTION
R.G. N° RG 23/00103 - N° Portalis DBXU-W-B7H-HOAT Minute :
ORDONNANCE DU LUNDI 16 SEPTEMBRE 2024
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Président : Marine DURAND, juge de l’exécution
Statuant par application de l'article L 213-6 du code de l'organisation judiciaire
Greffier : Audrey JULIEN
PARTIES
Créancier poursuivant :
S.A. CREDIT FONCIER DE FRANCE [Adresse 3] [Localité 8]
ayant pour avocat plaidant Me TAVIEAUX MORO Nicolas, avocat au barreau de Paris représenté par Me Sébastien FERIAL, avocat au barreau de l’EURE, substitué par Me BLONDE
Débiteurs saisis :
Monsieur [F] [K] né le [Date naissance 4] 1985 à [Localité 11] [Adresse 7] [Localité 5]
représenté par Me Christine LEBEL, avocat au barreau de l’EURE, substituée par Me BEAUHAIRE
Monsieur [R] [X] né le [Date naissance 1] 1987 à [Localité 10] [Adresse 7] [Localité 5]
représenté par Me Christine LEBEL, avocat au barreau de l’EURE, substituée par Me BEAUHAIRE
Créancier inscrit :
S.A. CREDIT FONCIER DE FRANCE domiciliée : chez SCP DISSOUBRET JARDIN NOTAIRES [Adresse 9] [Localité 6]
représenté par Me Sébastien FERIAL, avocat au barreau de l’EURE, substitué par Me BLONDE
DEBAT : en audience publique du 03 Juin 2024
Ordonnance contradictoire en dernier ressort prononcé par mise à disposition au greffe par application de l’article 453 du Code de Procédure Civile
EXPOSE DU LITIGE
Suivant commandement de payer valant saisie immobilière délivré à personnes physiques le 28 juillet 2023, et publié le 8 septembre 2023 au Service de la Publicité foncière d’EVREUX sur les références Volume 2023 S N° 93, le CREDIT FONCIER DE FRANCE a fait saisir un bien immobilier appartenant à Monsieur [F] [K] et à Monsieur [R] [X] et situé sur la commune de [Localité 5], [Adresse 7], cadastré Section AB n°[Cadastre 2]. Par acte d’huissier en date du 19 octobre 2023 délivré respectivement à personne physique et à domicile, le Crédit Foncier de France a assigné M. [K] et M. [X] devant le juge de l’exécution de ce tribunal au visa des articles L. 311-2, L. 311-6, R. 322-4 et R. 322-15 à R. 322-29 du code des procédures civiles d’exécution aux fins notamment de : - constater la validité de la présente procédure de saisie immobilière, - statuer sur les éventuelles contestations et demandes incidentes, - mentionner le montant de sa créance, - déterminer les modalités de la poursuite, - compléter les mesures de publicité de droit commun par une annonce Internet sur Licitor et TMDLS.FR
Le cahier des conditions de vente a été déposé au Greffe du juge de l'exécution du tribunal judiciaire d’Evreux le 20 octobre 2023. Par acte d’huissier du même jour, le Crédit Foncier de France s’est dénoncé le commandement susvisé, en sa qualité de créancier inscrit au jour de la publication du commandement. Par déclaration de créances déposée au greffe du juge de l’exécution le 23 novembre 2023, le Crédit Foncier de France a déclaré sa créance détenue à l’encontre de M. [K] et de M. [X] à la somme de 21.226,05 euros. Par acte d’huissier du 24 novembre 2023 remis à étude, la déclaration de créances susvisée a été dénoncée à M. [K] et à M. [X]. Appelée à l’audience du 4 décembre 2023, l’affaire a fait l’objet de deux renvois avant d’être retenue à l’audience d’orientation du 3 juin 2024.
A cette occasion, le créancier poursuivant, représenté par son conseil, s’en est rapporté aux termes de ses conclusions aux fins de suspension de la présente procédure consécutivement à la recevabilité de la situation de surendettement des défendeurs. Ces derniers, représentés par leur conseil, s’en sont rapportés à leurs écritures formalisant une demande identique de suspension de la présente procédure en procédant au dépôt de leur dossier.
L'affaire a été mise en délibéré au 16 septembre 2024 par mise à disposition au greffe.
MOTIFS ET DECISION
Par application des dispositions des articles L 722 - 2 et L 722-3 du code de la consommation, la décision déclarant la recevabilité de la demande de surendettement emporte suspension et interdiction des procédures d’exécution diligentées à l’encontre des biens du débiteur jusqu’à, selon les cas, l’approbation du plan conventionnel de redressement prévu à l’article L. 732 -1, la décision imposant les mesures prévues par les articles L. 733 - 1, l’homologation par le juge des mesures recommandées en application des dispositions des articles L 733 - 7, L 733 - 8 et L. 741 - 1, jusqu’au jugement prononçant un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou jusqu’au jugement d’ouverture d’une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Cette suspension et cette interdiction ne peuvent excéder deux ans.
Ainsi, la suspension de toute procédure d'exécution est de droit dès la survenue d'une décision de recevabilité émanant de la commission de surendettement.
En l’espèce, il est justifié d’une décision de recevabilité rendue le 15 mars 2024 par la Commission de Surendettement des Particuliers de l’Eure au bénéfice de M. [K] et de M. [X].
Par conséquent, il y a lieu de constater qu’une décision de recevabilité a été prononcée par la commission de surendettement au profit des défendeurs et d’en tirer toutes conséquences légales en constatant la suspension de la présente procédure.
PAR CES MOTIFS
Le Juge de l’exécution,
Vu les dispositions des articles L 722-2 et L 722-3 du Code de la Consommation,
Vu la décision de recevabilité de la situation de surendettement de Monsieur [F] [K] et de Monsieur [R] [X] du 15 mars 2024,
CONSTATE la suspension de la procédure de saisie immobilière initiée par le commandement de payer valant saisie immobilière délivré le 28 juillet 2023, publié le 8 septembre 2023 au Service de la Publicité Foncière d’Evreux Volume 2023 S n°93, et ayant pour objet un bien immobilier appartenant à Monsieur [F] [K] et à Monsieur [R] [X] et situé sur la commune de [Localité 5], [Adresse 7], cadastré Section AB n°[Cadastre 2],
jusqu’à, selon les cas, l’approbation du plan conventionnel de redressement prévu à l’article L. 732 -1, la décision imposant les mesures prévues par les articles L. 733 - 1, l’homologation par le juge des mesures recommandées en application des dispositions des articles L 733 - 7, L 733 - 8 et L. 741 - 1, jusqu’au jugement prononçant un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou jusqu’au jugement d’ouverture d’une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire;
RAPPELLE que cette suspension ne peut excéder deux ans à compter de la décision de recevabilité
DIT que la présente décision devra être mentionnée en marge dudit commandement de payer ;
ORDONNE le retrait du rôle de l’affaire pour les besoins de cette suspension ;
DIT que la procédure de saisie immobilière pourra à l’expiration dudit délai être reprise à la demande de la partie la plus diligente au stade où elle a été suspendue ;
RAPPELLE que, conformément aux dispositions de l’article R321-22 du Code des procédures civiles d’exécution, le délai de péremption du commandement de payer valant saisie est suspendu par la mention en marge de la copie du commandement publié d’une décision de justice ordonnant la suspension des procédures d’exécution ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit,
RESERVE les dépens,
Le greffier Le juge de l’exécution